K SU
souffrir plus tard, comme auparavant. La Sainte ajoute immédiatement: Dieu traite les siens d'un,' manière bien lenibte; mais il faul convenir qu'il ne leur (ail pas injus' lice, |)!<i.'i7u"// a fraité so" propre Fils de même. Tout l'Evangile est dans ces quelques paroles sublimes pour le sentiment.
N. 4. Prenez garde, mon père, le naturel ne se perd pas. Le naturel est le résultat du tempérament et de la constitution, qui duient autant que la vie. Le naturel n'est pas un vice; mais il peui être un point d'appui pour la colère, pir exemple, et une excitation a d'autres vices.
>Mt
ir*t
ES
Au même père Jérôme Graciait de la Mère de Dieu. (Huitième.)
1. — Jésus soit avec vous, mon père. Oh ! que vous avez mal fait d'avoir été si court en m'écrivant par un aussi bon messager que Jean 1 J'ai été bien contente de le voir et de pouvoir le questionner à mon aise sur votre compte. Il se trouve que j'avais déjà répondu d'avance, dans la lettre que j'ai donnée pour vous au père prieur de Mancère, à plusieurs choses sur lesquelles vous me consultez. Vous me mortiflez sérieusement en faisant un tel cas de moi; c'est ce qu'il en semblera à votre paternité qu'il sera à propos do. faire.
2. Je suis tellement alarmée depuis que je vois le démon tourner tout le bien en mal, que je voudrais qu'il ne se présentât aucune occasion de dire ou de faire quoi que ce soit, jusqu'à ce que l'heure de ces pères fût passée; car, comme je l'ai dit autrefois, tout leur réussit. Je ne serai donc plus étonnée de ce qu'ils pourront faire : ils ne croient pas aller contre la volonté de Dieu, à cause qu'ils ont pour eux les prélats. Quant au roi, ils s'en mettent peu en peine, à cause qu'ils lui voient garder le silence sur tout ce qu'ils font. Ainsi , s'ils attentaient contre vous, les circonstances seraient très-malheureuses; et, sans parler de la grande douleur et de l'affliction des déchaussés , ils sont découragés et abattus. Dieu nous délivre , et , si je ne me trompe , sa volonté est que nous nous aidions nous-mêmes plus que jamais. Ce sont ces considérations qui, jointes aux autres choses dont je vous ai déjà parlé, me forcent à vous prier de ne pas venir ici, quelque soit mon désir de vous voir.
3. La prieure d'Albe est très-mal : c'est là qu'il serait urgent que vous allassiez , mais je voudrais que vous eussiez plus de liberté et de tranquillité que vous n'en avez maintenant, et que vous ne vous éloignassiez pas de Madrid jusqu'à ce que les choses aient pris plus de consistance et que Péralle fût parti. Je vois ce qu'ils ont fait au père Marian après que le roi l'a eu mandé; cependant, à Madrid, ils seront moins audacieux qu'ici. T'un autre côté, je suis très-peinée qu'on ne puisse donner satisfaction à ma mère , et à une telle mère. Je ne sais donc que dire, si ce n'est qu'il n'est plus possible de vivre maintenant en ce monde.
k Quant à ce que vous dites qu'il serait peut-être mieux de prendre un autre chemin , parce que c'est tin grand détour de passer par ici,
^ïniimnnmnimimiii^
Sfei3
il! LETTRE XV.
je réponds que j'ai un grand désir do voir ces dames, mais que si votre paternité voyage avec elles, il y aura plus de sûreté à passer par ici, parce qu'il ne s'y trouve aucun monastère de mitigés. Sans cela encore, serait-ce si grand'chose que de faire huit lieues de trop, pour me priver de ce plaisir et vous remettre de vos fatigues pendant quelques jours? Enfin , craindriez-vous de donner trop de contentement à nos sœurs , qui vous attendent avec une si vive impatience, comme je vous l'ai déjà marqué dans la lettre que vous porte mon frère, qui est parti ce matin pour Madrid?
5. Vous me dites , en troisième lieu , que madame dona Jeanne est dans l'intention de nous amener elle-même sa fille. Je ne vois pas sans peine qu'elle entreprenne un voyage de 80 lieues lorsqu'elle peut s'en dispenser et que nous avons tant de craintes pour sa santé. Je connais ce chemin, et quoique je l'aie fait dans les meilleures circonstances et avec beaucoup de plaisir avec madame Marie de Mendoze , je l'ai trouvé fort long.
