DEUXIEME PARTIE. — DE L'AHE
giftXîelle da corps humain lui-même {par la Propos, 16^ fart. 2); et non-seulement du corps humain, mais aussi de ses parties : car les affections sont des modes par lesquels {en vertu du Post, 3) les parties du corps humain i(Mt affectées et partant le corps tout entier. Or {par les Propos. 24 et 25, part. 2) la connaissance adéquate des corps extérieurs, et celle des parties qui composent le corps humain, sont en Dieu, en tant qu'il est affecté, non pas de Tàme humaine, mais d'autres idées. Par conséluent, les idées des affections du corps humain, en tant [u'elles se rapportent seulement à Tâme humaine, sont omme des conséquences séparées de leurs prémisses, 'est-à-dire évidemment des idées confuses.
Propos. 29. Aucune idée de l'idée d'une affection quelmque du corps humain n'enveloppe une connaissance adéquate ? rame humaine.
En effet, Tidée d'une affection du corps humain n'endoppe point {par la Propos. 27, part. 2) une connaisnce adéquate de Tâme humaine; en d'autres termes, le n'en exprime pas la nature d'uub façon adéquate ; 6u ifin, elle ne s'accorde pas d'une façon adéquate avec la iture de l'âme {par la Propos. ^2^ part. 2). En consélence {par VAx. 6, part. 1) l'idée de cette idée n'exprime bS non plus, d'une façon adéquate, la nature de l'âme maaine ; en d'autres termes, elle n'en enveloppe pas LB connaissance adéquate. G. Q. F. D.
GoROLL. Il suit de là que l'âm^ humaine, toutes les fois L'eUe perçoit les choses dans l'ordre commun de la nare, n'a point d'elle-même, ni de son corps, ni des corps teneurs, une connaissance adéquate, mais seulement Le connaissance confuse et mutilée. L'âme, en effet, \ se connaît qu'en tant qu'elle perçoit les idées des actions dû corps {par la Propos, 23, part. 2). Elle I connaît son corps {par la Propos. 19, part. 2) que LT ces mêmes idées des affections du corps, par leslelLes seules elle connaît aussi les corps extérieurs; par •ii8ë<iuent donc, en tant qu'elle aces idées, elle n'a point
une connaissance adéquate d'elle-même {par la Prùpos. 29, part. 2), ni de son corps {par la Propos. 27, part. 2), ni des corps extérieurs {par la Propos, 25, part. 2), mais seulement une connaissance confuse et mutilée {par la Propos. 28, part. 2 et son Sckol.). C. Q. F.D.
ScHOL. Je dis expressément que l'âme humaine n'a point une connaissance adéquate d'elle-même, ni de son corps, ni des corps extérieurs, mais seulement une connaissance confuse, toutes les fois qu'elle perçoit les choses dans Tordre commun de la nature; par où j'entends, toutes les fois qu'elle est déterminée extérieurement par le cours fortuit des choses à apercevoir ceci ou cela, et non pas toutes les fois qu'elle est déterminée intérieurement, c'est-à-dire par l'intuition simultanée de plusieurs choses, à comprendre leurs convenances, leurs diflférences et leurs oppositions ; car chaque fois qu'elle est ainsi disposée intérieurement de telle et telle façon, elle ape^ çoit les choses clairement et distinctement, comme je le montrerai tout à l'heure.
Phopos. 30. Nous n'avons de la durée (fe notre corps qu'une connaissance fort inadéquate.
Demonstr. La durée de notre corps ne dépend pas de son essence {par l'Ax. i,part. 2 ), ni de la nature absolue de Dieu {par la Propos. 21, part. 1), notre corps étant déterminé à exister et à agir d'une certaine façon par des causes qui sont elles-mêmes déterminées par d'autres causes à exister et à agir d'une certaine manière particulière, et celles-ci par d'autres encore, et ainsi à l'infini. La durée de notre corps dépend donc de l'ordre commun de la nature, et de la constitution des choses. Or l'idée ou connaissance de la manière dont les choses sont constituées est en Dieu, en tant qu'il a les idées de toutes ces choses, et non pas en tant qu'il a seulement l'idée du f corps humain {par le Coroll. de la Propos. 9, part. 2); c'est pourquoi la connaissance de la durée de notre corps est en Dieu fort inadéquate, en tant qu'il constitue la nature de l'âme humaine ; en d'autres termes {par le Coroll. de