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QUATORZIÈME ET QUINZIEME CANTIQUES
effet ce que saint Paul écrit de la enarité : Elle est patiente, dit-il, elle est douce; elle n'est point envieuse, ni dissimulée, ni superbe; elle n'est point ambitieuse , elle ne cherche point son intérêt , elle ne se met point en colère; elle ne soupçonne point le mal, elle ne se réjouit point de l'injustice; mais elle se pluit dans la vérité , elle tolère tout , elle croit tout , elle espère tout, elle supporte tout (I Cor., XIII, k, 5, 6, 7).
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QUATORZIÈME ET QUINZIÈME CANTIQUES
Mi amado, las montanas,
Los valles sohtarios aeuiorosos,
(.os insulas estranas,
Sos rios sonorosos
Et sivo de Ios ayres amorosos.
Mon bien-aimé est comme les montagnes,
Comme les vallées solitaires et pleines de buis,
Comme les îles étrangères,
Comme les fleuves qui coulent avec bruit
Comme le souffle des doux zéphirs. ',
La noche sossegada, • ••
Lu par de los leuantesdel aurora,
La musica callada,
La soledad sonora,
La cena que recréa, y enamora.
Il est comme une nuit tranquille
Qui approche de l'aurore naissante;
Comme une musique sans bruit,
Comme une solitude harmonieuse.
Comme un souper qui récrée et qui attire l'amour.
Avant que de commencer l'explication de ces deux cantiques et des suivants, il est bon de savoir que ce vol spirituel , dont nous venons de parler, met l'âme dans un état où Dieu lui communique des vertus et des connaissances extraordinaires. Elle ne sent plus les inquiétudes d'un amour mal satisfait ; elle goûte les douceurs d'un amour content et paisible. C'est là encore où Dieu donne aux âmes toutes sortes de biens spirituels : aux unes plus , aux autres moins ; à quelques-unes d'une façon, à quelques autres d'une autre manière.
Je dis maintenant que l'âme volant, pour ainsi parler, sur les eaux des soins empressés de l'amour, comme la colombe volait sur les eaux du déluge, et ne trouvant pas où se reposer, Dieu, son père, lui a tendu la main, par sa bonté et par sa miséricorde, et l'a reçue dans l'arche, je veux dire dans le sein de sa charité.
Mais il est nécessaire de considérer que, comme il y avait dans l'arche de Noé un grand nombre de loges et une grande quantité de vivres, de même on trouve dans le sein de Dieu plusieurs demeures et plusieurs dons surnaturels qui servent de nourriture à l'âme, et qu'elle goûte avec des consolations admirables. Surtout elle est nourrie d'un amour parfait, que la jouissance de Dieu fortifié continuellement. Cependant, quoiqu'elle reçoive avec une abondance inexplicable toutes les faveurs dont elle est capable, néanmoins elle ne voit pas Dieu dans son essence. Or, elle expose en ces cantiques tous ces bienfaits. Mon bien-aimé est comme les montagnes.
C'est-à-dire, mon bien-aimé est comme les montagnes, haut, grand, beau, agréable, couvert de fleurs odoriférantes et de fruits très-savoureux.
Comme les vallées solitaires et pleines de bois.
Il a quelque chose de semblable aux vallées qui sont tranquilles , agréables, fraîches, ombragées, pleines de fontaines d'eau douce, d'arbres fruitiers, et d'oiseaux qui chantent perpétuellement. La solitude
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G90 EXPLICATION DES CANTIQUES SPIRITUELS
et le silence y régnent, et donnent du soulagement et du repos à ceux qui les habitent.
Comme les îles étrangères.
