AU RÉVÉREND PÈRE JÉRÔME GRAT1EN DE-LA-MÈRE-DE-DIEU
La Sainte, après l'avoir applaudi de ce qu'il se défie de lui-même, et de ce qu'il ue cherche que la gloire de Dieu, le prie de maintenir le règlement qui (lé fend de manger aux parloirs des carmélites, et s'explique sur l'usage qu'on doit [aire de la dot dune novice.
1576. Vers le 10 ou le 11 novembre. — La grâce du Saint-Esprit vous accompagne incessamment , mon révérend père.
Je vous écrivis, la semaine passée , qui était celle de l'octave de la Toussaint ; avec quel plaisir et quelle satisfaction j'ai reçu votre dernière lettre quoiqu'elle fût fort succincte. Plaise à Dieu que l'affaire qui a obligé l'ordre de dépêcher à Ilome , réussisse à sa gloire , et qu'on ne change plus de sentiment.
Je vous marquais aussi que les lettres que le père Marian de Saint- Benoit vous a écrites, et que je lui envoyai demander, seulement poulies lire , m'avaient extrêmement divertie : il rapporte une histoire la plus plaisante du monde ; je ne sais où il a pris tant de génie et tant d'agrément ; j'en ai loué Dieu , sachant qu'il lui en est redevable.
Pour vous, mon révérend père, vous ne sauriez trop lui rendre grâces de toutes les faveurs qu'il vous fait, en continuant de vous défier de vous-même ; car je suis frappée d'étonnement d'entendre parler co père avec tant d'assurance et de certitude; toutes choses soutenues de cette excessive confiance lui paraissent aisées et faciles, confiance cependant qui ne lui est nullement avantageuse.
Le grand Dieu d'Israël veut être loué et adoré de ses créatures : nous devons donc à votre imitation , mou père , avoir toujours devant les yeux, son honneur et sa gloire, et ne penser jamais à la nôtre, dont il prendra soin lui-même, si c'est son bon plaisir : notre partage est de nous humilier , et par un profond abaissement de rehausser autant que nous le pouvons sa grandeur infinie et sa souveraine majesté. Mais ne suis-je pas ridicule de vous parler de la sorte? et n'aurez-vous pas sujet de rire et de vous moquer de ma simplicité ; surtout si je vous dis que je considère d'un œil jaloux le bonheur de nos sœurs de Séville qui vous possèdent si tranquillement, et qui jouissent avec tant de plaisir d'un bonheur qui me coûta ici tant de peines? J'ai néanmoins de la joie qu'elles aient trouvé le moyen de procurer à Paul quelque soulagement d'une manière qui ne peu! être improuvée
460 LETTRE LXXXUU.
Mais que ne dira-t-on point de la défense que j'ai faite de manger jamais aux parloirs des carmélites? Sûrement on l'accusera de rigueur, faute de comprendre que j'ai voulu par là fermer la porte à un relâchement tellement inévitable, qu'il vaut mieux, mon révérend père, si vous ne pouvez point vous y accoutumer, que vous ne leur disiez plus la messe. Quelque grandes que soient les peines que j'ai souffertes dans cet établissement, je m'en tiendrais infiniment dédommagée, si je pouvais affermir un point de régularité si nécessaire et si avantageux. Je loue Dieu de ce que par sa grâce nous commençons un peu à respirer , sans avoir besoin du secours des séculiers.
Quelle obligation ne vous ai-je point , mon révérend père , du plaisir que nos sœurs me font de me détailler si exactement tout ce qui se passe en vos quartiers! Elles me marquent que c'est par votre ordre, ce qui me donne une vraie joie, parce que c'est une preuve que vous ne m'oubliez pas.
Madame Hélène de Quiroga a suppute à combien doit monter la légitime de mademoiselle sa fille, et ce qu'elle pourra donner elle-même si elle entre dans votre monastère de Médinc-du-Champ : elle compte qu'on la recevra avec encore deux autres religieuses de chœur et deux. converses; et qu'après que la maison sera entièrement bâtie, on emploiera le reste de sa dot en fondations de messes, comme on a fait à AI\e.
