‹ Œuvres, tr (volume 3)Chapitre 33 sur 101 · Éthique, part. 1, Propos. 33 et ses deux SchoUcs · texte numérisé non relu

Éthique, part. 1, Propos. 33 et ses deux SchoUcs

au moins que rentendement divin n*6$t jamais en puissance, mais toujours en acte; mais peut-on séparer h volonté de l'entendement et tous deux de Fessenoef Telle est Tessence, tel est Fentendement, telle est la volonté. Être, pour Dieu, c'est penser, c'est agir. Ce qg^ pense, il le fait. Ses idées, ce sont des êtres. Si voius YOttlez changer les êtres , commencez par chaBger les idées de Dieu, sa pensée, son essence même ^ ^- Qme parlaivous d'une volonté absohae, d'une v(d<mté d'ind^Béraiee qui flotte dans ie vide, n'étant fondée ai sur Fessence de Dieu ni sur les idées ? Cette volonté, «'est le hasard.

€ Je Favouerai toutefois, ajoute Spinoza', cette opinion , qui soumet toutes «hoses à une eertaîne volonté indifférente et les fait dépendre du bon plaisir de Diea, s'éloigne moins du vrai, à mon avis, que celle ^i fiiit agir Dieu en toutes choses par la raison du bien. Les philosophes q^i pensent de la sorte semblent etn eftt poser liofs de Dieu quelque ehose qui ne dépend pasée Dieu, espèce de modèle que Dieu contemple dans «et opérations, ou de terme auquel il s'efforce péniblement d'aboutir. Or, oe n'est là rien autre chose que sDumettse Dieu à la fatalité , .doctrine absurde s'il en fui jam»s, puisque nous avon^ montré que Dieu est la cause pf^ mière, la cause libre et unique, non--$eulement de Fttis^ tence^ mais môme de Fessence de toutes choses. »

On voit que Spiiioza partage le mépris de Fécole cartésienne H de toi^ son sîiëcle pour les causes finales. H dirait volontiers avec Bacoo : « La recherche des carnet

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