VÏ
qucr les traits de son visage, ni de les exprimer. De même elle se donne sans cesse du mouvement par la continuation de ses actes, et elle empêche Dieu d'en achever tous les traits. L'âme doit donc se convaincre de cette importante vérité, qu'encore qu'elle ne s'aperçoive pas qu'elle marche en la vertu, elle fait néanmoins plus de chemin que si elle marchait elle-même. Comme Dieu la porte entre ses bras, elle ne sent pas le chemin qu'elle fait : comme il opère en son cœur, elle ne voit pas son opération, parce que ses puissances ne sauraient la découvrir. Elle doit donc se mettre entre les mains de Dieu et se fier à sa conduite; elle avancera sûrement et elle n'aura nul danger à craindre.