C. Sachez, mon père, que je suis déterminée à ne pas permettre à madame dona Jeanne d'aller plus loin qu'Avila. Il n'est nullement nécessaire que madame dona Marie soit accompagnée d'une dame, puisqu'elle est avec son frère. Ici finit son voyage, et ce serait une folie qu'elle se donnât tant de peine, après avoir vu sa fille. 11 vaudrait mieux qu'elle attendît la prise de voile; car, s'il plaît à Dieu , les choses ne seront plus alors où elles sont, et vous pourrez aisément l'accompagner. Sa santé est si importante, que je ne voudrais pas prendre sur moi de lui conseiller ce voyage. Du moins, je ferai tous mes efforts pour l'empêcher d'aller plus loin. Comme il fait beau, je ne vois pas de danger à ce qu'elle vienne ici. J'ai réfléchi que, si on vient en voiture, il vaut mieux passer par ici, parce qu'il me semble qu'il n'y a pas de défilés comme par l'autre chemin.
7. J'ai pensé que dans le cas où madame dona Jeanne ne viendrait pas, cl qu'il n'y aurait que M. Thomas pour accompagner sa sœur, il conviendrait peut-être que le P. Antoine de Jésus vînt avec eux, puisqu'il est bien rétabli. Vous direz que c'est aussi un déchaussé. Ses cheveux blancs le mettront à l'abri de tout caquet ; et, si vous ne venez pas, on ne fera pas grande attention à lui; parce que c'est sur vous seul que tous les yeux sont braqués maintenant. Je serai charmée de le voir ressuscité. Après tout, s'il ne vient pas, prenez cela pour un conte , car je ne sais plus ce que j'ai dit.
8. Jç vous répète que je serais ravie de voir madame dona Jeanne; mais il me semble que nous nous risquerions beaucoup, surtout si elle s'avisait d'aller plus loin. Que Dieu me délivre de moi-même, puisque je fais si peu de cas de mon repos, cl qu'il lui plaise m'nccorder la grâce de pouvoir soulager mon âme avec vous pendant quelque temps.
9. Je vous fais savoir, dans la lettre que vous porte mon frère, quelles grandes difficultés ont soulevées le docteur Rueda et le maître
bfeAAA*AAAAAA*Afcjf.*A*Aft*AAAAjMUfeA*AA!*^
Hj
Es ^«
fe*A¥:
Daia sur les élections de prieures faites sans l'agrément du pape ou du général , parce que c'est affaire de juridiction. Je vous en ai parlé longuement dans ma lettre, et j'y reviens encore, afin que, pour l'amour de Notre-Seigneur, vous y fassiez bien attention. Il doit vous être bien pénible d'être réduit à pourvoir à tout. Que Dieu amène un autre temps. Maintenant, mon père, nous devons aller comme il le veut. La prieure et la sous-prieure vous ont écrit par mon frère. Si on a besoin du conseiller-auditeur Covarrubias, il faut le dire, car il est très-bien avec mon frère. Que le Seigneur soit avec votre paternité et la conserve de longues années dans une grande sainteté. C'est aujourd'hui le 17
avril (1578).
Votre indigne fille,
Thérèse de Jésus.
Sachez, mon père, que je suis en peine que madame dona Jeanne arrive sitôt. Le chœur de notre église est découvert, nous avons un grand nombre d'ouvri?rs, et les grilles sont enlevées. J'aurais cependant bien voulu lui parler par les grilles. Voyez quelle viel On ne pouvait plus tenir dans le chœur à cause du froid. Il sera fort bien. Ne serait-il pas possible que madame dona Jeanne apportât une permission pour visiter notre maison, quoique tout y soit sens dessus dessous? Elle n'en trouverait que mieux celle de Valladolid.
NOTES
Par celle lettre, la Sainte répond à plusieurs questions que lui avait proposées le P. Gracian ; on y remarque la clar é el la solidité.
N. 1. Elle se trouve mortifiée du cas qu'il fait d'elle. Ses réponses n'en sont pas moins tranchantes, sous des formules d'Iiési talion. Après avoir tout mis à la discrétion de ce père, elle va tout décider; elle était la diieclriee de ses directeurs, loules ses lettres en sonl la preuve.
