‹ uvres tres-complètes de Sainte ThérèseChapitre 125 sur 201 · L RÉVÉREND PERE AMBROISE MARIAN DE SAINT-BENOIT, CARME DÉCHAUSSÉ · texte numérisé non relu

L RÉVÉREND PERE AMBROISE MARIAN DE SAINT-BENOIT, CARME DÉCHAUSSÉ

SECONDE

La Suinte îj marque son ziie et celui de ses filles pour la conversion des âmes et pour lu gloire de Dieu ; elle y traite aussi de quelques pratiques régulières des religieux de son ordre.

12 décembre 1578. — Jésus soit toujours avec votre révérence , mon père.

J'ai reçu le paquet de lettres dans lequel était renfermée celle de la mère prieure de Paterne. Les autres lettres dont vous me parlez pourront arriver demain, qui est jeudi. Elles me sont toutes rendues ponctuellement par cette voie , et je ne crois pas qu'elles se puissent perdre. J'ai lu avec un vrai plaisir la vôtre et toutes celles qui l'accompagnaient : Dieu soit béni de tout.

Ma joie est sans égale lorsque j'apprends que Dieu a la bonté de se servir de quelques-unes de nous pour travailler au salut des âmes , et pour empêcher qu'elles ne tombent dans le désordre. Quelque sensible cependant que soit cette joie, elle ne m'exempte pas d'une très-grande peine, qui naît de ce que je ne puis en rien contribuer à la gloire de mon Dieu. Car que ne ferais-je point pour la procurer, cette gloire! Je voudrais marcher au milieu de mille périls et de mille morts, afin de partager les dépouilles que remporteront ceux qui s'y seront courageusement exposés, et qui auront combattu vaillamment. Ce n'est pas que, comme très-imparfaite, je ne sois quelquefois bien aise de me voir ici en repos ; mais cette lâcheté ne dure guère , parce que aussitôt que j'entends raconter les grands fruits que font à Paterne nos sœurs de Séville , je me consume du désir de les imiter ; et la joie que je sens de ce que Dieu les a choisies pour un si haut ministère, s'augmente de telle sorle, qu'elle est inexplicable.

D'ailleurs , lorsque je considère l 'cminente perfection de nos sœurs , et l'ardeur de leur amour pour Dieu, je ne puis croire qu'il leur eût l'ait des grâces si signalées, s'il n'avait eu un dessein particulier de se servir d'elles pour le salut des âmes. Mais quand il n'aurait point eu d'autre dessein que de les employer à la réforme de Paterne, ce serait un bien que j'estime infiniment, car elles ont empêché qu'on n'ait commis bien des péchés. Avec cela, l'espérance que je conçois que Dieu s'en servira encore pour l'avancement de sa gloire, me comble de tant de joie, que je ne la puis exprimer.

N'oubliez pas, je vous prie, mon révérend père, défaire insérer dans la déclaration pour les religieux, qu'on pourra aussi permettre de fonder des monastères de religieuses. A propos de religieuses, il faut que je vous dise que le docteur Velasquez, que j'ai ici pour confesseur, ne saurait souffrir qu'on discontinue de fonder des maisons de carmélites. Ce docteur est un chanoine de cette ville , très-savant, grand serviteur de Dieu, et plein de zèle pour sa gloire. Ainsi il m'a conseillé de faire mon possible auprès de l'ambassadeur de Rome, par le moyen de madame Louise de la Cerda , pour obtenir du père général la permission de faire de nouveaux établissements; et au cas qu'il s'y oppose, il m'ordonne de m'adresser au pape, et de lui représenter que les carmélites déchaussées sont des miroirs de perfection et de sainteté dans toute l'Espagne ; il s'offre même de donner un mémoire de tout ce qu'il faudra exposer à sa sainteté, tant est grande la passion qu'il a de voir fonder des maisons de carmélites.

