‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 29 sur 448 · XIX · texte numérisé non relu

XIX

Que l'Esprit-Saint soit avec vous, mon père , et qu'il vous donne la force de livrer celte bataille; car dans le lemps où nous sommes, il en est peu que le Seigneur cxpc/sc ainsi à toute la furie des démons et du monde. Que son nom soit béni de ce qu'il a voulu que vous méritiez tant et tant à la fois ! Je vous dis que si la nature n'était pas si sensible, la raison nous fait bien voir combien il nous est avantageux d'à-

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voir la liberté d'esprit. Je suis consolée en voyant que vous n'appréhendez pas d'excommunication, bien que je n'aie jamais eu de raison pour y croire.

NOTES

On était allé à Volladolid pour intimera Gracian l'excommunication du nnnee Séga. Gracian se trouvait absent, et on la signifia à un autre en sa place. Gracian et les déchaussés furent atterrés de ce revers. La Sainte lui dit de s'en réjouir et de faire bon cœur contre fortune. Les apôtres avaient fuii ainsi. ^

Que Dieu vous garde, mon père , et me fasse la grâce de vous voir quelque jour tranquille , ne fût-ce que pour vous reprendre afin de souffrir de nouveau. Toutes les sœurs se recommandent beaucoup à vous. Dieu veuille que vous répondiez à tout, puisque vous êtes redevenu Biscayen. Je vois bien que j'ai eu déjà des occasions de souffrir, mais dans celle où je suis il paraît qu'il ne doit y avoir aucune mesure.

NOTES

Ceci fut écrit dans les mêmes circonstances que ce qui précède. Les tribulations étaient grandes. La Sninie témoigne sa compatissance au P. Gracian, qui est dans les peines. Elle lui souhaite un peu de relâche; mais, puisqu'il est redevenu Biscayen, elle en attend de grandes choses. Il est redevenu Biscayen. Qu'est ce à dire ? Silius Italiens dit des Biscayens : Canlabcr ante omîtes hîemisqtte, œstusque, famisque invic- (tts palmam ex onmi ferre labore. Les Biscayens sont invincibles. Leurs bannières sont glorieuses et elles ne reculent jamais.

Je suis inquiète et affligée au sujet de ces deux âmes ; que Dieu en prenne soin. On dirait que toutes les furies de l'enfer se sont réunies à Séville pour y tromper et aveugler ceux du couvent et les autres. Vous saurez, mon père, que toute la grande affliction que j'éprouvai lorsque vous m'annonçâtes ce procès , venait de ce que je prévoyais ce que je vois maintenant, que l'on accuserait Paul de quelque chose, et celte méchante vicaire s'est toujours prévalue de grands témoignages. Il y avait déjà du temps que j'étais dans cette peine. O Jésus ! que m'esl-il donc arrivé! en comparaison de ce malheur tous mes autres ne sont rien. Dieu nous dit à bon droit combien nous devons faire peu de cas de toutes les créatures, quelque bonnes qu'elles soient, et que nous avons besoin de prudence et non de trop de simplicité. Dieu veuille que Paul et moi nous profilions de cette leçon.

NOTES

Il s'asit dans cet écrit d'une bourrasque qui s'éleva au couvent de Séville, par la simplicité de deux religieuses, dont l'une avait été vice prieure très-peu de temps. La Sainte a parlé de celte affjire dans d'autres lettres.

Notre Isabelle est devenue un ange. Louer Dieu est la condition et le bonheur de cette créature. Le médecin sortait aujourd'hui par une pièce où elle se trouvait; il n'a pas coutume d'y passer. Comme elle s'est aperçue qu'il l'avait vue, quoiqu'elle ait été très-prompte à courir, elle s'est crue excommuniée et elle se désolait, disant qu'on allait la renvoyer de la maison. Elle nous donne bien du conlcntement, et toutes l'aiment grandement et avec raison.

27i LETTRE XXIV.