N. '1. Elle se plaint fori des succès des pères de l'Observance ; toutefois elle ne leur eu fait pas un crime. Comme ils ont pour eux les prélats, ils doivent avoir aussi pour eux leur conscience. Le roi les laisse laire. Ils oui gagné le nonce Séga, qui empêche Gracian d'exercer ses fonctions de visiteur. Le roi, sans le révoquer de celle charge, lui signifie de se retirer dans un couvent jusqu'à nouvel ordre. C'est dans ces circonstance* queGracian expose plusieurs doutes à la Sainte, qui d'abord ne lui conseille pas d'accompagner sa mère à Valladolid, où elle conduisait sa fille dona Marie pour lui faire prendre l'habit.
N. 5. Ira-t-il ensuite à Albe, où la prieure est malade, ou restera t-il ? Il vaut mieux qu'il se tienne près de Madrid, pour aviser aux moyens de reprendre ses fonctions ; car Péralte, ou autrement Tostade, son grand antagoniste, finirait de le supplanter. Pour mieux le retenir, elle lui mel sous les yeux ce qui esl arrivé récemment à Marian, lorsque le roi l'a fait venir. Il paraît que ce père avait été mis eu prison. Celle décision devait déplaire à la mère de Gracian. '[uni pis, dit Thérèse; je suis bien fàcliée de ne pouvoir contenter ma mère.
N. 4. On voii que Gracian lui demandait s'il fallait qu'il fît avec sa mère un détour pour aller la voir. « Si vous accompagnez ces dames, dit-elle, n'en faites pas; voire voyage ne sera pas remarqué, àcausequesur la roule directe il ne se trouve pas de maisons de chaussés. Si vous venez sans elles, serail-ce en trop faire que de faire huit lieues de plus ? » Mais laissons ces graves débals.
Le N. 5 esl de celle force; saluons-le en passant.
Les autres sont aussi clairs que le jour.
Au même P. Fr. Jérôme Gracian de la Mère de Dieu. (Neuvième.) 1.— Jésus soit avec vous, mon père et mon prélat, comme vous
^pf*rÇ|?%¥ïm "feAAAAAAi
-JfcAAAà*.iA*A*^*.^*-h*.-f * w
^:immifmîïjï?iiiiiiiiiiimiiiiimiriMi
** dites. J'en ai bien ri et j'en ai été bien égayée. Chaque lois que j'y pense, mon hilarité redouble en songeant combien vous avez l'air d'avoir dit sérieusement qu'il ne faut pas que je m'avise de juger mon prélat. Oh! 11,011 père, vous n'aviez que faire de jurer, même comme un saint, et à plus forte raison, comme un charretier, car je vous &«j ai parfaitement compris. Quand Pieu a donné à quelqu'un un zèle pour le salut des âmes, aussi ardent que celui qu'il vous a donné, j^$ >f*i peut-il le lui ôter lorsqu'il s'agit de celles qui lui sont spécialement con- *$ fiées? Je ne veux plus en parler; permettez-moi seulement de vous J*J * pnppeler que vous m'avez donné la permission de vous juger et de
$m| vous dire franchement ce que je pense. tf^j
2. Madame dona Jeanne est arrivée ici hier soir sur le tard, à la Jol, chute du jour. C'était le 25 avril. Elle est arrivée en très-bonne santé, £$ grâce à Dieu. Je l'ai reçue avec une grande joie. D'un jour à l'autre,
je l'aime davantage, je la trouve mieux et plus spirituelle. Notre reli- j»,5 *S gieuse est si contente, qu'on ne saurait l'exprimer. Dès son entrée, on S2 ** aurait dit qu'elle avait passé ici toute sa vie. J'espère que Notre-Sei- pjj **< gneur en fera quelque chose de grand. Elle a un excellent caractère '**- et d'heureuses dispositions. Je souhaiterais que madame dona Jeanne ,-t *, n'allât pas plus loin. Mais vous lui inspirez tant d'inclination pour Valladolid, que toutes nos instances pour la retenir ici ont été inutiles. )£*{ Dieu soit béni et vous garde.
J3t L'indigne fille de votre paternité,
j*ï Thérèse de Jésus.
5 NOTES
g^jj Cette lettre est dn 26 avril I57S. On y admire la gaieté spirituelle de la Sainte, t**
X? qui plaisante tort ;igré itiletneni son P. Gracian.
