CINQUIEME PARTIS. — DE LA LIBERTE
du corps "^(jmr fa Propos, précéd.) doit envelopper quelque concçpft tlàir et ffistinct.
ScWL. fhDÎkqti'Il n'y a rien d'où ne résulte quelque
eflfel* '{par fa Propos.'li^^ part, f ), et puisque tout ce qui
régnhe d'une Idée qui est adéquate dans notre àme est
.tonjonrs compris d*une fiaçon claire et distincte (par la
^fopog. 40, part, f)^ il «'ensuit que chacun de nous a le
pouvoir de se former de soi-mèm« et de sbs passions une
^anaissance claire tit ffistincte , sinon d'une manière
Asokte, au moins dtme façon partrcHe, et par consé-
Taent chacun peut diminuer dans son âme l'élément de
^passivité. Tous les scnns de l^mme doivent donc
Rendre vers ce btrt, savoir, la connaissance la plus daire
^tla plus distincte possible de chaque passion ; car !1 en
^siiltera que Tàme sera déterminée à aller de la pas-
^vm qtn Taflécte à la pensée des objets qu'elle perçoit
cSairement et distinctement, et où elle trouve un parfait
t(fpm; et ^ar suite, la passion se trouvant séparée de la
prtisée d*une cause extérieure et jointe i des pensées
vrades, rainour, la haine, atc, disparaîtront aussitôt (par
la Propos. 4, mrf. 5)1 et encontre tes appétits, les désirs
qui en i?ont la isuîte ordinaire ne pourront plus avoir
d'excès (pur ta JVoptw. 62, part. 4). Remarquons en efifel
que c'^st par tm stMd et tàJèrne appétit que l'homme agit
(A qu'il pMît. Par exemple, la nature bumaine est àhisi
lliite iJuB totit biomme dérfre qwè les auttes vivent isui- V
Titnt son hument partie ufière ipar îe StAol. de ta fro*
pas. St.,/xar^. 3). Qt, cet appétit, quand 9 n^est pascol^
fidtt>ar la raison, e^ xme idfectitm passive qtn s'tstppeOè
Ublmibn €ft ne diffère pas beaucoup de Poi'gueH, Mmifià
^pjhiii contraire cet appétft e^rt un princ^e actif dans un
homme que la raison conduit, et une vertu, qui e!(t ht
HRê (roy«8; fe Stfhoh 1 * fa Propos. 37, part. 4, et la
^^îféMmitr. de ùottemèmePrafos.). Et de même, lotrs les
I. Je Ut îd effeehUf ayee l'édition de 1677 et Paulns. h% leçon de Gfroerer, •tfbolitf, m'iil MBi «««ta ^'<iM fccte <tep#Mii0iK
appétits, tous les désirs ne sont des passions propremen.^ dites qu'en tant qu'elles naissent dldées inadéquates ; mais en tant qu'ils sont excités et produits par des idées adéquates, ce sont des \ertus. Or, tous les désirs quinom^ déterminent à l'action peuvent naître aussi bien d'idées adéquates que d'idées inadéquates {voyez la Propos, 5^^ part. 4). Ainsi donc,pour revenir au point d'où je me sais un peu écarté, ce remède contre le dérèglement des passions, qui consiste à s'en former une connaissance vraio, est le meilleur emploi qu'il nous soit donné de faire de notre puissance, puisque toute la puissance de l'âme se réduit à penser et à former des idées adéquates, comitic on l'a fait voir ci-dessus {voyez la Propos. 3, part. 3).
Propos. 5. De toutes les passions quun objet nous pet^^ faire éprouver, la plus forte ^ toutes chjoses égales d'ailleurs^ est celle que nous ressentons pour un objet que nous imar ginons purement et simplement sans nous le représenter comme nécessaire ^ ou comme possible, ou comme contingent »
Demonstr. Notre passion pour un être que nous noas représentons comme libre est plus forte que pour un être nécessaire {par la Propos. A9,part. 3), et par conséquent elle est plus forte encore que pour un être que nous ima* ginons comme possible ou comme contingent {parlaPropos. 11, part. 4). Or, qu'est-ce qu'imaginer un être libre! c'est imaginer cet être purement et simplement, dans rignorance des causes qui l'ont déterminé à agir {par k SchoL de la Propos. 35, part. 2). Donc notre passion pour un objet que nous imaginons purement et simplement est toujours plus forte, toutes choses égales d'ailleurs, que si nous l'imaginions comme nécessaire, possible ou contingent ; et par conséquent cette passion est la plus forte de toutes. G. Q. F. D.
Propos. 6. En tant qite rame conçoit toutes choses comme nécessaires, elle a sur ses passions une plus grande puii" sance : en d'autres termes, elle est moins sujette à pâtir.
Demonstr. L'âme comprend que toutes choses sont nécessaires {par la Propos. 29, part. 1), et qu'elles sont