Les îles étrangères sont environnées de mer, éloignées du commerce des hommes , fertiles en animaux et en plantes inconnues au peuple ; agréables à ceux qui les voient, et dignes d'admiration, tant il j a de choses rares. L'âme compare Dieu à une ile étrangère ; il est environné de tous côtés des grandeurs de sa majesté, inaccessible à la faiblesse des hommes , fécond en biens infinis , délicieux à ceux qui le connaissent, admirable en ses desseins et en ses œuvres, d'une excellence si impénétrable, que ni les hommes , ni les anges ne peuvent la comprendre; ils découvriront même de nouvelles perfections pendant toute l'éternité; c'est pourquoi il leur paraîtra toujours étranger et inconnu. L'épouse passe à une quatrième comparaison ; Comme les fleuves qui coulent avec bruit. Les fleuves rapides et débordés ont trois propriétés principales : ils inondent tout ce qu'ils rencontrent en leur course; ils remplissent les lieux bas où ils passent ; le bruit qu'ils font surpasse le bruit qu'on entend ordinairement dans les campagnes. L'âme trouve les mêmes qualités en son bien-aimé, et, pour cette raison, elle les compare aux grands fleuves. En effet, elle est tellement inondée du torrent des grâces divines et des faveurs du Saint-Esprit, qu'il lui semble que tous les fleuves du monde vont fondre sur elle, sur ses passions et sur ses actions. Toutefois, la violence de ces fleuves ne la tourmente pas : ce sont des fleuves de paix : Je ferai couler sur elle, dit-il, par le prophète Isaïe, un fleuve de paix et un torrent de gloire {Isa., LXVI, 12j , pour combler l'âme de tranquillité et d'honneur. L'âme connaît aussi, par sa propre expérience, que cette eau divine remplit le fond de son humilité et le vide de ses passions , suivant ces paroles de saint Luc : // a comblé de biens ceux qui étaient pressés de la faim (Luc, I, 53). Enfin , elle entend sa voix spirituelle , mais voix qui surpasse toutes les autres voix (Joan., XII, 28, 29). Pour donner quelque idée de sa force, je dis que la voix ou le bruit de ces fleuves sacrés signifie que l'âme est si pleine des grâces de Dieu , et armée d'une puissance si grande , qu'elle se persuade que c'est, non le bruit des rivières débordées , mais le fracas des tonnerres les plus violents. C'est néanmoins une voix spirituelle qui ne fait pas un son matériel et fâcheux , mais qui porte dans l'âme la grandeur, la force , les délices et la puissance (Caïd., H, 14). Pour cette cause , le Saint-Esprit descendit sur les apôtres avec un bruit éclatant, afin qu'il marquât extérieurement les effets qu'il venait de produire en leurs âmes. Saint Jean rapporte aussi que tandis que Notre-Seigneur parlait aux Juifs qui le persécutaient , il vint une voix du ciel pour fortifier intérieurement sa très-sainte humanité, et que le peuple qui avait entendu cette voix , disait que c'était un coup de tonnerre ; les autres disaient que c'était un ange qui lui avait parlé.
On apprend de là que la voix spirituelle et intérieure est l'euet de la voix extérieure, puisque lune frappe les oreilles, et que l'autre passe jusqu'au cœur. Mais quoiqu'elle soit d'une vertu infinie, elle s'accommode à la portée de chaque personne pour lui inspirer la force, le courage , le plaisir divin qui peuvent contribuer à son bonheur. Dans celte vue, 'l'épouse priait son Epoux de lui faire entendre sa voix, parce qu'elle est pleine de douceur et d'agrément. Comme le souille des doux zéphirs.
L'âme propose ici deux choses : les vents et leur souffle. Ces vents aimables expriment les vertus et les grâces de son bien-aimé, lesqucl-
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QUATORZIÈME ET QUINZIÈME CANTIQUES
les, par le moyen de l'union de l'Epoux , passent jusqu'à l'âme, et lui sont communiquées par la connaissance affectueuse qu'elle a de lui. Le souffle marque la sublime et douce connaissance de Dieu, laquelle éclaire l'entendement et fait glisser dans le cœur le plus grand plaisir que l'âme puisse recevoir.
Comme le vent fait deux choses, qu'il touche le corps et qu'il fait du bruit, de même la communication de l'Epoux produit deux effets : elle touche la volonté d'un plaisir très-doux, elle verse dans l'entendement une connaissance très-claire. Mais alors l'entendement reçoit cette connaissance d'une manière passive, sans opérer de lui-même naturellement.
C'est, selon ses principes, que quelques théologiens estiment que notre père saint Elie a vu clairement Dieu dans le souffle de ce petit vent qu'il sentit à l'entrée de la caverne où i! était, sur le mont Oreb. Ce souffle, qui (laite doucement l'oreille, représente encore la révélation que Dieu fait à l'âme des vérités divines, sans y employer les sens. C'est pourquoi saint Paul assure qu'il a reçu par l'ouïe les admirables connaissances dont il écrit aux Corinthiens. J'ai entendu, dit-il, des paroles ineffables que les hommes ne sauraient exprimer (III Reg., XIX, 12, 13). Quelques-uns conjecturent de là qu'il a vu l'essence divine comme notre saint patriarche Elie.
Véritablement comme la foi, selon le même apôtre, vient de Vou e, de même on connaît Dieu présentement par l'ouïe spirituelle, parceï que cette connaissance entre dans l'âme par l'ouïe {Rom,, X, 17). Le prophète Job nous le fait comprendre par celle expression : Mon Dieu, ditil, je doms ai entendu de mon oreille, etmonœilvous voit maintenant (Job., XLII, o). Ce qui signiGe qu'entendre de l'oreille de l'âme, c'est voir de l'œil de l'entendement. Passons au quinzième cantique Comme la nuit tranquille.
