De l'Ame, Scbol. de la Propos
3. Delà Bé forme de l'Entendement, tome 111, page 317. *• De l'Ame, Schol. de la Propos. 49, pages 94, 95.
5. t II fi'y a dans l'âme aucune autre volition, c'est à dire aucune autre affirmation que celle que l'idée^ en tant qu'idée, envAoppe, » [Éthique, II, **^P.08. 49.)
INTROWJCTION. 12.7
On objectera peut-être à Spinoza qu*il doit au moins reconnaître dans Fâme humaine une faculté, savoir, la conscience. Mais la conscience, prise en général, n*est à ses yeux qu'une abstraction, comme Tentendement et la volonté.
Ce n*est pas que Spinoza ne reconnaisse expressément la conscience; il la démontre même à priori ^ et c'est un des. traits les plus curieux de sa psychologie que cette déduction logique qu'il croit nécessaire pour prouver à rhomme, par la nature de Dieu, t[u'il a conscience de sol-même'.
n y a, dit-iU en Dieu une idée de Tâme humaine^, et cette idée est unie à Fâme comme Tâme est unie au corps. De la même façon que Tâme représente le corps, l'idée de l'âme représente Fâme à elle-même ; et voilà la conscieiice\ Mais l'idée de l'âme n'est pas distincte de l'âme, autrement il faudrait chercher encore l'idée de cette idée dans un progrès à l'infini. C'est la nature de la pensée de se représenter elle-même avec son objet. Par cela seul que l'âme existe et (ju'elle est une idée, Fâme a donc conscience de soi.
Telle est la théorie de Spinoza sur les facultés de Fâme humaine prise en général. Il va maintenant la considérer tour à tour comme représentative et comme active, comme pensée et comme volition, comme entendement et comme volonté.
1. Spinoza démontre aussi dffton que le corps humain existe tel que nous]^ sentons. Voyez Éthique^ part. 2, Schol. de la Propos. 12.