Mon Isabelle fait lous les jours des progrès. Dès que je parais aux récréations, ce qui n'arrive pas souvent, elle laisse tout et se met à chanter : La mère fondatrice vient à la récréation , dansons , chantons, réjouissons-nous. Gela dure un moment. Quand ce n'est pas l'heure de la récréation, elle est tout entière à son petit Jésus, à ses bergers et à son travail qui est pour louer le Seigneur, et à ce qu'elle dit qu'elle pense dans sa cellule. Elle me dit qu'elle se recommande à vous et que vous la recommandiez à Dieu. Elle désire vous voir, mais non madame dona Jeanne, ni aucune personne qu'elle dit être du monde. Elle me récrée beaucoup : toutefois cette lettre que j'écris ne me laisse guère le temps de la retenir.

NOTES

Il est question dans ces deux fragments d'une sœurdeGracian, à qui la Sainte avait donné l'habit, lorsqu'elle s'était présentée, encore enfant, à Tolède. IlIIo y lait l'éloge de sa bonne grâce, de ses talents et de sa vertu. Ce sérail en 1576, après son retour de l'Andalousie à Tolède, qu'elle aurait écrit ces éloges. Celte religieuse en a reçu bien d'aulresde la Sainte.

1. Quoique, sous un rapport, vous m ayez donné de grandes inquiétudes, sous un autre rapport vous me donnez une grande consolation ; car je sais avec quelle prudence vous êtes sorti de tant d'infamies. Je vous dis, mon père, que Dieu vous aime beaucoup et que vous l'imitez très-bien. Soyez dans la joie, puisque vous avez ce que vous demandez, des peines dont Dieu vous récompensera, car il est juste. Qu'il soit béni à jamais.

2. Quant à cette autre demoiselle ou dame , je ne puis m'empêcher de penser que c'est moins l'imagination que le démon qui la lient et qui la pousse à vous tendre ces pièges pour voir s'il pourrait vous y faire tomber, après l'y avoir prise elle-même. Vous avez donc besoin de beaucoup de prudence dans vos relations avec elle, et vous ne devez point aller chez elle , de peur qu'il ne vous arrive comme à sainte Marine, de qui, je crois, que l'on disait qu'elle avait un enfant, ce qui la fit beaucoup souffrir. Ce n'est pas le moment pour vous de souffrir de la sorte. Suivez mon pauvre conseil, écartez cette personne ; il en est d'autres pour prendre soin de cette âme , et vous en avez assez a qui vous devez être utile.

3. Faites attention , mon père , que si elle ne vous a pas donné cette lettre sous le sceau de la confession, ou en confession, ce serait un cas d'inquisition, et le démon a mille pièges. Déjà une autre y est morte pour le même cas, à ma connaissance. En vérité, je ne crois pas qu'elle l'ait donnée au diable, qui ne la lui aurait pas si tôt rendue , ni tout ce qu'elle dit ; mais je pense que c'est une hypocrite (Dieu me le pardonne), et qu'elle aime à traiter avec vous. Peut-être a-t-ellc pour cela inventé

ce moyen. Toutefois j'aimerais bien vous voir loin de là, pour couper court aux suites.

k. Mais que je suis malicieuse! on a besoin de tout en cette vie. Abstenez-vous de vous mêler de cela d'ici à quatre mois : considérez qu'il y a un grand danger. Qu'ils s'arrangent ; s'il y a quelque chose à dénoncer (je dis en dehors de la confession), donnez-en avis :je crains que l'affaire ne s'ébruite davantage et que vous soyez inculpé, parce qu'on dira que vous le saviez et que vous gardiez le silence; mais e vois que c'est une affaire de rien et que vous le savez.

NOTES

N. 1. Elle exhorte le P. Gracian à la paiience. On invenie contre lui mille calomnies; qu'il se rappelle Jésus-Chrisi calomnié et qu'il suive ses traces et son exemple. Ccsi un fourbe et un séducteur. Eli bien, dit saint Augustin : Hoc appellabatur nomine Jésus Chrhlus. 11 y en a malheureusement qui ne sont que trop dignes de ces qnalilicaiions.Les hypocrites sont ceux qui n'ont que la peau et les dehors des saints. Ce sont des loups jouant la vie innocente des agneaux.

