‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 138 sur 280 · LNE INTAILLE ANTIQUE INÉDITE · texte numérisé non relu

LNE INTAILLE ANTIQUE INÉDITE

esl morl et le mien est vivant. La première répliquait : Tu mens, car c«i mon fils qui est vivant et le tien est morl. Elles se dispuUîenl de la fon-. , la face du roi.

23. Alors le roi dit : L'une déclare : mon fils est vivant et le Wtn est mon. El l'autre répond : non.'mais Ion fils est mort et le mien est virant.

24. Le roi dit donc : Apportei-moi une épée (ain)- Lorsqu'ils eurent ipporté l'épée devant le roi,

25. Le roi dit: Divisez l'enfant vivanl en deux parties ; donner une moiii-' k l'une, une moitié à l'autre.

26. La femme dont l'enfant était vivant dît au roi (car ses entrailles fuwn! émues pour son fils) : Je voua en conjure, Seigneur, donneï-liii l'enfant vivant et ne le tuei point. Tandis que l'autre disait : Qu'il ne soit ni k moi, n à toi ; qu'il soit partagé I

27. Alors le roi répondit et dit : Donnei & celle-là l'enfant vivant, et qu'un ne le tue point. C'est elle qui est sa mère.

C'est le récit d'un acte de prudence humaine. Toutefois k Ii\Te ajoute :

28. Tout Israël apprit le jugement que le roi avait prononcé, et ili rraignlrent le roi, voyant que la sagesse d'Elohim était en lui pour tfoAtt Jp-

Malgré cet aspect religieux, les Évangélistes n'ont fait aucune mention du Jugement de Salomon. Us ont, du reste, fart peu parlé de ce puissant prince, très profane et très versalili' en ce qui touche les cultes. Le nom de Salomon figure, commi' fils de David, dans la généalogie du Christ (Malth., i, 6,'!. puis dans deux discours du fils de Marie, à litre de point de comparaison (Matth., xii, 42 ; vi, 29 ; Luc, st, 31 ; xii, 27),puii enfin (Jean, xn, 23) à cause du nom de l'une des galeries du Temple ; un détail topographique sans portée morale. Sainl Marc n'en parle pas. Flavius Josèphe a rapporté le récit du jugement des deux mferes ; mais en alourdissant le texte et en lui faisant perdre son caractère sémitique {Ant. Jttd., vin, 2,3!. C'est dans le texte hébreu, ou tout au moins dans la version trè.s fidèle des Septante (III, Bas., m, 16-27) que l'auteurdeli composition qui nous occupe a puisé ses données sîmplesel claires.

Il gravait encore à la manière orientale. Son Salomon ressemble considérablement aux personnages assis que nous

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