Lorsque l'âme prend son sommeil spirituel dans le sein de Dieu, elle jouit d'un repos fort tranquille, et elle reçoit en même temps une connaissance de Dieu très-profonde, mais très-obscure ; c'est pourquoi elle compare son bien-aimé à une nuit calme et paisible
Qui approche de l'aurore naissante.
Elle dit encore que cette nuit est, non pas une nuit obscure, mais une nuit où l'aurore commence à paraître; parce que l'âme possède celte paix dans la lumière qui lui découvre Dieu de telle sorte que l'entendement est élevé, avec une admirable douceur, à la connaissance du Créateur. L'Epouse appelle cette lumière l'aurore qui se lève, c'est-à-dire le crépuscule du matin; car l'esprit tranquille sort des ténèbres de son intelligence naturelle, et entre dans la lumière surnaturelle de la connaissance deDieu, non pas tout à fait claire, mais un peu mêlée d'obscurité, comme est la nuit dont les ténèbres commencent à se dissiper aux approches de l'aurore. On peut dire que l'entendement est alors semblable à un homme qui voit la lumière en s'éveillant. Le Prophète semble parler de cette connaissance quand il dit : J'ai veillé, et je suis devenu semblable à un passereau qui demeure seul sur le toit d'une maison [l'sal. CI, 8) ; comme s'il disait qu'il s'est élevé au-dessus des créatures, demeurant seul dans une sublime contemplation. En cet état, comme ce petit oiseau se tient d'ordinaire dans les lieux les plus hauts, comme il tourne le bec vers le vent, comme il est communément seul, comme il se plaît à chanter, comme il n'a point de plumes d'une couleur particulière, de même l'âme demeure dans la plus haute contemplation, tourne ses affections vers Dieu, se sépare des créatures, chante avec plaisir les louanges de son Epoux, ne reçoit les couleurs particu-
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EXPLICATION DES CANTIQUES SPIRITUELS
lières d'aucune chose, c'est-à-dire qu'elle n'a rien de sensible, parce qu'elle est tout abîmée dans la contemplation de Dieu. Comme une musique sans bruit.
L'âme voit, dans celte divine lumière, les effets admirables de la sagesse de Dieu, lequel a disposé les créatures de telle sorte, qu'elles se rapportent toutes à lui, et que chacune d'elles chante les grandeurs de son Créateur. Ce concert harmonieux paraît à l'âme mille fois plus doux que les concerts du monde les plus agréables. Elle l'appelle une musique sans bruit, parce que c'est une connaissance paisible où elle goûte la douceur de la musique et le repos du silence. Mais pour donner un nouveau jour à sa pensée, elle compare encore son Epoux à une solitude harmonieuse.
Comme une solitude harmonieuse.
Ce qui signifie presque la même chose; car, quoique celte musique ne se fasse pas entendre aux sens et aux puissances matérielles de l'âme, néanmoins c'est une solitude qui fait du bruit à ses puissances spirituelles. En effet, comme ces puissances sont vides des images et des représentations matérielles des objets extérieurs, elles laissent à l'âme la facilité d'entendre cette voix spirituelle qui chante les perfections de Dieu, et que saint Jean entendit autrefois, comme un son de musiciens qui jouaient de la harpe (Apoc, XIV, 2). Cette voix est spirituelle; c'est l'esprit qui l'entend, c'est la connaissance qu'il a des louanges de Dieu, que les bienheureux chantent continuellement avec une harmonie charmante. Et comme chacun d'eux chante selon la mesure des dons qu'il a reçus de son Créateur, de même l'âme remarque dans chaque créature un langage particulier qui exprime les grandeurs de Dieu; et ainsi toutes ensemble chantent mélodieusement ses louanges. Et parce que l'âme se nourrit de ces délices sacrées, elle ajoute : Comme un souper qui récrée et qui attire l'amour.
Les grands repas récréent les amants, ils les rassasient, et ils augmentent leur amour. L'Epoux sacré fait en l'âme ces trois effets; le symbole de la vision béaliflque de Dieu, parce que c'est la fin de tous les travaux des hommes, et le repos éternel des âmes bienheureuses. L'Epouse trouve à proportion dans la connaissance et dans la possession de son bien-aimé pendant cette vie, la fin de ses peines et le repos qu'elle cherchait; elle est rassasiée de ses délices, et consumée des fjammps de son amour.
SEIZIEME CANTIQUE
Nueslro lecuo florido.
De cuevas de Icônes enlaçado;
En purpura tenido,
De paz edilicado,
Con mil escudos de oro coronado.
Notre lit est couvert de fleurs,
Entrelacé de cavernes de lions,
Teint de pourpre,
l'ail sur la paix.
Couronné de nulle boucliers d'or.
