‹ Œuvres, tr (volume 3)Chapitre 43 sur 101 · VAfMt Schol. de la Propos · texte numérisé non relu

VAfMt Schol. de la Propos

S. ÈihiqWf part. 3, Préambule.

î. De l'Ame, Propos. 10 et sou CorolL i. Ibid., SchoUe de la Propos. 48.

i26 iNTRODUcnMi.

A l'en croire, la volonté est plus étendue que l'entendement, et il explique par cette disfNroporiion nécessaiie la nature et la possibilité de Verreur. Il n*en est point ainsi ■ : vouloir, c'est affirma. Or il est impossible de percevoir sans affirmer, cormee d'affirmer sans percevoir. Une idée n'est point une simple image» une figure muette tracée sur un tableau'; e'efit un vivant coiicept de la pensée, c'est un acte. Le vulgaire s'imagine qu'on peiKt opposer sa volonté à sa pensée. Ce qu'on oppose à sa pensée en pareil cas, ce sont des affirmations ou des négations purement verbales. Concevez Dieu et essayez denier son existence, vous n'y parviendrez pas. Quiconque nie Dieu n'en pense que le nom^. L'étendue de la volonté se mesure donc sur celle de l'entendement. Descartes a beau dire que s'il plaisait à. Dieu de nous donner une intelligence plus vaste, il ne serait pas obligé pour cela d'agrandir Tenceinte de notre volonté^ : c'est supposer que la volonté est quelque cbose de distinct et d'un ; mais la volonté se résout dans les volitions, comme l'entendement dans les idées. La volonté n'est donc pas infinie, mais composée et limitée, ainsi qu£ l'entendement. Point de volition sans pensée « point de pensée sans volition'; la pensée, c'est l'idée considérée comme représentative; la volition, c'est encore L'Idée considérée comme active ; dans la vie réelle , dans la complexité naturelle de lidée^ la pansée et l'actioa s'identifient.

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