LIVRE II. CHAPITRE I
de peur qu'accablés du fardeau de leurs peines, ils ne recherchent les plaisirs du monde.
Quelquefois il se cache à ceux qui sont encore trop faibles en la vertu , afin de leur donner sujet de s'exercer plus fortement en son amour ; car s'ils ne souffraient pas ces sortes de rebuts , ils n'apprendraient pas à s'approcher plus près de lui par la force de l'amour. Mais quoique Dieu conduise bientôt à l'union de l'amour les âmes qui doivent passer à cet état si heureux et si relevé, il les laisse communément longtemps dans ces aridités, comme l'expérience le montre. Mais c'est assez parler de celte première nuit, il faut traiter maintenant do la seconde.
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