LE TRAVAIL ET LE PRINCIPE DE L EQUIVALENCE
Nous nous proposons, dans ce Chapitre, de définir le travail sans faire intervenir la notion de force, qui ne peut être définie par une image. Le concept de force mécanique a été formé par analogie avec Teffort humain : il ne peut se généraliser, parce que nous ne trouvons pas dans la nature Inanimée des efforts semblables à ceux des êtres conscients^ c'est une métaphore anthropomorphique qui a fait son temps. La Science moderne s'affranchit de plus en plus de ce concept vague et obscur. Aussi ne parlerons-nous pas du travail (Viine force, ce qui ne signifie rien, 'mais du travail produit ou consommé par un système.
Nous le définirons successivement dans des cas de plus en plus généraux, en le ramenant toujours à la mesure de la hauteur d(; chute d'un poids Connu, ou d'une quantité de chaleur.
Le système à étudier (S) sera toujours supposé placé dans une source, qui recueillera ou fournira toute la chaleur qu'il pourra mettre en jeu. Ce système sera en relation avec un ensemble d'agents mécaniques et de corps témoins que nous désignerons collectivement, pour abréger, sous le nom de corps extérieurs on de système étranger (S|). Conformément aux hypothèses que nous avons faites dans le Chapitre précédent sur la constitution des milieux, le système (S| ) ne peut échanger de chaleur avec (S), et ces deux systèmes, ainsi que la source ou les sources qui les entourent successivement, forment une portion (P) de l'univers isolée, de manière à n'éprouver aucune action de la part du monde extérieur et à n'en exercer aucune sur lui.
Nous disposerons à notre gré des systèmes étrangers avec lesquels nous mettrons successivement le système (S) en relation. G. I{. - II (2). «
r8 THERMODYNAMIQUE GÉNÉRALE.