‹ Œuvres, tr (volume 3)Chapitre 83 sur 101 · I . Traité théologico-poUtique, chap. xx · texte numérisé non relu

I . Traité théologico-poUtique, chap. xx

importe? Ces choses ne sont point prises en considération par le juge pour Tacquittement ou la condamnation de Taccusé, et il n'est point de secte si odieuse dont les adeptes (pourvu qu'ils ne blessent le droit de personne, qu'ils rendent à chacun ce qui lui est dû, et vivent selon les lois de l'honnêteté) ne trouvent publiquement aide et protection devant les magistrats... »

« ...C'est pourquoi je dis qu'il n'y arien de plus sûr pour l'État que de renfermer la religion et la piété tout entière dans l'exercice de la charité et de la justice, de restreindre l'autorité du souverain, tant pour les choses sacrées que pour les profanes, aux actes seuls, et de permettre du reste à chacun de penser librement et d'exprimer librement sa pensée. »

Spinoza conclut en ces termes : « Après avoir achevé l'exposition de la doctrine que j'avais résolu d'établir, il ne me reste plus qu'à déclarer que je n'ai rien écrit que je ne soumette de grand cœur à l'examen des souverains de ma patrie. S'ils jugent que quelqu'une de mes paroles soit contraire aux lois et au bien public, je la désavoue. Je sais que je suis homme et que j'ai pu me tromper; mais j'ose dire que j'ai fait tous mes efforts pour ne me tromper point et pour conformer avant tout mes écrits aux lois de ma patrie, à la piété et aux bonnes mœurs. »

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