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poids régulièrement et l’on note soigneusement les réactions générales et locales.
Au point d'injection, chez l’un et l’autre, on note, le 12 novembre, une réaction fibreuse du volume d’une amande sèche. Cette réaction s’est réduite progressivement et parallèlement chez les deux cobayes. Elle était de 2/3 de son volume normal le 14 novembre, de 1/2 le 18 novem-
Cobaye A.
Courbe de poids du cobaye À, après injection, le 9 nôvémbre 1936, de 5 cm° de vaccin de Sordelli.
Aucun signe immédiat ou tardif d'intoxication. Six mois plus tard, cobaye bien portant.
bre, de 1/3 le 20 novembre et finit par être imperceptible à la fin du mois.
L'état général des cobayes est toujours resté satisfaisant. Vifs, mangeant bien, ils ont grossi régulièrement et sont restés en observation jusqu'en mai 1937.
5 I9 11 154 BIS DB igée 8 3 24
Cobaye B.
Courbe de poids du cobaye B, après injection, le 9 novembre 1936, de 5 cm° de vaccin de Sordelli.
Aucun signe immédiat ou tardif d'intoxication. Six mois plus tard, cobaye bien portant.
Vaccination. — La vaccination par l’anatoxine de Sor- DELEI se réduit à une seule injection sous-cutanée.
Toutes précautions d’asepsie étant prises, nous injectons, sur les conseils de SORDELLI lui-même, 1 cm? d’antigène dans le tissu cellulaire sous-cutané, à 4 centimètres audessous de la pointe de l’omoplate. Le bras du côté correspondant doit être en position de repos. Pour les enfants, nous avons vacciné indifféremment à droite ou à gauche. Pour les adultes, afin de laisser au bras droit toute la liberté de ses mouvements, en cas de réaction, nous vaccinions à gauche,
Il est essentiel d’agiter le liquide avant l'ouverture de l’ampoule pour rendre aussi uniforme que possible la
dutite
AO
suspension du précipité. En outre, l'injection doit se faire sans tarder, pour que le vaccin reste homogène. L'introduction de l’antigène n’est pas douloureuse. La dose de vaccin est toujours et seulement de 1 cm5. La prudence nous a incitée, par trois pois, à enfreindre cette règle de la dose unique, mais nous avons préféré exagérer les précautions plutôt que de courir le risque d’une réaction. : | SR) Ou 1) L Ces trois exceptions ont été
a) une ancienne diphtérique : nous avons vu pour quelles raisons certaines précautions spéciales nous avaient paru nécessaires.
b) une enfant de la Pouponnière âgée de treize mois, particulièrement fragile et sensible, ayant fortement réagi à la vaccination antivariolique et présenté une cuti-réaction positive à la tuberculine. Nous avons donc injecté O0 cm° 5 une première fois, 0,75 quinze jours plus tard.
c) une assistante de la Maternité, trente-cinq ans, dont la réaction de Scick avait été d’une intensité peu commune. En raison de son hypersensibilité et de son âge, nous l’avons vaccinée en deux temps.
Réactions.
Parmi les griefs invoqués contre les anatoxines activées — par l’alun ou l’hydrate d’alumine —, il en est un qui mérite un examen attentif : ces anatoxines provoqueraient des réactions souvent exagérées (Ramon et NÉriS). C’est pourquoi nous nous sommes appliquée à les rechercher méticuleusement, à la fois chez les enfants sains et chez les petits malades de l’Institut marin St-Pierre, à Palavas.
Après la vaccination de chaque groupe d'enfants, la
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température était prise avec soin pendant quarante-huit heures. L’appétit, le jeu, le sommeil des enfants étaient surveillés de plus près. Les réactions observées ont été rares. |
À l’Institut marin St-Pierre, une jeune fille de vingt-etun ans a présenté, trente heures après la vaccination et pendant une journée, un peu de céphalée sans élévation de température, et une gêne dans les mouvements du bras gauche (l'injection ayant été faite au-dessous de l’omoplate gauche).
Un enfant de treize ans a fait une réaction locale assez intense, mais sans durée, autour du point d'injection (une zone d’érythème de 5cm. X 8 pendant quarante-huit heures, accompagnée d’un peu d’empâtement et d’une légère douleur spontanée accrue par la palpation).
Ni l’une ni l’autre de ces deux réactions n'a été aussi intense que celles qu'on avait parfois observées avec les vaccinations antérieures dans les mêmes établissements.
Aucun des autres enfants n’a éprouvé le moindre malaise. Chez aucun on n'a relevé de fléchissement ultérieur de l’état général ou une activation de la tuberculose. Tous, au contraire, ont continué à bénéficier de la cure héliomarine.
En somme, chez nos jeunes malades (de trois à vingt-etun ans), nous ne devons retenir qu'une faible proportion de réactions légères : 2 pour 39, soit 5,1 pour 100.
Un autre terrain d'observation fut la pouponnière des Hospices de Montpellier. Les enfants surveillés à la fois par des infirmières et des nourrices, examinés à la consultation médicale bi-hebdomadaire, sont très minutieusement suivis : une réaction ne saurait passer inaperçue. Aucun malaise général n’a été observé chez nos 49 vaccinés (de treize mois à trois ans). Les courbes pondérales sont si démonstratives que nous en reproduisons deux (tableaux p. 63 et 64). L'une n’est en rien influencée par
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