CHAP. IX. — APPLICATIONS À LA CHIMIE
quel que soil le sens de passage du courant ; elle donne des chiffres insignifiants pour les fils de gros diamètre.
Effet Peltier, — Si les rhéophores sont composés de conducteurs de différentes substances ou de différents diamètres, la chaleur dégagée n^est plus la même. On trouve, en désignant par R la résistance totale,
le signe -h correspondant à un sens de passage du courant, le signe — au passage en sens contraire. En faisant la différence des chaleurs dégagées dans les deux cas, on a 2L;V, ce qui, pour une quantité déterminée d'électricité ^ = «7, fait connaître L; on reconnaît ainsi que la chaleur L^ de V effet Peltier est indépendante de rintensilé du courant et conserve sa valeur, même quand le courant est très faible; elle ne dépend que de la nature et du diamètre des conducteurs traversés par le courant.
Première expérience, — Reprenons le disque de Faraday dont nous nous sommes déjà servis (Chap. II, § IV), et soit encore H
Fig. 17.
son champ magnétique. Faisons-le traverser par le courant de la pile {Jig' 17), d'abord en l'empêchant de tourner. Soient R la résistance totale, io l'intensité du courant, t^ la durée de l'expérience. La chaleur dégagée sera
Q = ARtJ/o-T-Li'o/o;
aucun travail ne sera effectué, le poids P ne bougeant pas. En vue d'appliquer le principe de l'état initial et de l'état final, formons
l66 THERMODYNAMIQUE GÉNÉRALE.
la différence Q — A S relative à cette opération. Nous aurons
A R Iq ^0 "^ L ^0 'o*
Laissons maintenant le disque tourner : nous avons vu que le
poids remontera sous l'influence du courant. Le courant a d'ailleurs
une autre intensité i; faisons-le passer pendant un temps t tel que
la quantité d'électricité correspondante soit la même que dans
l'opération précédente
q — it = i^tQ.
D'après la loi de Faradaj^, la quantité de métal dissoute sera la même; la pile pourra donc, dans les deux cas, être considérée comme étant partie du même état initial pour arriver au même état final. La différence Q — Ag relative à la seconde opération sera
ARt*/-4-Li7 AÇ,
L étant le même que précédemment, puisque les effets Peltier sont les mêmes. Nous aurons donc
XRilto-hLioto^. ARi*/H- Liï — AG.
Or, comme nous avons supposé it = io^o 'es termes en L des deux membres disparaissent; et si l'on introduit la force électromotrice
E=Rio, il viendra
(i) (^ = — El7-^R^*^
Telle est l'équation que fournit le principe de l'état initial et de l'état final. Le travail G qui y figure est le travail produit par l'élévation du poids P, car la force vive de ce poids et du disque est la même à la fin qu'au commencement, puisqu'on a pu, s'étant donné H, i et le rayon a du disque, prendre
de manière que le mouvement du poids s'accomplisse avec une vitesse constante w. Dès lors le travail produit a pour expression
T> Uaiwt