‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 151 sur 448 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

Combien le chemin qui conduit à la vie est étroit, et combien il faut être libre et dégagé de toutes choses pour y marcher. On commence aussi à parler de la nudité de l'entendement.

11 faudrait avoir plus de science et plus d'esprit que je n'en ai pour persuader aux gens spirituels combien le chemin qui conduit à la vie , selon les oracles de Notre-Seigneur, est étroit , afin qu'étant convaincus de cette vérité, ils ne fussent pas étonnés de ce que nous sommes obligés à laisser les puissances de notre âme dans le vide et la nudité , pendant que la nuit et l'obscurité spirituelle dont nous parlons subsiste. Sur quoi on doit peser les paroles de Jésus- Christ , rapportées par saint Matthieu : Que la porte de la vie est petite ! que le chemin qui y mène est étroit , et qu'il y a peu de personnes qui le trouvent [M al th., VII, IV) 1 Pour les accommoder à notre sujet , on fera attention sur la force de cette particule que, car c'est la même chose que si le Fils de Dieu disait: En vérité je vous dis que celle porte est plus petite que vous ne croyez. De plus , on remarquera que notre Sauveur parle d'abord d'une porte très-petite , pour nous insinuer que l'âme qui veut y passer , pour entrer dans le chemin de la vie , doit se resserrer et se faire très-petite , en étouffant dans sa volonté tout l'amour des choses sensibles et passagères ;

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