‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 37 sur 448 · LETTRES I.XI-LXII · texte numérisé non relu

LETTRES I.XI-LXII

joard'hui à noire père vicaire. En égard à la pauvreté de Votre Révéreuce, j'ai bien tort de vous charger de tant de ports de lettres, mais je ne puis faire autrement. De grâce, madame, envoyez celle lettre qui est pour vous, avec celle qui est à son adresse, à mon frère, afin qu'il sache que le P. Nicolas est ici et qu'il est arrivé hier soir. Je me recommande à la mère Marie de Saint-Jérôme. Dites-moi, madame, comment vous êtes maintenant. Rappelez-moi dans le souvenir d'Isabelle de Saint- Paul, de Thérèse et des autres. Que Dieu les rende saints ; qu'il soit avec vous, madame. En tout cas, faites-moi parvenir la réponse du vicaire et de mon frère, comme je vous l'ai dit d'autres fois. Si le père vicaire est en course, vous direz où il est allé et vous me renverrez les lettres.

C'est aujourd'hui le 16 avril.

NOTES

L'original de ce fragment se trouve chez les religieuses de Calahorra ; la date est du 16 avril 1580 à Tolède.

Le vicaire éiait fr. Ange de Salasar. On voit dans cet écrit le jour où Doria arriva à Tolède, après avoir apaisé les troubles de Séville. On est toujours curieux de connaître les pas et démarches des hommes importants. Marie du Christ n'a rien fait de plus marquant que d'avoir donné sa démission de prieure d'Avila, pour ouvrir à la Sainte l'entrée de cette place, pour laquelle elle quiita Soria l'année suivante.

Pour la mère Agnès de Je'sus, prieure de Médina del Campo. Ma fille, je suis bien affligée de la maladie de celte sœur; j'y ai envoyé frère Jean de la Croix pour la guérir. Dieu lui a accordé le don de chasser les démons des rjossédés. 11 vient de chasser ici d'Avila trois légions de démons, et leur ayant commandé de la part de Dieu de dire leurs noms, ils lui ont obéi à l'instant.

NOTES

Il conste par la vie de saint Jean de la Croix (|u'il avait un pouvoir particulier sur les dénions : ce fait d'Avila y est mentionné. Lorsqu'il arriva à Médinc, où se trouvait la malade dont il s'agit ici, le saint reconnut que c'éiait chez elle un mal d'imagination et de mélancolie.

Pour la vénérable mère Catherine de Jésus-Christ, religieuse du même couvent et fondatrice de Soria.

Ma fille, et madame, celui que Dieu aide est bien plus vaillant que celui qui se lève de grand malin. Vous avez été reçue dans celle maison, au grand conlenlement de toutes ces sœurs ; j'aurais voulu vous donner l'habit avant de partir , mais c'est impossible : je partirai de

grand malin.

Votre servante,

Thérèse de Jésus.

notes.

Ce billet est daté du 5 oclobre 1571. Cette religieuse, si célèbre dans la suite par ses grandes vertus, prit l'habit le lendemain, c'est-à-dire le t> octobre. Après avoir fondé le couvent de Soria , elle termina sa sainte carrière dans celui de Barcelone.

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