N. 2. Voici la Sainte prononçant en maître sur une consultation, au sujet d'une femme équivoque. C'est une séductrice, dit-elle. Celte personne affectait des scrupules et des peines intérieures. On la prenait pour une lille, et elle était mère. On pourrait croire qu'il s'agirait ici de la savante de Sentie, qui parlait plusieurs langues ; mais la charité de la Sainte nous apprend à ne pas désigner la coupable.

Je bénis beaucoup Notre-Seigneur de ce qu'il vous donne, mon père, cette tranquillité et le désir de le contenter en tout. Celte connaissance qu'il vous donne à propos de choses si avantageuses est de sa part une grande miséricorde. Enfin, sa divine majesté proportionne les secours aux travaux, et comme ils sont grands, ses grâces le sont aussi. Que son nom soit béni à tout jamais.

NOTES

Les douceurs spirituelles du P. Gracian sont la récompense de ses travaux et de ses souffrances. Deo grattas, dit la Sainte. Vous y reviendrez, j'espère ; on n'y perd pas. Félicilation et encouragement.

Je dis, mon père, qu'il faut que vous dormiez. Voyez quels sont vos travaux , considérez que vous ne vous apercevez pas de l'affaiblissement de vos forces jusqu'à ce que la tête n'en puisse plus, et comprenez que votre santé est très-importante. Suivez en cela l'avis d'autrui pour l'amour de Dieu, et laissez les affaires, quelque nécessaires qu'elles soient, ainsi que l'oraison, pour dormir autant que vous en avez besoin. Ne me refusez pas celte grâce; car souvent le démon, remarquant de l'ébullilion dans l'esprit, nous représente des choses trèsimportantes pour le service de Dieu , afin d'emoêcher le bien par un côté, quand il n'y peut réussir par l'autre.

NOTES

Sainte Thérèse était la tète de la réforme; mais Gracian en était le bras droit. Sa conservation, sa santé même étaient d'une grande importance, il ménageait peu ses forces, et la Sainte était souvent obligée de le rappeler à la modération. Elle le fait ici d'une manière également louchante et agréable. Elle le condamne à dormir au-

27G LETTHE XXX.

lani que de besoin, aux dépens même de son àme et de l'oraison, quoiqu'elle pensai, ainsi que nous l'avons remarqué, qu'il en avait bon besoin.

Lecteur, ce qu'elle lui dit n'est pas pour vous. Vous demandez la recette pour ne pas succomber aux attaques de sommeil que vous causent ces notes opiacées? Aile» vous promener.

Paul s'est fait une idée sublime de la grandeur de Joseph ; il y a pourtant du plus et du moins dans tout ce qu'il fait , et nous ne voyons pas toujours combien l'intention est droile. Il faut donc user toujours de précaution, comme on fait dans les choses humaines , et nous fier peu à nous-mêmes. Comme vous allez rire, mon père, de ces simplicités, en songeant que je l'ai toujours dans ma pensée. D'autres soucis pourraient nous distraire de ceux-là , et je fais bien de les faire connaître, au moins rien n'est perdu.

NOTES

Elle a une grande idée de son Paul ; elle en parle beaucoup. A la fin, Gracian va s'en moquer. De peur que cela n'arrive, elle contrôle les intentions de Paul. L'intention est, dans l'action, de la première importance ; elle en est l'oeil. Si cet œil n'est pas simple, dit le Dieu de l'Evangile, tout le corps n'est que ténèbres. L'action est ce corps, l'intention en est l'âme. N'allez pas vous imaginer que l'action soitaulro chose que l'bomme agissant.

