JÉSUS
Mémoire de ce qu'on doit faire à Caravaque.
i. En arrivant, enfermez-vous , madame , dans votre maison : q j'il n'y entre plus personne; mais parlez par l'endroit où l'on doit placer la grille, en attendant qu'on la place , ou par le tour. Occupez-vous de faire placer les grilles au plus tôt.
2. Il est nécessaire, avant qu'on dise la messe, je veux dire avant qu'on prenne possession, de placer la cloche, de faire voir à un homme de loi les écrits qu'ont ces dames, qui sont les titres des rentes de la maison , de montrer la patente d'autorisation donnée par noire révérend père, en vertu de laquelle et du pouvoir que je lui ai donné , il exempte de toute charge, obligation d'hommage et autre : car cela est exprimé dans l'écrit. Après avoir dressé procès-verbal , le père vicaire frère Ambroise examinera s'il y manque quelque chose; vous le signerez ainsi que ces dames, et on pourra placer le très-saint sacrement.
3. Il faut aussi avoir soin de joindre aux autres pièces la permission de Sa Majesté; quant à celle de l'évêquc, je ne crois pas nécessaire de l'avoir. On sonnera la cloche pour la messe de prise de possession : il n'est pas nécessaire de bénir l'église, puisqu'elle n'est que provisoire.
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il;.; LETTRES I.KXXIIl-LXXXIV.
h. Après la prise de possession, ces dames pourront prendre l'habit
lorsqu'elles le désireront.
notes.
Ccl êfcril se conserve en original dans les archives de Caravaca. La Sainle l'a-
ii=I*i dressa de. Séville vers la fin de IS7o. La vénérable Anne de Saint-Abert allait
Couder te couvent de Caravaca, dont elle est nommée prieure. Cel écrit est une
preuve de la grande prudence de sainte Thérèse dans l'affaire d'une fondation de
couvent. Le P. vicaire était le P. Ambroisc de Mariano, docteur dans les deux
e*"*' droits. ;- ':
Avis de la Sainle sur l'emploi de la donalwn faite au couvent de Saint- Joseph, par M. François Salcède. [[ "l Raisons pour lesquelles il ne lui paraît pas convenable de faire une r. [■ chapeilenie.
1. C'est aller tout à fait contre la volonté de M. F. de Salcède ; car je sais bien qu'il n'avait d'autre intention que d'augmenter l'importance
de cette église et de lui assurer un long avenir. Afin que saint Paul fût p| honoré, il a sacrifié l'avantage qui devait revenir à son âme, des £-| messes qu'il aurait pu faire dire s'il l'avait voulu ; car il avait assez de lumières et de sainteté pour le faire. jj 3
2. La fabrique a peu de revenu, et si l'église vienl à tomber plus tard, ij£* ce qui arrive assez ordinairement même aux églises voûtées, il ne se trouvera pas de quoi la rétablir.
3. Introduire l'ordinaire où il n'a que faire, et lui donner un subside, c'est ce que défendrait Salcède s'il était encore en vie.
h. A mon avis c'est priver Saint-Paul d'un accroissement notable auquel il peut prétendre : avec une fabrique, il y parviendra, et une chapeilenie n'y peut servir de rien; et puis , d'une manière et de l'autre, £"f ■■■ on y dira beaucoup de messes. « 3
r. 5. Il est convenable d'avoir de riches ornements; car, puisqu'on
doit y célébrer les fêtes, il n'est pas raisonnable d'en aller emprunter chaque fois, et ces acquisitions emploieront beaucoup d'argent. S'il en reste encore, on remplira mieux la volonté du donateur en agrandissant l'église qui es.t si petite, puisqu'il n'y a pas en cet endroit d'autre église de saint Paul pour y célébrer ses fêles. • ï ''.
notes. ; l
Cet écrit se trouve entre les mains des religieuses de Séville. Don François de Salcède élaii celui que la Sainle appelait le saint chevalier. Etant veuf, il se lit IK prêtre, aida beaucoup sainle Thérèse dans la fondation du couvent primitif de £.<■; Saint-Joseph. Il mourut l'an 1580, cl fut enterré dans l'église de Saint-Paul. Cet îM écrit fait voir combien sainle Thérèse lenait à la pompe du culte extérieur , et !; aussi sa grande dévotion à saint Paul. Sainle Thérèse a été aussi nommée la Paule it4i
de l'Eglise.