TROISIÈME FAEIIB*.-^DES PASSIONS
Probos^33* Quand nous (dmonmtm objet qui nous est «emblable, nous faisons effort, autant que uoha pouvons, pour qx^il nom- aime à son tour.
DEMABSxa. Un oty^t que uqsbs^ iû]im)ii9> aoas nous efibf- Qons de Timaginer de pré£épenee an kxaH le reste {par ht Propos^ i% part.. 3). Si donc cet objet nous est semblaMe, nous nous efforceronftde lui causer de la joie de préférence à. tous les auties {par la Pr^m^ 29^ part ^ ; en d'autres termes, nous féïKNie efiibct^ autant que posBible, pour que Tobjet aimé éprouve un sentiment d)e joie aecompagné de Pidée de nouB-mômes^ ee ^ revient à dire (par le Schol. de la Propos. ia> part^ 3)^ pour qu^ nous aime à son tour. G« Q. F.. D.
Propos. 34. A mesure que nous imaginerons une passion plus grande de l'objet aimé à notre égards nous nous giorp- /Serons davantage.
Nous faisons efibrt, autant qu'il est en i^yus (par lu Propos* précédJ)^ pour que l'objet aimé nous aime à son toar, ou autrement {par leSchoL de la Propos. 13, part. 3) poujr que rob|et aimé éprouve un sentiment d)e joie, um & l'idée de nousnnêmes. Par conséquent^ à mesure qtte BOUS imaginons dans l'objet aimé une joi» plus graiidfè dant BOUS sommes la cause, cet ^ort est ûD?orisé avec pfais d'én^^; en d'totres ternes ^parla Pfopos. U, part. 3, et son Schol. )^ nous éprouvons plus de joie. Or, qoaad noua nous réjouissons de la joie ^pie nous avens causée à un de nos semblables, nous nous regardons iKii»HBièmes avec une joie nouvelle {par la Propos. 30> pari. 3)* Dcme, à mescore que nous imagmerorss une pft9» sion pl«s grande de l'objet aimé à notre égai»d, phis griMrio sera la joie 411e nous oanrons 4 nous regerdef nous-nèmes, ce qis revient à dire {par te Schol. de la Propos. 2lùr part. 3) gue noi» nous glorifierons dovafih toge. CL 0. F. D.
KaoMk 35% Sinomvemmà imaginer que tobjet aimése joigne à un autre par un lien d amitié égal à celui qui jusquators nous Venchcumit sans partage .^ (Ak plu» fonrt «mi^t^^
nous éprouverons de la haine pour l'objet aimé et de Venvie pour notre rival,
DÉMONSTR. A mesure que nous imaginons Tobjet aîmé comme animé pour nous d'une passion plus grande, nous nous glorifions davantage (par la Propos, précéd.) ; ce qui revient h dire (par le SchoL de la Propos. 30, part. 3) que nous en éprouvons d'autant plus de joie ; par conséquent {en vertu de la Propos- 28, part. 3) nous faisons eflfort, autant qu'il est en nous, pour imaginer que le lien qui nous unit à l'objet aimé est le plus étroit possible ; et cet eflfort ou cet appétit est alimenté par l'idée qu'un autre éprouve pour cet objet le môme désif (par la Propos. 31 ', part. 3). Or, on suppose ici que cet eflfort ou appétit est empêcbé par l'idée de l'objet aimé lui-même, en ce qu'elle est jointe à l'image de celui qu'il nous donne pour rival. Donc, par cela seul (en vertu du Sckol. de la Propos. 11, part. 3), nous éprouverons un sentiment de tristesse joint à l'idée de la cbose aimée comme cause d'une part, et de l'autre, à l'image de notre rival ; en d'autres termes (par le Sckol. de la Propos. 13, part. 3) nous éprouverons de la haine pour l'objet aimé et en même temps pour notre Ti\a\(parle Coroll. de la Propos. i^,part. 3), lequel nous inspirera également de l'envie, en tant qu'il est heureux par l'objet aimé (envertu de la Propos. 23, part. 3). C. Q. F. D.
ScHOL. Cette haine pour l'objet aimé, jointe à l'envie, se nomme jalousie, laquelle est donc la fluctuation intérieure, née de l'amour et tout ensemble de la haine, accompagnés de l'idée de l'objet que nous envions. Cette même haine pour l'objet aimé sera plus grande en raison de la joie que procurait au jaloux l'amour réciproque de l'objet aimé, et en raison aussi de la nature du sentiment que le jaloux avait éprouvé jusqu'alors pour son rival. En èfltet, s'il avait pour lui de la haine, il en concevra aussi pour l'objet aimé, par cela seul qu'il pro-
/. Je renvoie à la Proposition 31, avec T édition de 1677 et Gfrœrer, contre Paulus qui indique j je ne sais pourquoi, \a Yto^posvWou VV.