‹ Œuvres scientifiques (volume 3)Chapitre 115 sur 129 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Les déformations permanentes, dont nous allons faire Félude statique, se rattachent à trois types principaux : élirement, torsion, aimantation. Un (il métallique, tiré par un poids, subit, si ce poids est suffisant, un allongement permanent, qui subsiste après que le poids a été détaché. Un fil, fixé par une extrémité, tordu par Tautre, éprouve, si l'angle de torsion est suffisant, une déformalion permanente : il reste tordu après qu'on a cessé de le tordre. Une aiguille de fer, aimantée dans un champ magnétique, acquiert une aimantation permanente; transportée dans un autre champ, elle reste aimantée. Ce sont là des phénomènes essentiellement irréversibles, ainsi que nous l'expliquerons un peu plus loin.

Nous nous occuperons exclusivement, dans ce qui va suivre, des états d^ équilibre résultant de déformations permanentes produites à température constante, et nous ne considérerons que les corps pour lesquels le travail mis en jeu par une telle déformation ne dépend, quand l'équilibre est établi, que des valeurs d'une seule variable, qui sera une variable intrinsèquje , Nous ferons de ces phénomènes une étude géométrique simple, équivalente à une étude analytique longue et compliquée.

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