UN PORTRAIT DE LA PYTHIE DELPHIQUE
parmi les bacchantes, plaide avec l'éloquence la plus persuasive l'idée contraire. Certes, un antiquaire tenant h proovei que nous ne sommes point en présence d'une exaltée da Thyase ne pourrait point trouver une meilleure façon de procéder,.et puis on doit se demander dès l'abord pourquoi celtt prétendue bacchante aurait été mise en rapport avec Apollon et non avec Bacchus? Nous étions sur le point de faire con- DE^tre cette opinion, lorsqu'à propos d'une dernière révision de la présente notice, nous avons pensé qu'il pouvait être encore utile de vérifier s'il n'y aurait point quelque lumière à tirer d'un livre peu connu qui, sous la forme la plus rapide el la mieux disposée typographiqucment pour receler des données mystérieuses, contient tant de précieuses observations. Le Spicitegio mimismatico, publié à Modëne en 1838 par M. l'abbé Celestino Cavcdoni, oiïre partout des passages à recueillir. En ce qui concerne la petite monnaie d'argent de Syraciise, voici ce que nous lisons à la page 30 sans développements ou commentaires d'aucun genre :
'< MuHer ore sublimi, neglectisque capillis, gradiens, dexlra taeniam, sinistra laeniam et ramusculum ferons (Neumaan.P.l, tab. 2, 7). Aazi cbe Baccante, conie la disse il Neumann, jtarm laPitia coo le sacre febee (1), in atto.di rendere il responsoad Arcbia, fondatore di Siracusa (Strabo.p. 269. Cf. LucanusY, 169, et la mia Appendice, not. 150] ; e perctà tn relazione cou la testa di ApoUo nel diritto délia moneta. » Nous pourrions, en souscrivant complètement à l'opiDion du savant archéologue de Uodène, supprimer la notice qu'on vient de lire si nous n'avions pas & constater qu'il en subsiste encore une part importante : nous voulons parler de celle qui se rapporte à la belle tète aux cheveux hérissés qu'ont fait graver, sans lui attribuer aucun nom spécial, et Sohachmann (page 48), et les conservateurs du Musée BHtannique {Syracuse, n° 195).
(1) La réponse sacrée d'ApolloD.