‹ uvres tres-complètes de Sainte Thérèse (volume 2)Chapitre 438 sur 448 · DE LA FOI ET DE L'ESPERANCE · texte numérisé non relu

DE LA FOI ET DE L'ESPERANCE

Si l'aveugle n'est tout à fait aveugle, il ne se laisse jamais bien conduire par son guide : si l'âme aussi s'appuie sur quoi que ce soit qu'elle goûte, elle s'égarera toujours dans le chemin qui conduit à Dieu pour ne s'aveugler entièrement en la foi, laquelle est son véritable guide. Liv. II de ta Montée du Mont-Carmel , chap. 4.

La foi est la maîtresse de chambre qui nous conduit jusqu'au trône de Dieu. Dans sa Vie, chap. de la Foi.

L'âme pour se bien conduire par la foi à l'union de Dieu, ne doit pas seulement s'aveugler selon la partie qui regarde les créatures, qui est la sensitive, mais encore selon celle qui regarde Dieu, qui est la raisonnable et spirituelle. Liv. Il de la Montée du Mont Carmel, chap. 4.

Si l'homme spirituel juge des choses selon les sens, il n'est plus spirituel. Ibid., chap. 19.

L'âme doit connaître plus Dieu par ce qu'il n'est pas, que par ce qu'il est. Liv. III de la Montée du Mont-Carmel, chap. i.

On connaît d'autant plus Dieu que l'on voit qu'il y a infiniment plus à connaître en lui qu'on ne connaît pas. Dans son Cantique d'amour.

Plus on croit et que l'on sert Dieu sans signe, plus on lui rend d'hon-

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neur, parce que c'est croire de Dieu plus que les miracles ne lui en sauraient apprendre. Lie. 111 de la Montée du Munt-Carmel, chap. 31.

On aura tant d'union qu'on aura d'espérance, el l'on aura autant d'espérance qu'on se dépouillera plus des choses de ce moude. lbid., chap. 6.

Quand l'âme n'attend sa consolation que de Dieu, il est tout prêt à la lui donner. Cant. d'amour.

Ne désistez donc jamais de prier et d'espérer en nudité et vide dé loutj car si vous le faites, Dieu ne tardera pas à venir. Liv. III de la M u(t:>j du Mont-Carmel , chap. 2.

Si on employait autant de temps à l'oraison pour demander à Dieu ses besoins qu'on en emploie eu sollicitudes el inventions humaines , on pourvoirait mieux et plus promplemenl à ses nécessités , et rien ne nous manquerait. Dans sa Vie, chap. de l'Esp.

O espérance toute-puissante, puisque tu obtiens autant que lu espères. Ibid. et Liv. III de la Suit obscure, chap. 21.

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