LA €HANSON DE L'ALOUETTE
Je suis , je suis le cri de joie Qui sort des prés à leur réveil ; Et c'est moi que la terre envoie Offrir le salut au soleil.
Je pars des chaumes blancs de bruine , A mes pieds flotte un fil d'argent , La rosée emperle ma plume , Et je la sème en Toltigeant.
Je plane et chante la première Dans Tazur frais où Taube éclot ; Je me baigne dans la lumière , Et Tais me mirer dans un flot.
Ma voix est sans note plaintive , Je ne dis rien au triste soir ; Je suis la chanson folle et vive De la jeunesse et de l'espoir.
Je dis au malade qui veille :
Bénis Dieu , la nuit va finir !
Au laboureur que je réveille :
Fais ton sillon pour l'avenir !
Si mon chant près d*une fenêtre Attire un couple jeune et beau , Je répète : Le jour va naître , Laisse partir ton Roméo !
Je suis , je suis le cri de joie Qui sort des prés à leur révdl ; Et c'est moi que la terre envoie Offrir un salut au soleil