Je vous ai, mon révérend père, envoyé un exprès pour vous informer d'une fondation qu'on m'a proposée : répondez-moi , s'il vous plaît, trèsponctuellement sur les deux choses dont il s'agit. Le billet que vous avez pris la peine de m'écrire m'a donné une vraie joie; ce que vous me marquez était néanmoins fortement gravé dans mon esprit. Mais comment ne me parlez-vous point du père Barthélemi? Faites-lui, je vous prie, et à toute votre communauté, bien des compliments de ma part.

Je trouve au reste le plus plaisant du monde , que le père Jean de Jésus prétende que vous n'allez tous nu-pieds que parce que je le souhaite , moi qui m'y suis toujours tellement opposée, que je l'ai même défendu très-expressément au père Antoine de Jésus. Peut-être auraiton fait une faute de suivre en cela mon conseil. Je désirais de voir entrer dans notre ordre des gens de mérite et de distinction ; et de peur que l'austérité de la règle ne les dégoûtât, je ne voulais pas qu'elle fût excessive. Il était cependant nécessaire qu'elle fût telle qu'elle est, pour vous distinguer des pères mitigés. J'ai pu dire que vous sentiriez autant le froid à moitié déchaussés que déchaussés entièrement, quoique je ne me souvienne pas de l'avoir dit; mais je me souviens bien d'avoir fait peser, lorsqu'on agitait cette matière , que rien ne siérait plus mal , et n'était de plus mauvaise grâce, qu'un carme déchaussé bien monté.

J'ajoutai a:!1--! qu'on ne devait pas le souffrir sans une vraie nécessité, lorsqu'on (••*! obligé <!e faire un long voyage. J'ai vu venir ici sur des mules de jeunes religieux qui. ayant peu de chemin à faire, pouvaient aisément venir à pied. Encore une fois, rien ne convient moins à des carmes déchaussés que de paraître à cheval et sur de belles selles. Pour la nudité des pieds , elle ne m'est pas même venue dans l'esprit : vous n'êtes que trop déchaussés. C'est pourquoi avez la bonté, mon rév érend père, d'en avertir le père provincial , et de lui dire de ma part qu'il ne permette pas qu'on soit déchaussé autrement qu'on l'a roujours été.

Ce que j'ai fort à cœur, et ce dont je l'ai même prié, c'est que les religieux soient mieux nourris. Je me souviens de ce que vous m'avez dit sur ce chapitre, et j'en ressens une très-grande peine. Hier elle était telle, que je fus contrainte de m'en aller devant Noire-Seigneur pour me consoler à ses pieds, et le prier instamment d'affermir par sa grâce ce qu'il a fait en vous , tant j'appréhende que cet excès de rigueur ne fasse périr de si heureux commencements. J'espère cependant de la boulé de Dieu qu'il vous soutiendra , et qu'il remédiera à tout. Je ne puis vous dire la joie que j'ai que vous soyez sur cela dans les mêmes sentiments que moi.

J'ai aussi prié le père provincial de faire travailler les religieux, quand même ce ne serait qu'à faire des paniers de joncs, ou quelque chose de semblable ; et que ce soit à l'heure de la récréation, lorsqu'ils n'auraient point eu d'autre temps à employer au travail. Dans les monastères où l'on n'étudie pas, il faut nécessairement travailler, carie travail est une occupation des plus importantes. Je suis d'humeur à presser extraordinairement les gens de s'appliquer sans relâche à acquérir la perfection , comme vous pouvez l'avoir remarqué par ce qui se pratique chez les carmélites : mais j'ai de l'indulgence en ce qui concerne l'aus- (érité corporelle ; cela vient assurément de ce que je suis moi-même si peu pénitente.

Je rends grâces à Dieu, mon révérend père, de ce qu'il vous donne tant de lumières sur des choses de celte importance. Qu'on est heureux de ne désirer dans tout ce qu'on fait, que son honneur et sa gloire! Plaise à sa souveraine Majesté de nous faire la grâce de pouvoir pour celle gloire endurer mille et mille morts. Je suis avec bien du respect. Votre indigne servante, Thérèse de Jésus.