Elle remet cependant tout cela à votre disposition , à celle du père Alvarez et à la mienne. Ce fut ce père qui m'envoya le mémoire, ne voulant pas y répondre qu'il ne me l'eût communiqué , et qu'il n'eût su mes sentiments là-dessus. J'ai eu dans cette occasion tout l'égard qu'on peut avoir à l'inclination que vous avez fait paraître : mais après un sérieux examen et beaucoup de consultations j'ai répondu ce que vous verrez dans le papier que je vous envoie. Si vous n'agréez pas cela, ayez, s'il vous plaît, la bonté de m'en donner avis. Surtout n'oubliez pas que je n'approuverai de mes jours que les monastères établis sans revenu, en possèdent aucun. Je prie Dieu de vous conserver, mon révérend père, aussi longtemps que le désire
Voire indigne servante et fille, Thérèse de Jésus
REMARQUES
Voici l'affaire dnni la Sainte parle, et qui obligea de dépêcher à Rome. Les pères mitigés d'Andalousie y ayant envoyé deux prieurs afin de faire révoquer ce que le nonce faisait eu Espagne p^>ur les pères déchaussés, ceux-ci nommèrent, dans leur premier chapitre général , tenu au mois d'août 1576 à Almadouar, les pères Jean Jésus de Roca, prieur uV Manzère, et Pierre îles Aupes. prieur du l'elit-Rocher , pour aller défendre leur cause auprès du pape. Ce sage projet, dont la Sainte parait ici fort contente, ne put néanmoins s'cxécul r aloi s.
Pour comprendre ce qu'elle dit ensuite, il faut savoir que lorsqu'elle travaillait à la fondation des carmélites de Séville, elle s'aperçut qu'on donnait quelquefois à manger dans le parloir au père Jérôme Gratien. Quoique • e lé ei manquement de régula* rilé lui tliirinài dès lors de la peine, non par rapport à ce père, mais à cause des mauvaises suites qu'un tel exemple pouvait avoir, elle n'en parla néanmoins à per-
sonne tandis qu'elle fut à Séville ; niais arrivée à Malagon, cllf écrivit à la mère prieure île Séville la lettre LUI ci-dessus, pour la prier instamment de ne jamais permettre qu'on mangeât dans le monastère, c'est-à-dire , dans le parloir , si ce n'est le père Jérôme Gratien , (fui peut souvent en avoir besoin à cause de ses grandes inflrniités. Elle ajoute aussitôt : i La conservation de cet excellent homme nous est si i précieuse, que tout ce que nous ferons pour lui sera toujours au-dessous de ce que • nous devrions faire et de l'obligation que nous lui avons. On peut cependant lui dont ner à manger si secrètement que personne ne le sache. Mais quand on le saurait, ou < n'en devrait tirer nulle conséquence ; tant est grande la différence qu'il y a entre un « supérieur du mérite de celui-ci et un supérieur ordinaire, t Les remarques de monseigneur l'évèque d'Osme sur cette leitre sont si judicieuses cl si édifiantes, que je me contenterai d'y renvoyer le lecteur.
Le père Jérôme Gratien, informé apparemment de ce qui se passait, écrivit à sainte Thérèse pour lui marquer son déplaisir de ce manquement de régularité. La Sainte fait réponse à celle lettre dans celle-ci , cl se sert avec beaucoup de prudence de la bonne disposition où il était pour lui faire agréer de ne plus dire la messe aux carmélites, puisqu'il ne pouvait se passer d'y prendre quelque nourriture au parloir. Nos supérieurs ont suivi avec tant d'exactitude ce règlement de la Sainte, qu'on voit avec admiration les précautions qu'ils prennent pour n'y manquer jamais.
Celte leitre fut écrite à Tolède l'an 1570. Dans l'original espagnol et dans la traduction de la mère de Maupéou, elle est placée après celle adressée au père Jérôme Gratien , qui la suit dans noire édition. Mais c'est une méprise évidente , puisqu'elle e-.t du mois de novembre, ainsi que le prouvent les premiers mots, tandis que l'autre est du mois de décembre de la même année.