^■■' N. t. Il paraîtrai qu'elle lui nvtfit donné des avertissements au sujet tle ses pré- «"^
*^j dlcatibns, se plafgnfVri 1 qu'il s'y livrait au préjudice lia recueillement qui lui con- *^J
J2 vi n lit. Gracian, pi ; mi . aurait répliqué que s'il prêchait, c'était pour le salut îles a;
^5 à i.es et poijr la gloire de Dieu. La Sainte se met à rire île sa fâcherie. Elle n'avait
,+■** pas besoin de sa ju^ilieatinn solennelle. jj*j
NI La Sainie parle hGracian de sa meve et d'une de ses sœurs, qui est arrivée £(|
{£*) la \ i le pour prendre l'iialiit. Elle a toujours du bien à dire de cette sainte famille. fc<M
Au même P. Fr. Jérôme Gracian de la Mère de Lieu. (Dixième.)
j**j 1. — Jésus soit avec votre paternité. La lettre ci-jointe était écrite 2w
*!? et j'étais prête à vous l'envoyer, lorsque sont arrivés les déchaussés, ;' '*:
i|tii m'ont remis les vôtres. Je vous assure qu'elles m'ont rendu la ?£jj
*M santé. Le soir même que je reçus celles de Malagon, je me fatiguai j*^j
tant à lire et à écrire, que, depuis, j'ai senti s'augmenter un gros rhume H£*j
&Jj de cerveau que j'avais déjà; mais vos leltres m'ont fait tant de plaisir ^
j*^ que j'en éprouve un sensible soulagement. Je remercie Dieu de ce &*,
*£ qu'il vous donne la santé pour travailler à sa gloire autant que yous #4}
faites , et pour êlre utile à un si grand nombre d'âmes. J'en éprouve >»><*
«vjj Une très-grande consolation. Malgré cela , je voudrais bien vous voir 2,*
3 tETTRE XVH 39
ici; comme il n'a pas plu où vous étes,jil sera biea impossible que le pays ne soit pas très-mal sain. Je ne sais comment il se fait que vous %£ préférez y rester, plutôt que de venir chez nous, à moins que le Seigneur, qui tonnait les besoins, n"ait donné un tel temps pour vous mettre à même délie utile à ces âmes, auxquelles vous aurez nécessairement fait produire de grands fruits.
2. J'avais oublié de vous dire dans celle lettre combien j'ai été contrariée que ce fût le frère Ferdinand de Médina qui donnât l'habit à notre religieuse. Je ne sais d'où peut venir à celle petite prieure la tentation de contenter ces mitigés. Par celte lettre de frère Ange, vous verrez qu'ils savaient déjà que vous deviez venir avec voire sœur. J'ai élé fort contente que vous ne l'ajez pas fait. Maintenant nous pouvez très-bien venir. J'ai déjà écrit à Ardapiile pour l'engager à s'arranger pour venir avec vous. Je lui en donne de forts motifs. Lorsqu'il ne le voudrait pas, il faudra bien qu'il s'y décide, il ne peut pas moins faire.
3. J'ai déjà pensé que ma flile, .Marie de Saint-Joseph, conviendrait très-bien pour me soulager ; elle a une belle écriture, de grands talents, et assez de gaieté pour m'en donner. Dieu pourra la décider à faire profession. Gomme les jeunes ne doivent pas trop se plaire à la coni-
^d pagnie des vieilles, je m'étonne que vous, mon père, ne vous lassiez pas de moi. Dieu le permet aGn que je puisse supporter la vie , avec la mauvaise sanlé qu'il me donne, sans aulre contentement que
>*<* celui qui me vient de vous. Je crois aussi qu'en recevant les bienfaits
js^ de Dieu , et en l'aimant véritablement, on ne doit pas manquer de se réjouir avec ceux qui désirent aussi le servir.
