LETTRES SPIRITUELLES DL U. JEAN DE LA CHOIX
à autre cnose qu'à lui, nous n'aurons aucun contentement. Je ne doute pas que les sœurs de Sêville ne se regardent comme solitaires depuis TOtre absence. Mais vous aviez peut-être déjà fait là tout le bien que vous pouviez. C'est la volonté de Dieu que vous soyez maintenant utile à d'autres, puisque la fondation du monastère où vous travaillez est une des principales que vous puissiez faire. C'est pourquoi je vous prie d'aider en toutes choses la mère prieure, avec beaucoup d'union et d'amour, quoique je n'ignore pas qu'il n'est pas nécessaire de vous recommander celle affaire, puisque ayant l'âge et l'expérience que vous avez, vous connaissez très-bien ce qurse passe d'ordinaire en ces établissements. C'est pour cette raison que nous vous avons choisie. Je prie Dieu de vous donner son esprit. ASégovie, le huitième juillet 1589.
Fr. Jean de la Croix.