A LA RÉVÉRENDE MÈRE MARIE DE-S AINT-JOSEPn CINQUIÈME.
La Sainte défend à ses filles de permettre qu'on mange jamais à leurs grilles , et fait quelques autres petits reniement*.
11 novembre 157Ô. — Jésus soit toujours avec votre révérence, ma chère mère.
Je vous ai déjà priée de mettre dans un papier séparé les choses d'importance qui demandent réponse : vos lettres sont longues, quoique le plaisir que j'ai à les lire me les fasse paraître courtes; ainsi il me faut bien du temps pour chercher ce que vous souhaitez que je vous éclaircisse.
Il n'y a que trois ou quatre jours que je vous écrivis , ma chère fille , par le courrier ordinaire, et que je vous adressai une lettre pour le père provincial, sur laquelle j'avais mis deux croix : le paquet vous aura été rendu ; mais mandez-moi si vous vous êtes aperçue de ces croix, autrement je n'en mettrai plus. Quelque affligée que je sois de votre maladie, je le suis bien davantage de ce que vous me marquez que vous vous portez bien lorsque vous avez la fièvre. Au nom de Dieu, appliquezvous de bonne foi à connaître la cause de votre mal, et lâchez d'y apporter les remèdes convenables : si vous le négligez, il augmentera de telle sorte, que vous ne pourrez plus le guérir. Je veux me flatter que cette lièvre n'est pas continue; cela me console un peu : ne la négligez pas cependant, si vous ne voulez qu'elle augmente beaucoup. Dieu veuille nous préserver de ce malheur.
Je suis dans une vraie peine de la mère prieure de Malagon , dont il
y a plusieurs jours que je n'ai reçu de nouvelles. Les médecins disent qu'elle a toutes les marques qu'on peut avoir d'être clique , et qu'il est impossible de la guérir. Dieu est la source de fa vie; ainsi il peut prolonger celle de cette chère malade : demandons-lui donc par de continuelles prières le rétablissement de sa santé, et priez-le aussi, s'il vous plaît, pour une autre personne à qui j'ai de très-sensibles obligations.
Faites-moi l'amitié de dire à nos chères sœurs que je lis toutes leurs lettres avec bien du plaisir, et que je voudrais avoir le loisir de leur répondre aujourd'hui. Je ne puis vous dire combien j'envie le bonheur que. vous avez de jouir si tranquillement des entretiens tout spirituels du père provincial : je ne mérite pas un tel bonheur; ainsi j ai tort d'en regretter si fort la privation. Je ne laisse pas néanmoins d'avoir de la joie que vous ayez cette consolation; accablée que vous êtes de peines et de travaux qu'auriez-vous fait sans ce secours?
Obligez-moi de dire à la mère sous-prieure que toute la dépense qu'on fera pour le père provincial, doit être prise sur les quarante ducats que vous devez au monastère de Saint-Joseph. Ne faites point, ma chère fille, de façon là-dessus; ce serait autant de perdu pour vous; nous pouvons par la grâce de Dieu satisfaire ici à cette mince dépense ; ne vous en inquiétez donc pas. Je n'ai pu m'empècher de rire de ce que la mère sous-prieure sait si bien faire le compte de l'eau; elle a cependant raison, car je souhaite qu'on tienne compte de tout , excepté des aumônes.
A quoi songez-vous , ma chère mère , de ne me dire jamais qui est le compagnon du père provincial? J'en ai du chagrin. N'y manquez donc plus, je vous prie. Je serais bien aise qu'on ne sût point que le père provincial mange chez \ous, parce que cela ne se doit jamais permettre à pas un autre supérieur ; et si l'on venait à savoir qu'il y mange, ou qu'il y a mangé, on pourrait s'imaginer avoir droit de suivre cet exemple, ce qui serait un commencement de relâchement. Ne doutez point, ma chère mère , que nous ne soyons très-étroitement obligées de songer à l'avenir, et de prévenir, autant que nous le pourrons, les mauvaises suites que peuvent avoir de faibles commencements, si nous ne voulons que Dieu nous en demande un compte très-exact et très-rigoureux.
