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le message. Je me suis grandement réjouie en apprenant que vous allez bit'ii. N'allez pas vous conduire comme si vous étiez en bonne santé, ne retombez pas, vous m'avez fait de la peine. Je me recommande à la sous-prieure Marie du Saiut-Esprit et à tous et à toutes. Je vous écrU rai le plus tôt possible par le courrier; ainsi aussitôt que Casilde aura fait profession. Que Dieu vous garde, ma Clic , et qu'il vous rende sainte. Amen.
La servante de Voire Révérence, Thérèse de Jésus.
Dites-moi bien des choses à Garcia Alvarez et à tous.
NOTES
N. 1. La Sainte écrivit celle leltre, à Tolède, !e 2fi janvier 1577.
N. 2. Elle témoigne sa reconnaissance à Marie de Sainl-Josepli, qui lui avait envoyé, al' occasion de la nouvelle année, de petits présents pour elle et pour ceux à qui elle voudrait en faire part. Une partie des choses envoyées c'ait pour dona Jeanne Danlisco, mère du P. Gracian. Aucune autre n'en a fait aillant, lui dit la Sainie. Quel doux compliment ! Elle désirait un agnus pour l'administrateur ; c'était pour celui de Louise de la Cerda. La Sainie, déienue à Tolède, avait besoin de cet lionime pour ménager les intérêts de Malagon, dont les renies étaient établies sur les biens de cette dame.
N. 5. On voit, au quatrième nombre, que la Sainte prit quelque chose des dons à l'adresse de la mère du célèbre Graciait, pour une petite Isabelle qui était une fille de celte dame, afin que cette mère vit comme on traitait sa fille. On remarque surtout ces paroles: 11 nous convient bcaucoupde nefaireque de petits cadeaux aux grandes dames. Sainte Eupbrasie avait dit: Que tes grandesilames fussent les religieuses, cela est très-bien ; mais que les religieuses fassent tesgrundes dames, cela ne convient pas. L'idée est la même et toujours belle ; c'est une même Heur cueillie en différents clintals.
N. 4. Au cinquième nombre, elle enseigne qu'une supérieure ne peut pas disposer du bien de son couvent pour taire des dons selon son bon plaisir; c'est un principe conforme à la justice qui interdit défaire l'aumône avec le bien d'auirui.C'e>t aussi, si l'on veut, de la théologie ; mais la justice esi plus ancienne ei plus connue. Ici, l'une vaut l'autre.
N. 5. Au nombre sixième, elle recommande à Marie de bien prendre ses précautions pour envoyer à Mariai), allant en visite, quelques lettres qu'elle lui fait passer Elle lui demande une explication du décret du général de l'ordre, qui allait tuer d'un coup la réforme.
N. 6. Post-scripium, elle salue Garcia et sa cousine. L'un entra dans l'ordre, l'autre en fut exclue pour sa mélancolie : cas exclusif.
A la même mère Marie de Saint-Joseph. (Treizième.) Jésus. — 1. La grâce del'Esprit-Saint soit toujours avec Votre Révérence, ma fille, et vous ait fait passer ses fêles aussi saintement que je le désire. Ici nous les avons bien passées, grâce à l'arrivée de notre père qui se rend à la cour, où le nonce l'a fait mander. Il est gras et bien portant, grâce à Dieu. Votre Révérence saura qu'il est maintenant nécessairede recommander bien à Dieules affaires de l'ordreet de le faire avec un grand empressement, car il y en a grande nécessité. Tostade est déjà à la cour, il y a quatre ou cinq jours, il est passé ici, si pressé qu'il ne s'est arrêté que trois ou quatre heures. Qu'il plaise à Notre-Scigneur de faire ce qui convient le plus à sa gloire et à son honneur, puisque c'est tout ce que nous désirons. Recommandez à Dieu ma pauvre tête, qui est encore bien mauvaise. Nous n'avons pas
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^=J été heureuses pour voire loile : on l'a promenée dans loul Tolède sans pouvoir la vendre même dans les maisons et les monastères, parce que
;*=4; tout le monde trouve qu'elle ne vaut pas quatre réaux, et ou se fait
*>« conscience de la donner pour moins. Nous ne savons ce nue nous en
jtcéj ferons : voyez ce que vous voulez qu'on en fasse. Noire-Seigneur soit
&.-c|2 avec Votre Révérence. Le dernier jour des fêtes.
S s 2. Notre père n'est pas ici aujourd'hui, il prêche où il y a sa sœur.
<£*; 11 ne pourra donc pas écrire, parce que le courrier sera parti. Je désire «avoir comment vous allez, ainsi que toutes les sœurs. Il y a déjàlong-
ffj! temps que je n'ai vu de vos lettres. Dieu vous garde. La mère Brianda
&*j est fort mal; elle se recommande à vous, à toutes et à mon père F. Grégoire, et c'est maintenant que sont nécessaires les prières de tous Envoyez de suite celte lettre et qu'elles prennent la chose à cœur; car
*».$ par la grâce de Dieu, nous verrons bientôt la bonne, ou la mauvaise décision. Jamais la prière ne fut aussi nécessaire. Dieu vous garde.
De Votre Révérence,
Thérèse de Jésus.