C'est aujourd'hui mercredi, 12 décembre.

Vous me faites beaucoup de plaisir de vouloir bien prendre soin de m'adresser toutes les lettres qu'on m'écrit. Celles du père provincial sont succinctes : je n'en suis pas étonnée quand je pense à celte multitude d'occupations dont il est accablé : je crois même l'avoir prié de ne se donner pas la peine de m'écrire, quoique l'estime que je fais do ses lettres soit telle , que je remercie Dieu de toutes celles que je recois.

Vous devez aussi , mon révérend père, l'en remercier avec moi, puisque c'est de lui que Dieu s'est servi pour ce que vous savez.

Ne manquez pas, je vous prie , de parler à monsieur l'archidiacre : le doyen est pour nous et plusieurs autres chanoines : j'ai aussi quantité d'autres amis.

REMARQUES

Sa'uile Thérèse était à Tolède de retour de Séville , lorsqu'elle écrivit celle letire au père Ambroise Mariai) de Saint-Benoit, l'an 1578.

F.lle y traite de divers règlements touchant les carmes déchaussés, qui marchaient alors pieds nus, sans socques, ni sandales, la ferveur de leur zèle leur faisant regarder cette austérité , lont affreuse qu'elle est , comme légère. Le bienheureux Jean de-la Croix surtout, le père Antoine de Jé^ts et le père Jean de Jésus ne pouvaient se con soler de la modération qu'on voulait y apporter. Le dernier avait même avancé pour affermir davantage cet usage, que c'était l'intention de la Sainte, qui y était au contraire fort opposée. C'était en effet si peu son intention, qu'elle leur ordonna dès lors de porter au moins les sandales qu'ils ont toujours portées depuis.

AU RÉVÉREND PÈRE ANTOINE DE SECURA, GARDIEN DES RELIGIEUX DÉCHAUS- SÉS DE SAINT-FRANÇOIS, DU COUVENT DE CADAHALSO, L'UN DE SES DI- RECTEURS.

Elle lui reproche obligeamment son oubli ; lui demande part à son souvenir devant Dieu , s'informe du neveu qu'elle a dans son ordre, et souhaite à ce neveu plus de solitude qu'elle n'en a.

1578 ou 1579. — Le Saint-Esprit soit toujours avec votre révérence, mon père.

Je ne sais que dire du peu de fond qu'on doit faire sur l'amitié des créatures , et de ce que je le comprends si mal : je parle de cette sorte , parce que je n'aurais jamais cru que vous fussiez capable de m'oublier jusqu'au point de ne me pas venir voir, étant si proche de moi que vous l'êtes à présent. Comment donc pouvez-vous m'assurer que vous ne m'oubliez pas? et comment le puis-je croire, lorsque vous ne m'en donnez nulle marque dans les occasions où vous pouviez si aisément m'en donner? car j'ai su, mon révérend père, que vous êtes venu ici, et que vous ne vous êtes pas soucié de nous faire l'honneur de nous donner votre bénédiction.

Le père Julien d'Avila m'a écrit que vous êtes à présent gardien du couvent de Cadahalso ; ce qui prouve encore que pour peu que vous eussiez songé à moi, vous pouviez aisément avoir de mes nouvelles. Plaise au Seigneur que vous ne m'oubliiez pas de même dans vos saintes prières; ce sera le vrai moyen de me consoler de tout autre oubli. De mon côté, soyez persuadé que je ne manque point, toute misérable pécheresse que je suis , de vous recommander très-particulièrenient à Dieu.