Mon frère et ma nièce Thérèse se portent bien. La lettre dans laquelle vous lui parlez des quatre réaux, ne lui a pas été rendue; il a reçu toutes les autres avec bien du plaisir, car il vous honore, et a pour vous plus d'estime que pour les carmélites de ces quartiers-ci. Plaise à Dieu, ma révérende mère, de vous rendre une santé parfaite, et de vous faire croître de jour en jour en grâce et en sainteté. Toute à vous,
Thérèse de Jésus.
C'est aujourd'hui le 11 novembre.
REMARQUE
Sainte Thérèse écrivit celte lellre à Tolède en 1576.
A LA RÉVÉRENDE MÈRE MARIE DE-SAIN'T-JOSEPII. SIXIÈME
Sa joie de la prise d'habit (f une jeune demoiselle; son contentement de ce que ses filles vont établir la réforme à Paterne ; défense que le confesseur des carmélites substitue un confesseur à sa place.
26 novembre 1576. — Jésus soit toujours avec votre révérence, ma chère fille.
Le jour de la fête de la Présentation de la sainte Vierge on «T'apporta deux de vos lettres avec celle du père provincial. Ne manquez pas, s'il vous plaît, sous prétexte qu'il m'écrit, de m'informer exactement do toutes choses ; car ce père ne me dit presque rien; il a si peu de loisir, que je suis étonnée comment il peut trouver un moment pour me donner de ses nouvelles.
Les lettres que vous m'avez envoyées par la voie de Madrid, avec le mémoire du tintamarre que vous avez eu, ne m'ont point été rendues : je crois cependant que nulle des miennes n'a été perdue, si ce n'est le premier paquet par lequel je vous donnais avis de la prise d'habit de ma chère petite Isabelle, de la joie que j'avais eue de voir madame sa mère, et de ce que cette aimable enfant m'avait répondu fort agréablement et avec une présence d'esprit admirable , lorsque je lui demandai si elle n'était accordée à personne, qu'elle était fiancée à Notrc-Seigneur Jésus-Christ.
Il y avait dans ce paquet des lettres de la mère prieure , et de quelques-unes des sœurs qui taisaient diverses questions au père provincial. Comme il n'y a pas fait réponse, je crains qu'elles n'aient été perdues. Obligez-moi de nie mander ce qui en est, à la première occasion.
Je ne puis vous exprimer combien j'envie le bonheur de vos filles qui sont allées mettre la réforme à Paterne ; non pas parce qu'elles ont le père provincial pour les accompagner dans le voyage, mais parce qu'elles souffriront de grandes persécutions : la joie de pouvoir endurer quelque chose pour Dieu me rendrait insensible au plaisir d'être avec une personne que j'honore avec tant de distinction. Plaise à Dieu que cette réforme soit un heureux présage qu'il veut se servir de nous pour faire avancer les âmes dans les voies de la perfection.
Quoique nos réformatrices soient en si petit nombre, je ne laisse pas d'appréhender vivement qu'elles ne meurent de faim; on m'écrit qu'elles manquent de tout, et que leur pauvreté est extrême. Dieu veuille les soutenir par sa puissance infinie : nous l'en supplions toutes ici trèsardemment. Faites-moi le plaisir, ma chère mère, de leur envoyer ces lettres que je vous adresse, et de me communiquer celles qu'elles vous, ont écrites, afin que je sache en quel état elles sont à présent-
iC-V LETTRE X.C.
Tour vous, ma chère mère, ne cessez point , s'il vous plaît, de leur donner de bons conseils, de les animer el de les encourager dans leur entreprise : je les plains d'être aussi délaissées qu'elles le sont. Au reste , elles ne doivent pas pensera chanter l'office qu'elles ne soient un plus grand nombre ; ce serait se faire moquer d'elles et de nous. Je suis bien aise que les cousines de monsieur votre confesseur aient si bonne voix, et vous avez bien fait de les recevoir. Votre communauté est à l'heure qu'il est bien peu nombreuse.
