‹ uvres tres-complètes de Sainte ThérèseChapitre 188 sur 201 · AVIS AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AVIS AU LECTEUR

Cel opuscule a été fait pour servir de préface à la vie de sainte Thérèse , par ellemême , traduite par M. d'Andilly. Celui qui l'a composé souffrait avec peine qu'on ilm-.il du nom de cette lidèle servante de Dieu , si fervente dans la prière et dans les bonnes œuvres, pour donner cours aux illusions grossières (pion a tâché d'introduire dans l'Église, et qui sont devenues fameuses parla condamnation juridique qu'on en a faite à Rome , aussi bien que de leur auteur. Ceux qui se donneront la peine de lire ce petit écrit connaîtront aisément combien sainte Thérèse était éloignée île la pratique d'une oraison fanatique qui ne reconnaît point l'esprit de Dieu pour son principe, et qui tend à mettre l'âme dans l'inaction, lors même qu'elle l'ail une umi\ re de religion qui ne consiste que dans ses différents mouvements , cl dans les efforts qu'elle fait pour s'élever à Dieu par la pénétration de son esprit, el par les désirs de son cœur prévenus el fortifiés de la grâce du Médiateur. Il est important que le public sache que l'esprit de sainte Thérèse était aussi droit dans ses sentiments que son cœur était pur dans ses affections , el qu'elle n'a rien de commun avec les quiélistes , que le seul terme de quiétude qu'elle a donné à une espèce d'oraison trèssainte el toul-à fait opposée aux folles imaginations de ces illuminés.

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