‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 149 sur 448 · LIVRE II. CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE II. CHAPITRE VI

Je dis do même que les âmes sonl unies à Dieu et transformées en loi, ou plus ou moins parfaitement, selon les différents degrés de leur capacité, et qu'ainsi elles sont plus ou moins remplies de la lumière divine, et qu'elles voient Dieu, plus clairement ou moins clairement, de la même manière que les bienheureux le voient plus ou moins distinctement dans le ciel , ce qui ne les empêche pas d'être contents, comme les âmes sont aussi très-conlentes dans cette diversité d'union et de transformation, et dans l'inégalité de celte faveur surnaturelle. Celleslà seulement ne sont pas satisfaites , qui ne sont point dépouillées de toutes choses, parce qu'elles n'arrivent jamais à la pure et simple union de Dieu, sans laquelle leur contentement ne peut être entier.

Ni

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