‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 140 sur 280 · UNE INTAILLE ANTIQUE INÉDITE · texte numérisé non relu

UNE INTAILLE ANTIQUE INÉDITE

Salomon n'a été un saint ni pour les Hébreux, ni pour les Chrétiens. M. Renan a fort bien caractérisé le rôle de ce prince. « Salomon, dit-il, parait avoir eu, bien moins qiit* David, le sentiment de la grande mission d'Israël. Le but d'Issraël n'était ni la philosophie, ni la science, ni rindustric, ni le commerce. En ouvrant toutes ces voies profanes, Salomon fit en un sens dévier son peuple de sa destinée toute religieuse. Les prophètes eurent sous son règne peu d'influence ; il arriva à une sorte de tolérance pour les cultes étrangers, directement contraire à l'idée vraiment israélitc... Aussi ses ouvrages se perdirent-ils pour la plupart ; sa mémoire resta douteuse ; la largeur d'idées qu'il avait un moment inaugurée disparut devant la réaction purement monothéiste des prophètes, qui seront désormais les vrais représentants d'Israël. » [Hist. ytn. des langues sémitiques^ 1835, t. I", p. il9.)

La petite intaille recueillie par M. Cuççio Cohen, probablement en Orient (car il avait longtemps habité Baghdad), nous a conservé un sujet historique et non pas une image religieust». Il ne s'ensuit pas pour cela que nous puissions l'exclure d'uno manière absolue delà classe des amulettes ; car il est toujours extrêmement difficile de déterminer le point où commence la série des représentations susceptibles do détourner les mauvaises influences. De même, quand il s*agit des monuments de l'art classique, on a la plus grande peine à assigner un ran^ moral aux très rares sujets historiques dont ils nous ont conservé le souvenir. Après MM. Théodore Panofka et Charles Lenormant, savants maîtres aux recherches desquels j'assistais, j'ai essayé, il y a trente ans, de déterminer le caractère historique de quelques sujets céramographiques ; ce qui m'a permis de constater avec quelle prudence on doit procéder en pareille matière.

entre uos populations et les savants juifs et arabes venus en Espagne. On sait combien ceux-là ont prodigué le uom du fils de David, considéré comuie le type de l'invention. C'est aussi au ix» siècle que se placent les Commentaires sur les proverbes de Salomon^ composés par Rabanus Maurus (85<>,\ et |»ar Wtrembert de Tubbaye de Saiut-Gal (884'. Uist. litt, delà France, t. IV, p. loi et 604.

UMÎIMAILLE ANTIQUK INÉDITE.

La petite pierre gravée représentant le Jugement de Salomon m'a semblé devoir être signalée à l'attention de l'Académie. C'est chei elle qu'elle pourra être appréciée avec compéleace.

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