‹ Œuvres scientifiques (volume 2)Chapitre 43 sur 73 · IV. — Généralisation du premier problème · texte numérisé non relu

IV. — Généralisation du premier problème

La série (4o) s'applique à des cas bien plus étendus que celle de Neumann. Elle convient à des corps limités par des surfaces qu'une droite peut percer en quatre points : tels sont les espaces convexes doublement connexes comme les tores, les corps creux compris entre deux surfaces convexes, l'une intérieure t, l'autre extérieure i/. Il suffit de prouver que, dans ce cas encore, le terme

complémentaire T^^'i/cp^""^*' ^- tend vers zéro, ou simplement que ^ '^f"^[jL tend vers zéro lorsque n augmente indéfiniment.

Tout d'abord, on voit aisément que si ^ désigne la plus grande valeur absolue de '^u sur la surface entière t 4- t', on a, pour tout point de l'une de ses nappes,

et, par suite.

84 DlSTRIBUTIOI<ï DE l'ÉLECTRICITÉ.

Nous pouvons donc poser (43) i?|f' = X'..

et nous savons que le rapport ^„ ne peut pas croître indéfiniment avec n. Nous prouverons qu'il tend vers zéro.

Prenons d'abord le point m sur la nappe intérieure t et convenons d'affecter les lettres '^ de l'indice t quand elles désigneront des valeurs de potentiels de couche double relatives aux points de cette nappe t. Soient A le maximum et B le minimum de o sur la

surface entière t -h t', et soit M la moyenne Partageons la

nappe t en deux régions, l'une a correspondant aux valeurs de y plus grandes que M, l'autre j3 aux valeurs de o plus petites que M ; partageons de même la nappe T'en deux régions analogues a'et P'. On a

chaque lettre a> représentant l'intégrale derfw étendue à la région que désigne son indice. En vertu des relations

liT A -H B

(Oa H- (Oo = 4 t:, oJx' -h Wq. = 211, M = .

l'inégalité précédente peut s'écrire On trouvera de même

Prenons maintenant le point m sur la nappe extérieure t'. Soit 6 l'angle solide, inférieur à 27:, sous lequel la nappe t est vue du point /n. La courbe de contact du cône (d'ouverture 6), qui a pour sommet m et qui est circonscrit à t, sépare cette nappe en deux parties, l'une T| du côté de /?i, l'autre T2 du côté opposé à m. Nous partagerons la première en deux régions ai et fJ|, la seconde en deux régions aa et ^2? définies respectivement comme les régions a et p.

SUR l'intégration de l'équation AV = O. 85

Nous aurons, pour la valeur ç^ de cp' au point m, l'expression

(?;= - W y ? dt3i -hj cp dtù —J tp dti}j

2^\Ja'* Jfi' Ja, A' ^«. A' ^

d'où résulte

En vertu des relations

lOx' -t- (Op. = 27:, (Oa, -f- cop^ = (««, -H wp^ = 0, M = ,

celte inégalité prend la forme

(46) ?;.gA-^(A-B)(±- "3-^7--^"" )

On trouvera de même

(9 ti)v -+- tua. -h tOQ \

Cela posé, soient A' le maximum et B' le minimum de o' sur la surface entière t-Ht'. Quatre cas peuvent se présenter, suivant que les points où cp' acquiert ces valeurs extrêmes sont tous les deux sur la nappe t, ou l'un sur t et l'autre sur t', ou tous les deux sur la nappe t'. Pour le premier cas, les inégalités (46) et (47) donnent, les ù majuscules désignant les valeurs des diverses fonctions 0) qui correspondent aux points considérés,

A'SA + (A-B)(,-ïîiîï),

On en déduit

Dans les trois autres cas, la comparaison des inégalités (44))

86 DISTRIBUTION DE l'ÉLECTRICITÊ.

(45), (46) et (^7) conduirait à la même conclusioD. Il en résulle

AC/i)B("J<'2«(A — B),

A'''^ et B^"^ représentant le maximum et le minimum de cp^^^ix sur la surface entière t 4- t'. Cette dernière inégalité, rapprochée de Téqualiou (43), donne

ma\

.X„— min.y„< Qj (A — B).

Comme y„ ne peut croître indéfiniment avec /?, il résulte de là que 'fn tend vers une même constante C pour tous les points de la surface t + t'. Posons donc

(limert = limert4-^ = o).

Or on a, quel que soit Tentier positif/?,

et Ton voit aisément que, pour tout point de la surface t -}- t', on a

71 étant une quantité du même ordre que s ou infiniment plus petite. 11 vient donc

ce que Ton peut écrire

G G H- e,4-Hp = 3^ "^^•

Faisons maintenant croître indéfiniment /i et/?; comme tj et €/i+/i tendent vers zéro, la constante C est nécessairement nulle, ce qui établit notre théorème.

Le principe de cette démonstration est emprunté a la méthode de la moyenne arithmétique de Cari Neumann.

HYDRODYNAMIQUE.

LE

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