‹ Œuvres, trChapitre 13 sur 159 · PREMIÈRE partie; -** DE DIEU · texte numérisé non relu

PREMIÈRE partie; -** DE DIEU

gn'elles sont déterminées à exister eft à- agir de telle on (elle façon (par la Propos, 29), Si donc les= choses ponvaieût être antres qu'elles ne sont ou être déterminées à> agir dhme antre façon, de telle sorte que Tordre de la oAfure-fÛt di&^ârent, il faudrait aussi que la nature dd* Bien pût être autre qu'elle n'est; d'où il résulterait que cette autre nature divine {par la Propos. 14 ) devrait au8â< exMër, et il y aurait deu^ouiplusieurs dieux^ ce qui est absurde {par le CorolL 4 de la Propos. 14). Par consé* ^ent, les choses n'ont pu être produites d'une autre faîoii, etc. C. Q. Fi D.

SCHOL. 1. Puisqu'il est aussi clair que le jour, par ce c[tie 3e viens de di^e, qu'il n'y a absolument rien dans les choses qui les doive faire appeler contingentes, je veux expliquer ici en peu de mots ce qu'il faut entendre par DR i^irtingent ; mais il convient auparavant de définir le nécessaire et Timpossible. Une chose est dite nécessaire, MMt sous le rapport de son essence, soit sous le rapport lë'sa cause. Car l'existence d'une chose résulte néces- ^ânrement, soit de son essence ou de sa* définition, soit^ l^ne cause efficiente donnée. C'est aussi sous ce double •apport qu'une chose est dite impossible, soit que son» îsienee on sa définition implique contradiction, soit qu'il n'existe aucune cause extérieure déterminée alla pro- Jtfte^ Mais une chose ne peut être appelée contingente ]M relativement au défaut de notre connaissance. Quand. aftrmr Ignorons en effet si une certaine chose implique en ïoî^^i^aâiction, ou bien quand, sachant qu'il n'y a au* nme contradiction dans son essence, nous ne pouvona- Umtefois rien affirmer sur son existence parce que l'ordre 3è8 causes* nous est caché, alors cette chose ne peut nous [Mrralt^re nécessaire ni impossible, et nous l'appelons à cause de cela contingente ou possible* r

ScHOL. 2. n suit' clairement de ce qui< précède que les > cboses ont été produites par' Dieu avec une haute perfection; elles ont en effet résulté nécessairement de l'existence d'une natace souverainen^iit ^atl^\\.^.^\. ^x^

parlant ainsi, nous n'imputons à Dieu aucune imperfec* tion; car c'est sa perfection même qui nous a foreés d'admettre cette doctrine. Soutient-on la doctrine contraire? n faut alors (comme je l'ai fait voir) aboutira cette conséquence que Dieu n'est pas parfait, puisque, à l'on suppose les choses produites d'une autre façon, il est nécessaire d'attribuer à Dieu une autre nature, une nature qui n'est pas celle que nous avons déduite de la considération de l'être absolument parfait.

Du reste, je ne doute pas que plusieurs ne rejettent avec un grand mépris ce sentiment, comme décidément absurde, et ne veuillent pas se donner la peine d'y réfléchir; et cela sans aucune autre raison que l'habitude où ils sont d'attribuer à Dieu une certaine liberté, fort différente de celle que nous avons définie plus haut {Déf, 6). Mais je n'ai pas non plus le moindre doute que, s'ils veulent méditer la chose et se rendre compte en euxmêmes de l'enchaînement de nos démonstrations, ils ne reconnaissent premièrement que cette liberté ou volonté absolue est une chose vraiment puérile, et même qu'elle doit être regardée comme un grand obstacle à la science de Dieu.

Je n'ai pas besoin de répéter ici ce que j'ai dit dans le Scholie de la proposition 17; cependant je ferai voir, en considération des personnes dont je viens de parler, que tout en admettant que la volonté appartient à l'essence de Dieu, il n'en résulte pas moins de la perfection divine que les choses créées n'ont pu l'être d'une autre façon, ni dans un autre ordre. C'est ce que j'établirai sans peine, si l'on veut bien considérer un premier point, accordé par mes contradicteurs eux-mêmes , savoir que chaque chose est ce qu'elle est par le décret de Dieu et par sa volonté ; autrement. Dieu ne serait pas la cause de toutes choses. H faut observer en second lieu que tous les décrets de Dieu ont été sanctionnés par lui de toute étei^ nité, puisque autrement on devrait l'accuser d'imperfection et d'inconstance. Or, comme dans l'éternité il n'y a

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