Y eût-il jamais, ma chère fille, un plus grand égarement d'esprit que celui de vouloir que le confesseur ordinaire des carmélites ait le pouvoir de substituer à sa place, lorsqu'il se trouvera malade ou absent, qui il lui plaira pour confesser la communauté? Ce serait une jolie mode, et qui ne lui déplairait pas. Je ne puis cependant vous rien dire làdessus , que je n'aie lu le papier du père provincial. J'ai été ces jours-ci sur le point d'écrire à monsieur votre confesseur, pour le prier que quand il aura quelque chose à consulter il choisisse plutôt des gens doctes et savants que des gens spirituels et sans science : ces premiers m'ont retirée de mille peines el de mille embarras où ces derniers m'av aient plongée. Je ne suis donc pas surprise de ces sortes d'inquiétudes où les spirituels peu éclairés m'ont quelquefois jetée, en m'assuranl que ce qui se passait en moi venait certainement du démon. J'écrirai au père provincial lorsque j'aurai lu le papier en question; et je vous enverrai la lettre ouverte, afin que vous en jugiez, et que vous la fassiez voir au père prieur des Grottes.
J'ai trouvé fort plaisant qu'on ait projeté de m'envoyer aux Indes à l'occasion de ce que vous savez. Je prie Dieu de tout mon cœur de pardonner à ces personnes la mauvaise volonté «ju'clles ont pour moi. Elles ne pouvaient cependant dans cette rencontre rien faire qui me fût plus avantageux, que de dire tant de faussetés à la fois ; car leur multitude fera qu'on n'ajoutera foi à pas une. Je vous ai déjà écrit de n'envoyer pas l'argent à mon frère qu'il ne vous le demande.
La mère prieure de Malagon est mieux ; je commence à espérer qu'elle ne mourra pas ; j'ai parlé à un médecin qui m'a dit que quoiqu'elle ait une plaie, pourvu que ce ne soit pas aux poumons, elle ne laissera pas de vivre. Dieu sait combien sa conservation nous est nécessaire: ne cessons donc point de la lui demander. Mes amitiés, s'il vous plaît, à toutes nos sœurs. Je ne vous en dis pas davantage, parce que j'ai bien des lettres à écrire aujourd'hui. J'écrirai au premier jour à mon prieur des Grottes, pour lui marquer la joie que j'ai du rétablissement de sa santé. Je prie Dieu de conserver la vôlre , ma chère fille ; j'en suis d'autant plus en peint- que vous ne me dites point si la fièvre vous a entièrement quittée. Donnez-moi toujours des nouvelles du père Antoine; je le salue, de même que les pères Grégoire et Barthélémy
Je rends grâces à Dieu de ce que le père provincial réussit si bien dans loul ce qu'il entreprend. Dieu veuille lui donner de la santé : je me
flatte que toutes mes filles se joindront à moi pour obtenir du ciel sa conservation. Je suis avec le plus solide attachement toute à vous,
Thérèse de Jésis.
C'est aujourd'hui le 26 novembre.
remarques.
Sainte Thérèse écrWil celte lellre à Tolède l'an 1,'iTG.
L'histoire du tintamarre dont elle parle, excité contre les carmélites de Soville, mériterait d'avoir ici place; mais certaines considérations nous détournent de l'y insérer. Ceux qui désireront en être instruits peuvent consulter l'tlisi. gén de l'ordre, i' partic, liv. ô. ebap. t i.
Nous n'avons trouvé ni dans cette Histoire générale, ni dans le livre que la Sainte a fait de ses fondations, aucun vestige de celle de Paterne dont elle parle si clairement ici cl dans le., lettres suivantes. Il seniMe par elle lellre et parla Mil' des lettres adressées à la même mère Marie dc-Saint-Joseph, que ce ne fut pis prqpreineui nue fondation; et i;ue cette mère n'avait envoyé de ses religieuses a Paterne, que pour y rétablir la règle dans un monastère déjà établi , sauf à les rappeler |«| rès qu'elles auraient achevé leur mission. Que si ce fut une fondation, elle ne subsista pas longtemps, cl on t'abandonna.