L'Epouse récite, en ce cantique, les riches dons et les éminenles vertus dont elle est ornée dans son union avec son Epoux divin. Elle dit qu'elle n'est en quelque façon qu'une même chose avec lui, et qu'elle est toute ardente de charité, toute remplie de paix, et toute pénétrée de Dieu autant qu'il est possible en ce monde. Notre lit est couvert de fleurs.
Ce lit tout semé de fleurs ne signiûe autre chose que le cœur et l'a-
SEIZIEME CANTIQUE
mour de l'Epoux divin à qui l'Epouse est unie. Les vertus-, les grâces et les autres dons qu'elle y puise, sout le-s fleurs qui ornent ce lit et qui parfument l'âme de leurs- odeurs. L'Epouse sainte use de cette expression dans les Cantiques : Notre lit, dit-elle, est plein de fleurs (Çant., I, 15). Elle dit notre lit, parce que les mêmes vertus, le même amour elles mêmes plaisirs lui sont communs avec son divinEpoux; puisque, comme il parle lui-même dans les Proverbes, son plaisir est d'être avec les hommes (Prou., VIII, 31). Ce lit est parsemé de fleurs, parce que les vertus de l'âme sont parfaites en cet état, et fleurissent dans les bonnes œuvres. Mais de plus, ce lit est une retraite fort assurée; c'est pourquoi elle ajoute :
Entrelacé de cavernes de lions.
Elle veut dire que les vertus qu'elle possède ont quelque ebose de semblable à la caverne d'un lion. Car, comme les bêles, craignant la colère et la force de cet animal, n'osent en approcher, de même le monde, la chair, le démon, les passions, les autres ennemis de l'âme, n'osent approcher de ces vertus à cause de la puissance du divin Epoux qui a établi là sa demeure. Car le démon tremble à la vue d'une âme parfaite que Dieu occupe sans discontinuation. Le monde, la chair, les passions, les viees n'y peuvent entrer, parce qu'ayant renoncé à toutes ces choses, elle leur a fermé l'entrée, et n'est plus possédée que de son Epoux qui la défend de leurs attaques.
Ce sont les grands avantages que l'Epouse décrit dans les cantiques sacrés, et qu'elle désire de tout son cœur. Qui me fera, dit-elle , cette grâce, mon frère, que je vous trouve dehors lorsque vous sucerez les mamelles de ma mère , que je vous donne un saint baiser, et que personne après cela ne me méprise {Cant., VIII, 1 ? Ce saint baiser est l'union dont nous parlons, et qui fait, par la vertu de l'amour, quelque espèce d'égalité entre Dieu et l'âme, laquelle veut pour celte cause posséder son Epoux comme frère, afin de signifier celte égalité. Elle désire qu'il suce les mamelles de sa mère, c'est-à-dire, qu'il consume et détruise les passions et les défauts qu' elle a reçus d'Eve, sa mère; elle souhaite de le trouver dehors, c'est-à-dire, de s'unira lui sans attachement à aucune créature; elle est persuadée qu'en cet état personne ne la méprisera, c'est-à-dire, que ni le monde, ni la chair, ni le démon ne lui feront point de peine.
Alors l'âme vivra dans une profonde paix et dans de perpétuelles délices. Alors ses vertus porteront eu tout temps des fleurs et des fruits, et rempliront le monde de l'odeur de mille bons exemples. Alors elle sera revêtue de cette pourpre qui figure la charité consommée. C'est pourquoi elle dit:
H est teint de pourpre.
En effet, la poupre est, selon les oracles divins, la marque de la charité. Ce lit est de couleur de pourpre, parce que toutes les vertus et tous les dons de l'âme sout fondés sur la charité de son Roi céleste, et ne pourraient sans elle se conserver. Toutes ces vertus ensemble; et chacune d'elles en parliculier, enflamment sans cesse l'âme de l'amour de Dieu, et l'excitent à faire tout le bien qu'elle peut, et à concevoir à chaque moment un nouvel amour pour son bieu-aimé. Mais outre cela, ce lit est fondé et élevé sur la paix, il est fait sur la paix.
Celle expression signifie que l'âme en cet état est paisible, douce et forte, parce que les vertus qu'elle possède lui communiquent la paix, la douceur et la force. De plus, ce lit est couronné de mille boucliers d'or :
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Il est couronné de mille boucliers d'or S. TH.
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694 EXPLICATION DES CANTIQUES SPIIUTCELS
Ces mômes vertus et ces mémos faveurs île Dieu sont autant dp boucliers qui couvrent l'âme contre les attaques de ses ennemis, et dont l'or, qui en est la matière, exprime la valeur et rémineneo sur toutes les richesses de la terre. L'Epouse représente celle protection sous cette figure : Soixante des plus forts d'Israël environnent le lit de Sulomon, armés de leurs épées, pour repousser ceux dont on a lieu de craindre les insultes pendant la nuit (Cant. V, 7).
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