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IHTRODUCTION. o9
partienne à la nature naturée, non à la naturante, ccmme la Pensée. La pensée de la Substance est simple et indéterminée, comme son objet; dans Tidée des attributs de la Substance, il y a déjà de la détermination et de la variété. C'est donc un point bien établi que l'idée de Dieu est l'idée des attributs de Dieu, ou, comme Spinoza l'appelle aussi, l'Entendement infini.
Or, qu'est-ce que l'idée de Dieu, l'Entendement infini? L'Entendement infini enveloppe une infinité d'idées, car îl enveloppe l'idée de chacun des attributs de Dieu *, et il f en a une infinité. Chacune de ces idées, par exemple, l'idée de l'Étendue, est une émanation immédiate de l'idée de Dieu, comme l'idée de Dieu est une émanation immédiate de la pensée de Dieu, comme la pensée de Dieu elle-même est une émanation immédiate de l'essence de Dieu.
Outre ridée de l'Etendue, nous connaissons encore une autre idée, c'est l'idée de la Pensée. 11 doit y avoir, en efiet, dans l'idée de Dieu, l'idée de tous les attributs de Dieu, et la Pensée est un de ces attributs. Or, la Pensée est de sa nature représentative; elle n'existe qu à condition d'avoir un objet, et c'est ce caractère qui la distingue des autres attributs de la Substance. L'Étendue, par exemple, n'exprime rien et ne contient rien qu'elle-même. Prise en soi, elle n'a de rapport qu'à soi. Mais la Pensée exprime en un sens et contient toutes les formes de l'Être. D'une certaine façon, elle est l'Étendue; car ce que l'Étendue est formellement, la Pensée l'est objectivement, et, dans ce sens, la Pensée est toutes choses. Mais si elle embrasse, si elle comprend toutes