‹ uvres tres-complètes de Sainte ThérèseChapitre 111 sur 201 · AVERTISSEMENT DE LA MÈRE DE MACPEOV · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT DE LA MÈRE DE MACPEOV

Celte lettre a été écrite à Tolède, l'an 1576. Le P. Pierre de C Annonciation, si fécond en remarques, n'en a fait aucune sur celle lettre, et sur dix ou doute autres.

Le saint prieur dont il est ici parle , et dont la Sainte fera encore mention dans beaucoup de lettres, était dora prieur de la Chartreuse de Séville, dite des Grottes, qui rendit à la Sainte et à ses filles, pour leur établissement et leur soutien à Séville, de grands services, avec une charité et un zèle qui ne se démentirent jamais. 11 était de la famille des Pantojas d'Avila. Voyez le livre des Fondations, ebap. 24, et l'Hist. géu. tic l'Ordre, 2 part., liv. 2, chap. 15.

Le P. Antoine de Jésus, dont elle vient de parler, est le premier profès de sa réforme avec le B. H. Jean de-la-Croix. Il s'appelait Antoine d'Hérédie , et était prieur des carmes d'Avila, lorsqu'au 1505 il donna, conjointement avec le père Garcia de Tolède de l'ordre de Saint-Dominique, une décision sur le vœu que sainte Tbéres ■ avait fait cinq ans auparavant de l'aire toujours ce qu'elle croirait le plus agréable a Dieu. En 1507 il procura, avec le P. Alvarez, jésuite, et le P. Bornez, dominicain, la fondation des carmélites réformées à Médine, et sur la fin de l'année il déclara à la Sainte la résolution où il était d'embrasser sa réforme , résolution qu'elle combattit, ne croyant pas que pour le commencement d'un tel ouvrage il eût assez d'esprit et de force ; quoique le roi Philippe II, instruit de son mérite par la voix publique, lui eût écrit de se tenir prêt à le servir dans le dessein où il était de travailler à la reformations L'année suivante il établit le premier couvent des carmes déchaussés à Durvelle, avec le B. II. Jean de-la-Croix , et prit le nom d'Antoine de

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Jésus. En loU'J il fut chargé par la Sainte de prendre possession du couve

Paslrane, et y établit une ferveur admirable. Le reste de sa vie est décru dans l'Histoire générale de l'ordre : ce que nous en avons rapporté suffit pour le faire connaître.

Quant au père Ambroise Marian de Saint-Benoît, dont la Sainte parle aussi en passant dans celte lettre et dans quelques autres, nous donnerons le précis de son histoiro dans les remarques sur la lettre 110, qui lui est adressée.

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