‹ Œuvres, trChapitre 32 sur 159 · DEUXIÈME PARTIE. — DE L*AME · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. — DE L*AME

vements à d'autres corps suivant des rapports différents {voir VAx. 2 après le Lemme 3); en conséquence {par la Propos. 3, part. 2), Tidée ou connaissance de chaque partie du corps humain se trouvera en Dieu {par la Propos. 9, part. 2), et elle s'y trouvera en tant que Dieu est affecté de l'idée d'une autre chose particulière, laquelle est, dans l'ordre de la nature, antérieure à cette partie {par la Propos. 7, part. 2). H faut en dire autant de chaque partie de l'individu lai-même qui sert à composer le corps humain; de façon que la connaissance de chacune des parties qui forment le corps humain se trouve en Dieu, en tant qu'il est affecté de plusieurs autres idées, et non pas en tant qu'il a l'idée du corps humain, c'est-à-dire {par la Propos. 13, part. 2) l'idée qui constitue la nature de l'âme ; par conséquent {en vertu du Coroll. de la Propos. 11, part. 2) l'âme humaine n'enveloppe pas une connaissance adéquate des parties qui composent le corps humain. C. Q. F. D.

PaOPOS. 25. L'idée d'une affection quelconque du corps humain n'enveloppe pas la connaissance adéquate du corps ?xtérieur.

Demonstr. Nous avons vu que l'idée d'une affection lu corps humain n'enveloppe la nature d'un corps extérieur qu'en tant que celui-ci détermine le corps humain d'une certaine façon {par la Propos. 16, part. 2). Hais en tant que le corps extérieur est un individu lans rapport au corps humain, l'idée de ce corps exté- Aeur n'est en Dieu {par la Propos. 9, part. 2) qu'en tot que Dieu est affecté de l'idée d'une autre chose [larticulière, laquelle {par la Propos. 7, part. 2) est aniérieore de sa nature au corps dont nous parlons. Ainsi ionc l'idée ou connaissance adéquate des corps extérieurs ne se trouve pas en Dieu, en tant qu'il a l'idée des iffections du corps humain; en d'autres termes , l'idée les affections du corps humain n'enveloppe pas la conlaissance adéquate des corps extérieurs. C. Q. F- D.

Paopos. 26. rame humaine ne perçoit aucun corp^

comme existant en acte,: que- gar les idées des affections de son corps. .

Si le corps humain n'est affecté d'ancnne façon pari un corps extérieur, il en résulte {par la Propos» 7, part, 2) que Tidée du. corps humain, c'est-à-dire rame humaine {par la Propos. iZ^part. 2) n'est affectée d'aucune façon de l'idée de l'existence de ce corps extérieur; en d'autres termes, elle n'^n perçoit d'aucune façon l'existence; mais en tant que le corps humain est affecté par un corps extérieur d'une certaine façon, elle le perçoit {par la Propos. 16, part, 2 et son CorolL). G. Q. F. D.

CoEOLL. L'àme humaine, en tant qu'elle imagine nn corps extérieur, n'en a pas une connaissance adéquate.

Demonstr. Quand l'âme humaine aperçoit les corps, extérieurs par les idées des affections de son propre corps, nous disons qu'elle imagine {voy. le SchoL de la Propos, 17, part. 2) ; et elle ne peut {par la Propos, précédente) imaginer les corps extérieurs, comme existant en acte, d'aucune autre façon. Par conséquent, l'âme hu-» maine, en tant qu'elle imagine un corps extérieur, n'en a pas une connaissance adéquate.

Propos. 27. L'idée d'une affection quelconque du corff humain n*enveloppe point la connaissance adéquate du corff humain,

DÉMONSTR, Toute idée d'une affection quelconque di corps humain envelof^e la nature du corps humain, en tajztseu^ment que le corps humain est affecté d'une modification déterminée {voir la Propos. Id, part. î).. Mais l'idée du corps humain, en tant qu'individu, lequel peut être affecté de: p][usieurs autres manières, etc.: {voir la Dém. de la Propos. 25, part. 2).

Propos. 28. Les idées et les affections du corps humain, entant qdelles.se rapportent seulement à Vàme humaine, ne sont point claireset distinctes, mais confy^es.

DÉiOi^TR. En effet, les idées des affections du corpS' hiiaMiaea»veloegent la.iiature.des corps extérieurs ainsi

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