PREMIÈRE PARTIE. — DE DIEU
^ suit que Tidée de Dieu ne découle pas de sa nature, en ^^Ut qu'elle est la pensée absolue (puisqu'on la conçoit également comme constituant et ne constituant pas Tidée ^^ Dieu), ce qui est contre l'hypothèse. Ainsi donc, si ^*idée de Dieu dans L'attribut .delà pensée, ou toute au- ^ti chose qu'on voudra supposer dans un attribut quel- '^Oaque .4B^Dieu (car Ja démonstration est universelle ) , 4âco]ale.^néce$sairemeatde la nature absolue de cetattriiKit^ elle ..doit être nécessairemeat infinie. Voilà pour' la première partietdeJapcopositioo.
Je 4is,nx9ÎPtenapt^qu'une chose^qui^uit nécessairement
de La.nature d'un.attribnt de Dieu ne .peut.avoir une.du-
ATéedétfBrminée.rSi vws leniex, SkVpposazdans unaUri-
J)9t|de,Dieju ime (diosequi suive.iié4^6S9air^ment de Jadia-
.tare 4e cet ojtUîbnt, par iQ^seii^ple, dans l'attribut >de la
pena^ey XUdée^de ,DiQi:|,.Qt^&uppps^Mtaut>ansemble que
cette idée, n'iait fpas o^té. «a^un . .cçctiun temps ou^ doive
ne ^as^çiuâtei*. .La:p<asée;é^ntdojEmée aomme un a^ttri-
but:de«Die.tt9.eUe doit e;xisiter.^te£n^l&^t iqimuable {par
la,PrQpQ$. a et le CoroU.,%Âe la Propos. ,^). Ea cojosé-
guencjQ, par delà les limites de la; durée de l'idée; de
bieu (car.^le.a'a pas toujours e^usté par hypothèse et
,A'existei:a fi«is tojiJQurs), la îpeoséeçdevra exister scms
iSdée ^e.ÎJ^eu. Oc^cela QstiCpntre^lA^i^Wposition, puie-
,gu^l:a.;^é.adinis que L'idée de Djw4»Di^t nécessdijffe-
j(aeAt,de.Ja,nature.de lajpensée.Aaac lUdéed&Dieu 49bs
via^penséei, «t toute vautre, cbo^e .quelconque, qui soit oé-
cessairemeat^de la 'Uaboire labsolue.dluarattribut 4e.Jûii€iu,
Jl^e.peiit avoir -uii^e . durée, déternûoée, vet ^doit, ,p«r «son
rapport à cet attribut, posséder l'éteriuté^C'est la seconde
^p^ô,de Ja démoBstration« Notez que làoXvQ priaQi|»e est
^alem^t yi;ai deitqute clw>se qu^loo^quc qui, da^oSfim
attribut de j)jLey, mi Qéiî^ssaij:e«i«nt.4e:la juature^abs^-
lue de Dieu.
iBaûP0S.c^. Qumdiinefihoge décmd0sderquelque\ attribut
1. Pavlui et-OfroererdtnmeBt a<fO qui ne f*eiitend pas. Je4is aKfuo, comme ,4i9tKVMiUide4rr7.
itrin, em tamt (pfii tst ^fifrté fwm egrUûm WÊodificati^ émt texûttngtf est fttr €ftt mttrUmi mtêm^ mkessaire et in/^' nie. eette ekme émi Hr^ «un mi nt uair t et tmfimie dam v0^ exixt^wx.
DnossTK. Pdor démontrer cette proposition, on pi9^ cède de la même fiçtm qne pour la précédente.
Paoros. 23. Tmi mode dmi texistemee est néeessaire et infinie a dû nécessairement dêeemlerj, soit de la nature abso" lue de quelque attribut de Diem,, soit de quelque attribut affecté d'une modification né ce ssai re et infime.
DâfOHsra. Tont mode existe, non en soi, mais dans nne antre chose, par laquelle il est nécessairement conçu {en vertu de la Déf. 3), c'est-à-dire {en vertu de la Propos. 15) qnH existe en Dieu seul, et ne peut être conçu que par son rapport à Dieu. Si donc un^mode est conçu comme nécessaire et infini, ce ne peut être que par son rapport à quelque attribut de Dieu, en tant q[ue cet attribut lui-même exprime l'infinité et la nécessité ou {ce qui est la même chose par la Déf. 8) Tétemité de l'existence, en d'autres termes {par la Déf. ^ et la Propos. 19), en tant que cet attribut est considéré d'une manière absolue. En conséquence, un mode dont l'existence est nécessaire et infinie a du découler de la nature absolue de quelque attribut de Dieu; et cela, soit immédiatement {voir la Propos. 21), soit par l'Intermédiaire de quelque modification qui suit elle-même de la nature absolue de cet attribut, c'est-à-dire {par la Propos, précé^ dente) qui est nécessaire et infinie. G. Q. F. D.
Paopos. 24. L'essence des choses produites par Dieu n'enveloppe pas l'existence.
DÉMOMSTR. Cela est évident par la Déf. 1. En effet, une cUoso, dont la nature (prise en soi) enveloppe Texistonco, est cause do soi, et existe par la seule nécessité do sa nature.
CoROLL. Il suit do là que Dieu n'est pas seulement la Cûuso par qui les choses commencent d'exister, mais coUo uu8î^i qui los fait persévérer dans l'existence, et