CHAP. IX. — APPLICATIONS A LA CHIMIE
même lemps t, La chaleur Pellier dégagée dans la pile est — LîV, et la plie est revenue à son état initial. Or la chaleur totale mise en jeu dans ce cycle est nulle. Il faudrait donc, d'après le principe du cycle fermé, que le travail consommé par la chute du poids fût nul, ce qui n*est pas.
Réversibilité de l'action voltaïque. — A quelles conditions la modification accomplie dans la pile sera-t-elle réversible? Il faut : 1° qu'elle soit infiniment lente; 2° que le travail G', consommé pour produire la modification inverse, soit infiniment voisin de — G.
La première condition exige que le temps t, employé au dégagement d'une quantité finie q d'électricité, soit extrêmement long. Or, puisqu'on a ^ = it^ on voit que l'intensité i doit être extrêmement petite.
Quant à la seconde condition, les formules (i) et (2) donnent, par simple addition,
G-f- S'= 2Rt»/ = o.^iq.
Cette somme doit être infiniment petite, d'où la même conclusion relativement à l'intensité. On ne pourra donc, par ce moyen, renverser réversiblement que des courants très faibles, comme ceux des piles de concentration de Helmholtz (par exemple, deux électrodes de zinc plongeant dans des dissolutions inégalement concentrées de chlorure de zinc).
Encore faudrait-il communiquer au poids P une vitesse w' trop considérable pour être pratiquement réalisée. Car, si l'on néglige «, l'expression de W devient
Ha'
et, si l'on met cette formule en nombres, on obtient pour tp, un chiffre énorme.
Quoi qu'il en soit, cette expérience théorique présente une particularité à signaler. Les transformations réversibles étant toujours extrêmement lentes, d'ordinaire le système étranger (S«), qui accompagne un système (S) dans une modification réversible, change lui-même avec une grande lenteur. Ici, au contraire, tandis que le système (S), formé de la pile et des fils jusqu'aux
deux contacts, éprouve une transformation extrêmement lente, le système (S^), composé du disque et du poids, se meut avec une extraordinaire rapidité.