‹ Œuvres, Volume 1Chapitre 43 sur 115 · TA.XII · texte numérisé non relu

TA.XII

Seigneur, il faut l'entendre :

Nous ignorons encor ce que veut Alexandre ; Peut-être est-ce la paix qu'il nous veut présenJtcr»

FORUS.

La paix! Ah, dé sa main pourriez-vous l'accepter] Hé quoi ! Nous l'aurons vu, par tant d'horribles guerres. Troubler le calme heureux dçnt jouissaient nos terres, ^t le fer à I« maii^ entrer dans nos états.

TfiAGEPIJE. Io3

Ponr attaquer des rois qui ne l'offensaient |^s ! Nous l'aurons vu piller des provinces entières. Du sang de nos sujets faire enâer nos rivières; Et quand le Ciel s*appréte à nous l'abandonner. J'attendrai qu'un tyran daigoe me pardonner!

TAXI LE

Ne dites point. Seigneur, que le Ciel l'abandonne; D'un soin toujours igal sa faveur l'environne. Un roi qui fait trembler tant d'états sous ses lois N'est pas un ennemi que méprisent les rois.

poaus.

Loin de le mépriser, j'admire son courage , Je rends à sa valeur un légitime hommage.

Mais je veux, à mon tour, mériter les tributs Que je me sens forcé de rendre à ses vertus.

Oui, je consens qu'au ciel on élève Alexandre : Mais , si je puis, Seigneur, je l'en ferai descendre, £t j'irai l'attaquer jusque sur les autels Qnelui dresse, en tremblant, le reste des mortels. C'est ainsi qu'Alexandre estima tous ces princes Pont sa valeur pourtant a conquis les provinces ; Si son cœur dans l'Asie eût montré quelque efïroi, Darius en mourant l'aurait-il vu son roi?

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