‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 276 sur 448 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

Des imperfections communes aux commençants, à l'égard du secotid péché capital, savoir, l'avarice prise dans un sens spirituel.

Un grand nombre aussi de ceux qui commencent sont infectés du poison de l'avarice spirituelle. A peine les verrez-vous jamais contents des dons de Dieu; ils se désolent et se plaignent de ce qu'ils ne trouvent p;is dans les choses spirituelles la consolation qu'ils désirent. Quelquesuni ne cessent de demander des avis, et ne se lassent jamais de recevoir des principes spirituels. Ils lisent tous les livres qui traitent de cette matière, 'et ils y niellent plus de temps qu'à faire le bien, n'ayant nul égard à la mortification cl à la pauvreté d'esprit, à quoi néanmoins ils devraient s'étudier.

Plusieurs encore se chargent d'images et de croix d'une grande propreté et d'un prix considérable. Tantôt ils quittent les unes et prennent les autre- ; tantôt ils les changent et puis ils les reprennent; tantôt ils en veulent d'une façon, lanlôl d'une autre; ils aiment mieux cellesci, à cause de leur rareté et de leur valcui , que celles-là. Vous en verrez d'autres garnis A'Agnus J)ci, de reliquaires, de médailles, comme

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