Je les aime tendrement. Je me réjouis donc lorsque vous m'en faites l'éloge et cela ne m'est pas moins agréable que si je le faisais moimême.

NOTES

Celte bonne mère, en recevant des louanges de ses filles, est contente comme si elle avait quelque part au bien dont on les loue. Voyez celle humilité ! si elles vont si bien, qui en esi cause ? Ce n'est pas Thérèse. Qu'a-l-elle fait pour les mettre dans la bonne voie? 11 faul respecter tant de vertu. ^^ ■

Que mon Paul est bien nommé 1 tantôt il est très-élcvé, tantôt il est abîmé au fond de la mer. Je le dis , il y a bien de quoi nous glorifier dans la croix de Notre-Seigneur.

NOTES

Son Paul est tantôt élevé jusqu'au cieux, tantôt précipité au fond de la mer. C'est un autre saint Paul, et Paul est bien son nom. H y a bien de la gloire à moissonner, dit-elle, sur la croix de Noire-Seigneur. Il y en a d'autant plus qu'on en moissonne peu.

Je suis certaine que le démon ne manquera pas de chercher toutes les inventions qu'il pourra pour nuire à Elisée ; il fera bien de le tenir par les griffes. Je pense donc qu'il ne serait pas mal de ne pas prêter l'oreille à ces propos. Si c'est pour faire faire pénitence à Joanés, Dieu lui en a fait faire et lui en fait faire assez. Ce qu'il fit, il ne le fit pas 6eul, cl les trois qui durent le lui conseiller ne tardèrent pas à le payer. Joseoh assura alors que Clément était innocent : que s'il était coupa-

rassBsns^^

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1ETTRES XXX1-XXXIJ. 277

bip, c'était par faiblesse , et qu'il était en repos où on l'avait envoyé, et avant qu'on ne l'eût inquiété, Joseph me l'avait prédit. Laurence no sut rien de Joseph ; elle ne l'apprit que par le^ruit public. Je ne crois pas que Joseph dise ses secrets de cette manière ; car il est très-prudent. Je pense donc que c'est une invention.

Cet écrit parait avoir élé fait vers l'an 1577.

La Sainte disculpe ici Gracian, devenu, à Séville, où il s'était rendu pour apaiser les seconds troubles, l'objet de diverses calomnies et persécutions. Celui à qui la Sainte écrivait, si ce n'était Paul lui-même, était sans doute à portée de lui dire de sa part de tenir bon. Elle ne croit à rien de ce qu'on impute à ce père. Elle l'appelle Elizée et Joniiès. Il avait eu seulement le tort de donner dans un piège que trois individus, qui en furent bientôt punis, lui avaient tendu. Clément dnit être encore Gracian. Joseph ou Noire-Seigneur avait prédit àla Sainte ces disgrâces de son père ; mais depuis qu'il lésa éprouvées, il ne lui en a pas parlé. Elle n'en a eu connaissance que par la voix publique. Nôtre-Seigneur est trop prudent pour parler à Laurence ou à Thérèse par une voix aussi indiscrète que celle de la renommée. Ce qu'elle raconte est si incertain, que la Sainte n'hésite pas à regarder ces bruits sur Gracian comme des calomnies.

1. Je regarde comme une très-grande grâce de Dieu qu'au milieu de si grandes tempêtes, Paul ait trouvé le courage de si grandes déterminations; car une heure seulement dans un mois serait beaucoup, ayant tant d'occasions de perdre la paix. Gloire à celui qui la donne.

2. S'il fait ce traité , il ne me reste rien à désirer pour ma consolation. Tous les autres travaux après tout doivent avoir une fin ; s'ils n'en ont pas, peu importe. Prenez garde que je retiens cet écrit pour Io sommer de sa parole, s'il y manque.

3. Paul entre bien dans mes craintes, car tout ce qui m'en causait, c'est qu'il fit quelque chose qui ne fût pas la volonté de Dieu. A ce sujet Joseph a assuré à Angèle qu'il va bien et qu'il mérite de plus en plus.