Ce père me marque encore que mon neveu viendra ici en passant. Obligez-moi, mon père, s'il n'est pas parti , de lui dire qu'il m'écrive une grande letire sur ses dispositions intérieures, et sur i'élat de sa

52i LETTRE CXV.

santé : de la manière dont ses supérieurs l'envoient continuellement par les chemins, il faut qu'il soit nécessairement ou fort avancé dans la vertu, ou extraordinairement distrait et dissipé. Je prie Dieu de le fortifier par sa sainte grâce , et d'inspirer à ses supérieurs d'en user envers lui comme j'ai cru qu'on en userait envers une personne qui m'appartient de si près. Si vous jugez , mon révérend père, qu'il soit besoin de quelques recommandations auprès d'eux, ayez, s'il vous plaît, la bonté de m'en donner avis. Nous avons ici madame de Mendosa et plusieurs personnes de distinction; ainsi il sera aisé par leur crédit d'obtenir qu'on le laisse goûter la douceur de la solitude.

Au cas que vous veniez dans ces quartiers, comptez, je vous prie, que vous devez une visite à ce monastère. Dieu nous fasse la miséricorde à tous de prendre le vrai chemin du ciel. Ma santé est assez bonne, Dieu merci, et nos affaires vont assez bien. Je n'écris point au père Jean de Jésus, ne sachant pas s'il est à Cadahalso : le Seigneur le soutienne intérieurement ; il en a grand besoin. Je le prie de vous conserver aussi longtemps que le désire celle qui est très-respectueusement, mon révérend père,

Votre indigne servante et fille, Thérèse de Jésus.

Le père Barthélemi de Sainte-Anne sera tout le carême à Paraeclles avec madame Louise de la Cerda.

REMARQUES

L'original de celle lettre se conserve avec beaucoup de vénération dans le monastère des carmes déchaussés d'Avila , non seulement pour être écrite de la propre main de sainte Thérèse , mais aussi parce que la Providence les en a enrichis d'une manière en quelque sorte miraculeuse. Je la raporterai succinctement.

Ces RR. PP. ayant résolu, en 101-4, de se transporter du lieu où ils s'étaient établis à Avila quatorze ans auparavant, en certaines maisons hors de la ville du colé du midi, babitées autrefois par les Maures que le roi d'Espugr.e Philippe 111 avait chassés de ses états quatre ans auparavant, ils y aperçurent un grand vestibule qu'ils destinèrent à servir d'église. Mais ayant voulu, pour lui donner plus de largeur, abattre un petit mur qui était proche, iis fuient agréablement surpris d'y trouver celle lettre enveloppée et serrée très-précieusement dans un trou , tant élàil grande la vénération de ces barbares mêmes pour la Sainte, et l'appréhension qu'on ne leur enlevât cette relique.

Quoique celle lettre ne soit pas datée, il est certain que sainle Thérèse l'écrivit à Tolède : on en ignore l'année. Le père Antoine de Secura , à qui elle esl adressée , était une des plus termes colonnes de la réforme de Sainl-Pierre d'Alcantara : il était alors gardien du couvent de Cadahalso. et il fut depuis fondateur du couvent de Saint- Gilles de Madrid. C'est le style de celle lettre, et surtout la signature, qui nous font juger qu'il était un des directeurs de la Sainle, qualité qui ne lui est pas peu glorieuse.

Le neveu en faveur de qui elle lui écrit était fds de madame Marie do Cépède, sa sœur, et de dom Martin de Gusman Barrienlos , qui était alors religieux dans l'ordre réformé de Saint- François. Sainte Thérèse parle de lui dans la lettre XXX" de ce volume : il fut reçu au couvent d'Arrénas ; et à l'exemple de noire Sainte, il prit avec l'habit de la religion le surnom de Jésus. Ce neveu vécut et mourut en saint religieux, et dans ses derniers moments il eut la consolation d'èlre assisté de sa sainle tanie, déjà en possession de la gloire du ciel.

