CINQUIÈME PARTIE. — DE LÀ LIBERTÉ
s'opère dans toutes deux ou dans Tune d'elles jusqu'à ce qu'elles cessent d'être contraires.
n. La puissance d'un effet se définit par la puiââânce de sa cause, en tant que l'essence de cet effet s'explique ou se définit par l'essence de sa cause.
Cet axiome est évident par la Propos. 7, part. 3.
PROPOSITIONS
Propos. 1. Les affections corporelles ou images des choses ^ordonnent et s enchaînent exactement dans le corps suivant f ordre et l' enchaînement quont dans l'âme les pensées et les idées des choses.
DÉMONSTR, L'ordre et l'enchaînement des idées sont identiques {par la Propos. 7, part. 2) à Tordre et l'enchaînement des choses, et réciproquement {par le Coroll. des Propos. 6 et Impart. 2), Tordre et l'enchaînement des choses sont identiques à Tordre et l'enchaînement des idées. Par conséquent, de même que Tordre et Tenchaînement des idées s'accomplissent dans Tâme selon Tordre et l'enchaînement des affections des corps {par la Propos. 18, part. 2), réciproquement {\par la Propos. % part. 3), Tordre et l'enchaînement des affections du corps s'accomplissent selon Tordre et l'enchaînement des idées de Tâme. G. Q. F. D.
Propos. 2. Si nous dégageons une émotion de Vâme^ une passion y de la pensée d'une cause extérieure ^ en associant à cette passion des pensées d'une autre espèce^ Vamour ou la haine dont cette cause extérieure était l'objet et tous les mouvements de l'âme qui en étaient la suite doivent disparaître aussitôt.
9(@ tm^em^
DfaOKSTR. Ce qai eoMtitue em effet ki teamm m 1^ sence de Famour ou de t» hafaM, e*e8t m sealiflMBt de foie Qu de tristesse accon^pAgni de l'idée d'une cause estérieure {par les Déf. ^ et 1 des passions). Otez cetles* idée, Tessence de Famour ou da la habue est détruitet ç% avec elles toutes les passions ^i en dérivent. CL Q ^ F.D.
PaOPOS. 3. Une affection passive cesse d'être passive ûm^— sitôt que nous nous en formons une idée claire et distincte.
DÉMONSTR. Une affecëen pensive, c'est une idée cocm.fuse {par la Déf. génér, des paissions) ; si donc nous noxM.^ formons de cette affection même une idée claire et dis « fincte, cette idée ne se distinguera de l'affection, en tant que l'affection est rapportée uniquement à râm^, que d'une distinction abstraite (par la Propos. 2i,part, 2/ et son Schot. *), et en conséquence (petr la Phnpm. 3, part. 3) Paffection passive cessera d^èlFe passive. G. 0» F.D.
CoROLL. Une affection, à mesure qu'elle ncmsest nùetx connue, tombe de phts en pitrs soi» noire puissance, et t^àme en pâtit de moins en moins.
Propos. 4. // n'y a pas d'affection ék corps àmt mmu puissions nous former quelque concept chir et distinet.
DÉMONSTR. Ge qui est commun à toutes cboee^ ne se peut concevoir que d'une m«)ière adéquate (pmr l& Fm^ pos. 38^ part. 2), et conséquemment (par la Prepes. net le Lemme % placé après le Sehot. de la Propos. It^ part. ^, il n'y a aucune affeetion du corps dont noua ne pirierfoos nous former quelque concept cJair et distmet. C. 0. P* R
GOROLL. n suit de M qull n'y a auenne pasrioR dont nous ne puissions nous former quelque eoneept drir et distinct. Car une passion, e^est {par la Déf. génér. é» passions) ridée d'une affection du eorps, et ternie aféctiet
t . L'édition de 1 677, Paulus et Gfrœrer s'aeeordient k iodiqiMr id la Propoi;!), part. 1, tt son Schol. Mais celte indication eat visiblenient fanse^ ka Pwfoi. If, part, 2; n^ayaut pas de Scholie. Je n^hésite point à croire que Spinon a loulo 3*appuyer sur la Propos. 21, pari. %, «,« &onV^k«A.