AYANT POUR TYPE LE SIGNE TAU
lôises portant la double légende TAN KPHTArENHI et ZETI KPHTArENHZ, associée à une même figure, établissent si clairement Tidentité. Ce nom de Tan a survécu à l'introduction de foimes difTérentes. Non seulement nous pouvons citer les médailles de Polyrrhenium, d'Hierapytna frappées sous Auguste, mais dans une inscription de Tile de Phi lé, tracée en l'honneur du même empereur, nous trouvons ce vers :
TANI Tni EK TANOI nATPOI EAEYeEPin W.
On peut objecter que Tov est une forme dialectique pour Zov; mais les dialectes dans toutes les langues conservent les formes les plus antiques, et d'ailleurs l'existence de Tan en Crète fait présumer son origine pélasgique, et fournit un lien de plus avec le Jupiter de Dodone, dont Toracle, il est bon de le remarquer, consei-va pendant bien longtemps la direction des institutions religieuses chez les peuples helléniques.
Mais toutefois il me semble important de ne pas attribuer indistinctement une valeur mystique à tous les T qui occupent le champ des médailles grecques. Il faut se garder des explications trop générales. Une étude attentive des monuments nous montre que dans l'antiquité, aussi bien que pendant le moyen âge, des figures identiques ont eu, suivant les temps, les lieux et la nature des objets qui les portent, des valeurs fort différentes.
(1) Hamiiton, Aigyptiaca, p. ')2. ^Journal des Savants ^ 1821, p. 305. — fltt/letin des sciences historiques^ de Férussac, mai 1823, p. 397. Dans la copie de M. Hamiltoa publiée par M. Leironuc, les T ont été figurés comiue des I. Recueil des inscriptions de V Egypte^ t. II, p. 142.