‹ Œuvres ... réunies et mises en ordreChapitre 9 sur 280 · A MARSEILLE · texte numérisé non relu

A MARSEILLE

Kxtrait ileo Comptes rendus des séances de r Académie des inscriptions et helies'lettres, 1" série, t. VU, 1869, pp. 281-286.)

M. «Il* Longpéricr met sous les yeux de TAcadémie de la pari de M. Pinon, conservateur du Musée de Marseille, douze doAsins exécutés par M. Laugier, et représentant des stèles cruii style très ancien. Ces monuments appartiennent à un en- Homble de quarante-sept pierres qui viennent d'être découvertes t\ Marseille.

(]les stèles ne sont pas toutes de la même époque, mais elles offrent toutes la même représentation : une femme assise, voilée, les mains posées sur les genoux, dans une attitude tout à fait archaïque. La similitude de ces représentations semble exclure toute idée d'une représentation funéraire. Ces stèles offrent vraisemblablement l'image de la Diane primitive des Phocéens, et cette opinion s'appuie ^sur la ressemblance qu'elles présentent sous le rapport du style avec les figures des Branchides de Milet rapportées au musée Britannique par M. Charles Newton.

On sait que Milet et Phocée appartiennent à l'Ionie, et la communauté d'origine des peuples rendrait compte de la conformité d'origine de leurs œuvres. Une des stèles de Marseille représente une femme tenant un lion sur ses genoux. M. de Longpérier fait observer qUe cet animal, qui se voit sur les

DÉCOUVERTK DE STÈLES PHOCÉENNES. 1j

monnaies frappées par les Phocéens de Velia et de Marseille, est un des attributs symboliques de la Diane asiatique, ainsi que )c montrent, entre autres monuments, de tri;» anciennes peintures céramuffraphiques.

sous D'OR DE MARSEILLE

(Extrait du totne VIII (noavtUle série) de la Reçue numismatique, 1863^

pp. 77-78. )

La Bévue archéologique, dans son dernier cahier (p. 270), nous apprend que la Société des Antiquaires de France avait reçu d'un de ses membres communication d'un sou d'or de Phocas, portant au revers une croix haussée, accostée des lettres MA, indice de Marseille. Cette pièce, munie d'une belière, est fort rare, mais elle n'était pas inconnue, comme on Ta supposé. D en existe une autre au Musée Britannique, qui a été décrite par M. de Salis dans le Numismatic chronicle de mars 1861 (p. 59).

Le savant antiquaire a été amené à parler de cette monnaie précieuse à propos de la découverte de quatre autres sous d'or qui décoraient un collier trouvé à Sarre près Reculver (Kent), et qui est conservé aujourd'hui au département des antiquités nationales du Musée Britannique.

Deux de ces sous portent le nom de Maurice avec son busltî de profil; au revers MA et AR indices de Marseille et d'Arles.

Les deux autres sont frappés à Marseille et offrent les effigies d'Héraclius et de Clotaire. M. de Salis cite encore un tiers de sou d'Héraclius, frappé à Viviers, semblable, quant à la fabrication, au tiers de sou marseillais de Clotaire II et appartenant à la même collection. (]le n'est donc pas avec Phocas en 610, que finit le monnayage gallo-byzantin. Le nom d'Hé-

sous DOR UK MARSBILLK. 17

raclius doit être inscrit dans notre numismatique, M. de Salis a fait observer que, suivant M, Loiiormant, l'effigie impériale avait subsisté sur uoire monnaie d'or, jusqu'au moment où ('lulaire II devint maître du midi de la France. L'existence des diverses pièces que nous venons de rappeler confirme pleinement le dire de notre regretté confrère et collaborateur. M. Sabalier, dans sa réccalc Description générale des monnaies byzantines, n'a pas parlé des monnaies d'or de Phocas et d'Héracliiis émises à Marseille et à Viviers, non plus que du denier de Basile frappé à Naples, parce qu'il a considéré toutes ces pièces comme étrangères à la série orientale : c'est une raison de plus pour dous de les signaler à l'attention de nos lecteurs.

Fh. Streber. Ueber die sogenannten Regenbogen-Schmselchen. Munich, 1860 et 1861, in-4% 11 planches.

COMPTE RENDU

(Extrait du tome VIII (nouvelle série) de la Revue numismatique,

1863, pp. 141-131.)

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