Le père Barthélémy de Sainte-Anne, dont la Sainte parle à la fin de celte lettre, fut un très-saint religieux de notre réforme. Ou l'avait reçu d'abord en qualité de frère convers; mais ses supérieurs lui trouvèrent tant de mérite, que bientôt après il passa au rang des choristes. C'est en celle qualité qu'il a rendu de liés-grands scr-

vices à l'ordre dans les charges qu'il a exercées : il fut deux fuis provincial de la pro- \ ii' i- de Saint-Joseph; et . lorsque la Sainte écrivit celte lettre, il était actuellement

à Paracelles, pour aider à la fondation que faisait madame Louise de la Cerda , l'intime amie de sainte Thérèse.

J'avais eu quelque espérance de trouver dans l'Histoire générale des PP. récollets , le temps auquel le père Antoine de Secura fui l'ail gardien du couvent de Cadahalso , el reconnaître par là dans quelle année celte lettre a été écrite : mais tout ce que j'y ai vu au sujet de ce père , c'est qu il est mort en odeur de sainteté. II résulte un peu plus de lumière de ce que la Sainte dit du père Jean de Jésus , proies en 1575, qu'il a grand besoin que Dieu le soutienne; car il y a louie apparence qu'elle fait allusion à la persécution vive qu'il souffrit pour Pinlérêt de la réforme sur la fin de l'an 1578 et en 1570, ce qui la porta à lui écrire de Tolède le 25 mars de la même année. Nonne risquons donc guère de nous tromper en disant que celte lettre est de la fin de 1578, ou du commencement de 1579.

A MADAME AGNÈS METO.

SECONDE

Lettre de condoléance sur l'emprisonnement de son mari : la Sainte ^exhorte à la patience, à reconnaître les desseins de Dieu sur elle, et à penser à C éternité.

4 février 1578. — La grâce du Saint-Esprit soit toujours avec vous, madame, et vous donne la patience dont vous avez besoin pour soutenir courageusement l'affliction qu'il a plu au Seigneur de vous envoyer. Je la ressens cotte affliction bien vivement, quelque persuadée que je sois que les malheurs et les disgrâces de cette vie sont des biens inestimables, dont Dieu favorise les personnes qu'il aime d'un amour de préférence; car c'est le moyen que la divine sagesse a choisi pour les réveiller de leur assoupissement, pour leur faire mépriser les faux biens de ce monde, et pour qu'elles aspirent avec ardeur à ces vrais biens qui nous attendent dans la céleste patrie.

Il s'est élevé cette année tant de tempêtes et tant de persécutions contre des personnes innocentes , que j'ai été d'abord sensiblement touchée de l'emprisonnement de monsieur votre mari. Mais, ayant appris depuis que son affaire est la même que celle de monsieur le duc, je m'en suis en quelque sorte consolée dans la confiance qu'elle n'aura pas de mauvaises suites , et que bientôt il sera en liberté. Permettezmoi, madame , de lui dire combien je l'honore, et de le prier de considérer souvent qu'il viendra un jour où il ne voudrait pas changer ses fers pour toutes les chaînes d'or qu'il y a dans le monde. Je prie Dit u de lui donner une santé parfaite ; elle lui fera soutenir plus tranquillement l'ennui de sa captivité.

Comptez , s'il vous plaît, madame, qu'on ne peut prendre plus de part que moi à tout ce qui vous regarde , et que je recevrai toujours le contre-coup de ce qui vous arrivera. J'ai un très-grand soin de vous recommander l'un el l'autre à Notre-Seigneur : quoique j'aie bien moins de compassion de vous, madame, que de monsieur votre mari . persuadée que Dieu vous a donné une vertu à l'éprouve des plus durs

événements. Plaise à sa divine Majesté de vous conserver, et de vous combler d'autant de grâces et de bénédictions que vous en souhaite celle qui est avec bien de l'attachement

Votre indigne servante, Thérèse de Jésus.

C'est aujourd'hui le 4 février.

Cette lettre a été écrite à Tolède l'an 1579.

Page 1