CI.iOFII.E
Que Porut est heureux 1 Le moindre éloigoement A votre impatience est un cruel toarmei)!;; ]Çt, si ¥oB vous croyait, lejsoin qui vous travaille Vous le fer%i^ d^rch^D jusqa*«|u champ de batwUle
Je ferais plv», 9ÊÊêame, Un monvemeiitaibeaii Me le ferait «Percher jueque dans le tomboaa; Perdre tons aMs élato, et voir d^on œil' tiaaqaille Alexandre en payer le cœur de Qéoile.
TBAGiBIB. la7
CLBOVI£B.
Si Tout chercheE JPoms , pourquoi m*abaiidonner ? Alexan^hre , en ces lienx, pourra le ramier.
Permettez que , TeiUant «a soin de Totre tête y. A cet heureux amant Fon garde m complète»
Tons triomphez, Madame, et dé jàt votre oanr Yole vers Alexandre et le nonnne Tainqnenr.
Maût sur 1» seule foi d'un amMir <pii tous flatto. Peut-être aTunt le temp» ce gvaad orgueil édate : Tous pousses un peu loin vos vœux précipités. Et TOUS cioyes trop tfttce que tous souhaites. Oui, oui....
cauÉonbB.
M«n firtiie Tient; et nous. allons apprendre Quid^uAus deux. Madame, aura«pii sa méprendre.
▲XXAIIB.
Ah I je n'en doute plus, cfr es front satisfait Dit asMs à^meajenx que Pomia estdélaitj
»GÈNE IL TAXllB, AXIAT^, CLÉGFItE.
Madame ,. slPocna,. arec moÎBS da colère^ £àt snÂTi les conseila d'une amitié sincère , Il «'anraitv e» effets épargné la doutanv De TOQtT^emitflMMi#méme4umoneeik»om malheur.
QnoilPorafK...
198 AXBXAITDAB^
TJLXILB.
Cen est ûdt; et sa valenr trompée , Des maux qne j*ai prévas se roit enreloppée.
Ce n*est pas (car mon cœur, respectant sa vertn, n'accable pas encore nn rirai abattu) , Ce n*est pas que son braSj» disputant la victoire. If 'en ait aux ennemis ensanglanté la gloire ; Qu'elle-même , attachée à ses faits éclatans , Entre Alexandre et loi n*ait douté quelijne temps. Mais enfin, contre moi sa vaillance irritée Avec trop de chaleur s'était précipitée.
J*ai vu ses bataillons rompus et renversés»
Vos soldats en désordre et les siens dispersés; Et lui-même» à la fin, entraîné dans leur fuite. Malgré lui , du vaincpienr éviter la poursuite ; Et de son vain courroux trop tard désabusé , Souhaiter le secours qu'il avait refusé.
A.XlJblfE.
Qu'il avait refosé 1 Quoi donc , pour ta patrie. Ton indigne courage attend que Fou te prie!
Il faut donc , malgré toi» te traîner aux combats , Et te forcer toi-même à sauver tes états !
L'exemple de Porus , puisqu'il faut qu'on t'y porte. Dis-moi , n'était-ce pas une voix assez forte? Ce héros en péril , ta maltresse en danger.
Tout l'état périssant n*a pu t'encourager ?
Va , tu s^ bien le maître à qui ta sceur te donne z Achève, et fiûs de moi ce que sa baine ordonne. Garde à tous le^ vaincus un traitement égal.
Enchaîne ta maîtresse en livrant ton rival.
Aussi bien» c'en 'est fait. Sa dugrdce et ton crime
TRAGEDIE. ISg
Ont placé dans mon cœur ce héros magnanime.
Je Tadore, et je veux , avant la fin du jonr. Déclarer à la fois ma haine et mon amour.
Loi vouer, à tes yeux , une amitié fidèle , Et te jurer, aux siens , une haine immortelle. Adieu. Tu me connais* Aime-moi si tu veux.
TAXILE
Ah I n*espérez de moi que de sincères rœux, madame , n'attendez ui menaces ni chaînes :
Alexandre sait mieux ce qu'on doit à des reines. âon£&eK que sa douceur tous oblige à garder Un tr6ne que Porus devait moins hasarder; .
Et moi-même en aveugle on me verrait combattre Xa sacrilège main qui le voudrait abattre.
▲XIANE.
Quoi, par Fun de vous deux mon sceptre raffermi. Deviendrait dans mes mains le don d*un ennemi! Et sur mon propre ixàne on me verrait placée Par le même tyran qui m'en aurait chassée 1
TAXII.E.
Des reines et des rois, vaincus par sa valeur. Ont laissé , par ses soins , adoucir leur malheur; Toyez de Darius et la femme et la mère :
L'une le traite en fils, l'autre le traite en frère.
▲XIARE.
I^on, non, je ne sais point vendre mon amitié , Caresser un tyran et régner par pitié.
Penses-tu que j'imite une faible Persane ?
Qu'à la cour d'Alexandre on retienne Axiane, Et qu'avec mon vainqueur, courant tout l'univers , » J'aille vanter parfont la douceur de ses fers?
x3o AI.BXA VDBS ,
S*il donne des états , q«*il te donae les nÀtres ; Qu'il te pare, a^il reut, des déponUles des autres. Règne : Poms ni moi n'en serons point jaloux; Et tu seras eneor plus esclave que nous.
J'espère qn'Àlexandre, asKrareux de sa gloire. Et f^ché qne ton erime ait souillé sa yictoire , S'en lavera bientôt par ton propre trépas.
Des traîtres eomme toi sont souvent des ingrats; Et, de ({uelques laveurs qne sa main t'ébkmisse. Du perfide Bessus regarde le supplice.
Adieu.