‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 139 sur 280 · UNE INTAILLB ANTIQUE INÉDITE · texte numérisé non relu

UNE INTAILLB ANTIQUE INÉDITE

nionlrent les cylindres assyriens et babyloniens. Mais cependant tes deux femmes ont un mouvement de supplication qui cimviendraiL à un bas-relief grec ou aune peinture de vase.

Je m*iinagine que la pierre a été gravée à une époque relativement assez basse, mais en dehors des écoles gnostiques et basilidiennes qui ont imprimé à leurs œuvres un style particulier. Sur les amulettes de pierres gravées, appartenant à ces sectes, apparaît très rarement le nom de Salomon ; sa figure ne s'y est pas encore retrouvée. Spon, dans ses Miscellanea fruditœ antiquitatis (p. 297, n"* 17), a fait connaître un jaspe portant Tinscription IACa) COAOMON CABACa), dans laquelle le roi de Juda est associé à deux appellations mystiques. M. Jacques Matter [Bist. crit. du Gnosticisme y 1828, t. UI, p. 93) a g^and tort de présenter cette pierre rarissime comme itn monument du genre le plus vulgaire \ c'est le contraire qu'il conviendrait d'affirmer. M. Feuardent a eu l'obligeance de me procurer une calcédoine du même style sur laquelle on lit : C4>PAr€IC CAACOMlOlN KYPIOC NAI'H'T (seigneur de Naioth, la ville dans laquelle David s'était réfugié) (1). C'est là le second exemple du nom de Salomon employé, à coup sur symboliquement, pai* les sectaires (2). En l'absence de tout récit évangélique, les artistes chrétiens semblent avoir entiëroluent négligé les actions de Salomon. Je ne le rencontre nulle pari, et j'ajoute que notre savant confrère, M. Edmond Le Blant, si complètement au courant de toutes les découvertes <le monuments chrétiens des anciens temps, vient à mon aide en me faisant savoir que le personnage de Salomon n'existe pas parmi les sujets que représentent les peintures des catacombes et les sarcophages. Je ne retrouve le jugement des deux mères que dans des miniatures du ix® siècle (S. d'A gincourt, Peintures, pi. XLII, n** 2) (3).

(1) Avec Samuel, Naioth H^ia {Vulg., I Reg. [ou texte hébr. I Samuei\, xix, V. 18 à 23 et xx\ v. i}. Les Septante traascrivent Naud6.

(2) Notre confrère .M. GefTroy me transmet une note de M. Dcscemet qui a déciiilTré le mot COAOMO sur un cône de métal provenant du musée Borgia.

(3) On pourrait, sans témérité, attribuer i*apparition de Salomon dans les monuments d'art de la Gaule et de l'Occident aux relations qui s'ét^^blireut

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