‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 387 sur 448 · DIX-SEPTIÈME CANTIQUE · texte numérisé non relu

DIX-SEPTIÈME CANTIQUE

Azaga de tu huella,

l.as jovenes discurren al eamino,

Al toque île ceutella,

\l .nloliado vino,

Euiissiones de balsamo divine

Après vos vestiges, Les jeunes filles courait an chemin, l k loucher it'une étincelle.

Au mb mixUpnné, Aux odeurs d'un baume dii in.

L'Epouse publie les louanges de son Epoux divin, à cause de (rois bienfaits qu'il accorde aux âmes dévotes, pour les confirmer en son amour, et qu'elle a reçus elle-même en son état. Le premier est une douceur si puissante, qu'elle les fait marcher promptement à la plus baute perfection. Le second est une certaine visite, ou un certain mouvement d"amour qui allume subitement un nouveau feu d'amour en leur cœur. Le troisième est une abondante charité, qui les enivre de telle sorte, qu'elles ne soupirent qu'après leur bien-aimé. C'est dans ces transports que l'âme dit:

Après vos vestiges.

Les vestiges de Dieu ne sont autre chose en cet endroit, que la connaissance de ses grandeurs, et la douceur qu'il donne à l'âme lorsqu'elle le cherche, afin qu'elle puisse le connaître. Ainsi elle le suit à l'odeur de ses parfums et à la lueur de sa lumière. Les jeunes Gtles courent au chemin.

C'est-à-dire, les âmes dévoles qui ont pris les forces de la ;cunessc à la vue des vestiges que les douceurs divines ont imprimés en leur cœur. Ensuite elles courent de tous côtés pour entrer par les exercices spirituels en la perfection, qui est le chemin de la vie éternelle; et elles ne cessent d'avancer qu'elles ne rencontreut l'Epoux dans l'union de l'amour divin. Elles ont beaucoup de facilité à faire ce chemin, et elles se sentent attirées si fortement, que nulle créature n'est capable de les arrêter. L'Epouse, persuadée de ce bonheur, prie dans les C'.niiques son Epoux de lui accorder celte grâce : Attirez-moi après vous, dit-elle, nous courrons à l'odeur de vos parfums. C'est pour cela que les âmes suintes et innocentes ont conçu un très-ardent amour pour vous (Canl.l, 2, 3 . Comme si elle disait: Elles vous demandent la même faveur que moi. David reconnaissait aussi que ce don céleste l'avait aidé à garder la loi divine. Lors, dit-il, que vous m'avez dilaté le cœur par l'infusion de vos douceurs, j'ai couru la voie de vos commandements {l'sal. CXYTII, 32).

Au toucher d'une étincelle, '

Au vin mixlionué,

Aux odeurs d'un baume divin.

L'Epouse représente ici les visites que Dieu fait aux âmes, pour les porter aux exercices intérieurs de la volonté. Elle les appelle le toucher d'une étincelle, et les délices d'un vin mixlionné. L'agréable odeur

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