k. Je serais fort contrariée qu'Ardapille vint me casser la léte avec son histoire de l'Incarnation. Je vous ai fait demander si, en vertu de ses pouvoirs , il peut me faire une obligation de l'entendre ; vous ne
2^ me répondez pas. Sachez bien que je ferai tout ce que je pourrai pour ne pas le faire. Sans confesseur , ce serait folie ; à plus forte raison ,
p^îj sans le changement d'obédience. Mais s'il m'en fait une obligation sous
^^ peine de péché, je vois alors ce que je peux faire. De grâce répondezmoi d'une manière positive: Que ferai-je? que puis-je faire? ce na sont pas des choses à permettre quelque obscurité. Puis recommandez-moi
toujours bien à Dieu. Voilà que je suis vieille et bien épuisée, quoi- ^
qu'il n'en soit pas de même de mes désirs. Je ne manquerai pas de ^5;
laire vos compliments à nos sœurs. Je désirerais savoir si vous vien- feS
drez avec le prieur de Mancère. Franchement, il me semble que vous g *j
perdez votre temps où vous êtes, et ce sera encore pis à l'avenir, puis- »**
que vous n'aurez plus à prêcher. )&m
5. Quel train n'ont pas fait les autres avec les cent réaux I Voyez, mon père, s'il est nécessaire de faire attention à tout dans ces visites î
Comme il vient un aulre prélat, il importe qu'il ne puisse trouver à ^
%'■■■ redire sur rien: cela m'a fait de la peine. Celle qui a donné cette &^
J£.J somme, chargée de tout régler, pouvait bien ne pas négliger d'en tenir jg|j
*j 40 LBTTRB XVIII.
compte. Frère Anloine n y est pour rien, si ce n'est qu'en nie louchant, si peu qu'il louche mon Paul, je ne puis le souffrir, quoique pour moi, b cela ne me fasse rien. Dieu vous garde, mon père, il me fait une j; grande grâce en permettant que, malgré tant de travaux, votre santé U soit aussi bonne que me le disent ces pères. Qu'il soit à jamais béni I K Dona Guiomar sera bien contente de la lettre. Elle se porte bien. Nous i sonmes le 14 mai, et moi,
\ La véritable fille de votre paternité,
1 Thérèse de Jésus.
6. Dieu veuille que tout ce que je viens de vous écrire ne me rende ; pas malade, comme ce que j'ai écrit à Malagon. Ce aue je vous dis ne regarde en aucune manière ce monastère, j'entends celui de Villeneuve; si les franciscains y prennent intérêt, ils sauront bien aider les religieuses à trouver des aumônes, ils s'y entendent. Vous avez raison, . '■"mon père, c'est une rude chose que de tenir dans ces petits endroits. C'esi**-1 Madrid qui est important. Tout est bien disposé pour un prochain dénouemeiîr-'. ^Regardez-le comme un point important, aussi bien que de donner quelque attenTïotf tr*- ■> lluerta. Quand nous nous verrons, nous y mettrons ordre. ~"~ - .
notes. ^"-*r .
L'original île celle lettre, qui fut écrite d'Avila, le dans la maison de messieurs llelgucros de la Biniez.
Au même P. Fr. Jérôme Gracian de la Mère de Dieu. (Onzième. ...) 1. — Jésus soit avec vous, mon père. Ce père est sur le point de par. ij,-. Je ne pourrai donc pas vous écrire longuement. Je suis bien fâcher- e qu'on ne m'ait pas prévenue hier de son départ. Je vais mieux, et moit bras aussi. Dans les explications que vous avez eues avec Calon, je\ suis scandalisée de la manière inconvenante dont il vous a parlé d'une chose qui n'est encore qu'en projet. S'il était aussi méchant qu'il s'en donne l'air, les jésuites ne se seraient pas ainsi mis en quatre pour le conserver. Je suis bien aise que vous n'ayez pas envoyé ma lettre à Séville, car, je vois maintenant qu'il n'y a pas mieux que d'user envers eux de toute la déférence possible. Nous leur avons réellement de grandes obligations et nous sommes encore redevables à plusieurs d'entre eux ; il m'a semblé que ce père est peu au courant : je ne voudrais donc pas que vous entrassiez troD dans les détails avec lui.
2. On m'a écrit aussi de Tolède qu'on s'y plaint beaucoup de moi. La vérité est que j'ai fait tout ce que j'ai pu et même plus que je ne devais. Je ne leur connais pas d'autre sujet de se plaindre de vous et de moi, que les précautions que nous avons prises pour ne pas leur déplaire. Je suis persuadée que, si nous n'aviaas eu en yue que Dieu seul et les intérêts de sa gloire, dans une affaire qui demandait une si prandi . mêlé d'inle ition, tout serait déjà pacifié, et nous serions les
rf
fr* fr*
fr*
14 mai t?w<.\ s est conservé
fr*
fr*
fr*; fr* »><t fr*
fr-*, fr*.
fr*
fr*
l Ea
uiwmmmmmm^