NOTES

Elle fortifie Paul dans ses tribulations. C'est beaucoup pour un homme de soutenir de grandes peines et de gramls travaux seulement une heure par mois. Qui peut entendre le nombre 2 ?

H n'en est pas de même du 5 : Joseph est Noire-Seigneur ; et Angèle , Thérèse,

1. Je dis que Joseph a raison de vous laisser dormir, cela m'a fait plaisir. Lors de votre départ je vous le demandai en grâce , et je vous en priai comme d'une chose qui me paraissait nécessaire. Peu s'en faut que je ne croie que vous le faites pour moi ; et même je crois que cela vient tout de vous, pour métré tant tourmentée à vous le persuader. Peut-être avec le sommeil suffirez-vous à vos travaux. Je mets peu d'importance à ce que vous dormiez après , parce qu'en allant à matines et en vous levant matin, je ne sais plus si vous dormez assez.

2. J'ai trouvé très-bien portantes ma Marie de Saint-Joseph et toutes les sœurs. J'ai eu bien du plaisir de la voir, et de voir que toutes ces maisons vont bien. Je me suis rappelé la pauvreté dans laquelle elles ont commencé. Que le Seigneur soit toujours loué. Une novice de

s. th. m. 18

278 LETTRES XXXIH-XXXV.

bonne maison et de mérite vient de prendre ici l'habit. Elie a environ

deux cents ducats ; mais nous pensons qu'elle ne laissera pas tout à

la maison , parce qu'elle est très-allathée à ses sœurs; quoi qu'il en

soit, elle laissera une dot raisonnable, et avec ce que la prieure a

amassé, elles se trouveront des rentes presque suffisantes, puisqu'elles

veulent toutes en avoir ï . fjp*

NOTES

N. 1. Nouvelle exhortation à dormir, parce que les précédentes ont produit leur £J effet.

.V i. Mnrie de Saint-Joseph est une sœur de Gracian. La Sainte, en faisant une tournée dans ses maisons, l'a vue à son grand plaisir, et elle l'a trouvée très-bien, très-contente, et ses sœurs très-contentes d'elle. En comparant l'état où elle a trouvé

ses maisons à leurs petits et pauvres commencements, son âme s'est dilatée.

xxxin. ;; :;

Dans une autre lettre où elle parle d'une religieuse qu'elle a établie supérieure d'un couvent, elle dit : « Pour le gouvernement d'une maison il vaut mieux une religieuse de cette maison que toute autre du %% dehors. »

NOTES

Le conseil que donne ici sainte Thérèse de ne choisir aucune étrangère pour supérieure, ne doit regarder que le cas présent. II est certain qu'on en a usé autrement H dans certaines occasions, et que, dans les élections, des votes ont été donnés à des g:jK religieuses d'autres maisons.

Au sujet d'une religieuse dont la santé était très-mauvaise dans la maison où elle était et qu'on se proposait de transférer ailleurs pour voir si un autre climat lui conviendrait mieux , elle disait : « Quand il s'agit de la santé de l'âme, elle doit être préférée à tout ; mais ce principe ne doit pas s'étendre à la sanlé du corps; il aurait des inconvé- ! | nients et de très-grands. Du reste j'ai exposé, il y a quelque temps,

ceux qui en résulteraient. » £3

xxxv. Il

Si quelque frère séjourne dans votre maison, avertissez-le d'avoir peu de rapports avec les religieuses. Considérez, mon père, que cela est très-nécessaire. Je voudrais même que le licencié en eût moins ; car quoique tout cela soit très-bon , de ces bontés on prend occasion de bien des jugements malins, surtout dans ces petits endroits et même partout. Croyez , mon père , que tant que vous verrez que vos filles n'ont pas de ces entreliens particuliers et intimes, quoiqu'ils soient très-saints , tout en ira mieux, même pour la tranquillité de l'intérieur de la maison. Je voudrais bien que cela ne fût point oublié. j\-:

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