Bégei, HUt. de la Philos., t. m, p. 371 et sut
sonnalité de Dieu ne doit donc pas être conçue comine individuelle, mais comme une personnalité totale, mverselle [Allpersônlichkeit], et au lieu de personnifier Tabsolu, il faut apprendi*e à le concevoir comme se personnifiant à l'infini *. »
Le sens commun dit que Dieu sait tout : « Le sens commun a raison, répond Strauss ; Dieu est tout sachant, parce qu'il embrasse toutes les intelligences finies, ({d dans leur ensemble représentent tous les degrés possibles du savoir ^ » C'est en ellçs, c'est dans l'homme surtout ; que Dieu prend conscience de lui-même, et voilà le sens ! de cette poétique image d'un panthéiste contemporain, que V homme est le héros de l'épopée éteimelle que compox l'intelligence céleste.
Oserais-je avouer qu'il m'a fallu du temps pour mliabituer à ce langage et à ces pensées, et plus encore poîM > discerner clairement le point extrême où elles viennent aboutir? J'avais vu jusque-là dans le panthéisme un effort impuissant, mais sincère, pour concilier le sentiment des réalités finies avec l'aspiration de l'homme vers Dieu. Mon long commerce avec Spinoza ne m'avait pas détourné de cette opinion, et je m'expliquais ainsi cette part de christianisme caché et de spiritualité mystique partout répandus dans ses écrits. On m'assurait d'un autre côté que Hegel méritait aussi peu que Spinoza l'accusation d'impiété et que sa philosophie était profondément spiritualiste et chrétienne. J'avais pris ces déclarations au sérieux, et je me sens porté encore à penser que j Spinoza et Hegel ont été religieux d'intention ; mais que ,