De la Liberté, Propos
INTRODUCTION. * fil
iée éternelle de Dieu, Tâme humaine comme idée pasigère d'un corps périssable, ce ne sont pas deux choses, tais une seule. L'âme humaine en tombant de Tcternité ans le temps ne se sépare pas de Dieu; supposer cela, 3 serait supposer que Dieu peut se séparer de lui-même, 'âme humaine, comme mode étemel de la pensée, c'est ieu envisagé dans la fécondité non encore développée e son être; l'âme humaine, comme idée du corps hunam, c'est Dieu encore, envisagé dans un moment préis de son développement étemel à travers la durée.
Si vous considérez l'entendement infini de Dieu, tout est lumière, ordre, action, l'erreur n'y a aucune place; lais si vous le considérez, non plus dans la totalité in- Die de ses idées, mais dans une partie, cette partie, ar cela même qu'elle est une partie, telle partie et non as telle autre, n'est plus un entendement infini, clair, imineux, distinct, mais une âme, un individu, un moi, mité dans son existence, uni à une partie déterminée e l'univers des corps, apercevant toutes choses, non en Iles-mêmes, mais dans leur rapport avec soi. De là outes les erreurs et toutes les misères de l'individualité. Sn un sens. Dieu n'y tombe pas ; car, en soi, il est la ^ensée qui comprend tout d'une manière parfaite. En m autre sens, il y tombe; car une âme particulière, un ûoi, c'est un moment de la vie de Dieu. Or, pour comprendre complètement Dieu et complètement l'âme hunaine, il faut unir les deux sens et identifier les deux ?oints de vue.
La Pensée est donc une vie parfaite qui a son principe •ans l'éternité, et son développement sans terme dans 6 temps. La Pensée, dans sa perfection éternelle, c'est foprement Dieu; la Pensée dans sa vie, ce sont les âmes.
La Pensée éternelle enveloppe éternellement toutes Ifi^ âmes; chaque âme est donc à la fois étemelle par son rapport à la Pensée étemelle, et passagère par son rapport au corps. Comme étemelle, Tàme est exempte de toute erreur et de tout changement; comme temporelle, elle est sujette à Terreur. Pour se dégager de Terreur, 3 lui suffit de se ramener sans cesse à son principe; eUe n'est plus alors telle ou telle âme, telle ou telle idée, tel ou tel moi; elle est Dieu même : Dieu, dis-je, qui se perd en quelque sorte sans cesse en se développant dans h durée par les degrés successifs de Tindividualité et qu se retrouve sans cesse en ramenant sans cesse la variété de ses effets à Tunité de leur cause immanente, et en forçant Tindividu à se nier soi-même pour redevenir libre et parfait au sein de Tétre qui le créa.
fa.
Théorie de la Volonté ou des Passions.
* Un individu , un être déterminé , n'est autre chose qu'une forme déterminée de Texistence absolue'. Or Texistence absolue est identique à Tactivité absolue ^ tout être est donc actif au même titre qu'il existe, et sa part d'activité se meaure exactement sur sa part de réalité. D'un autre côté, nul être n'a rien en soi qui le puisse détruire; car la définition d'un être quelconque contient Taffirmation et non la négation de son essence ; en d'autres termes, elle pose son essence et ne la détruit pas*.