‹ Vaccination antidiphérique: Essai d'immunisation en un temps à l'aide d'anatoxine activée par l'hydrate d'alumineChapitre 19 sur 27 · RESTE · texte numérisé non relu

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pas excédé celles qu’eût déterminées l'injection d’un autre produit, même des plus anodins.

Nous résumons, dans un tableau, l’ensemble des réactions que nous avons obtenues (tableau p. 67) :

En somme, sur 241 vaccinés, nous avons eu

1 réaction locale et générale forte ;

1 réaction locale et générale moyenne ;

2 réactions locales moyennes ;

3 réactions générales légères ;

13 réactions légères, très légères même ;

ce qui laisse inférieure à 10 pour 100 la proportion des réactions observées.

Aucune n’a jamais suscité la moindre inquiétude, ni fait courir aux vaccinés le risque d’une complication quelconque. Elles ne sont en rien comparables, d’ailleurs, à celles que peut déterminer l'injection d’anatoxines fortement alunées (plus de 2 pour 100) : réactions locales vives pouvant aboutir à un abcès ou à un nodule persistant ou enkysté.

Si l’on ne peut nier qu'il existe des réactions, du moins ne dépassent-elles pas en nombre et en intensité celles que détermine l'injection d’anatoxine brute. SORDELLI explique facilement la bénignité des réactions que provoque son vaccin par deux raisons

19 Il est purifié, c’est-à-dire en grande partie libéré de ses éléments protéiniques, donc mieux toléré qu’une anatoxine ordinaire.

2° La quantité très minime de Al (OH)5 qui le réactive est suffisante pour créer «le réservoir d’antigène », mais bien trop faible pour engendrer des troubles locaux sérieux.

ro =

Réaction de Schick de contrôle.

Pour compléter notre expérience, nous avons fait le contrôle de nos vaccinations par la réaction de Scxicx.

Il n’était pas question pour nous de doser l’antitoxine du sérum — opération délicate et qui nécessite le concours de Jaboratoires spécialisés. Aussi bien, la réaction de Schick préalable à l’immunisation appelait-elle, pour le contrôle, une épreuve identique.

C’est avec la même toxine de l’Institut Pasteur qui nous avait permis de sélectionner nos sujets, que nous avons fait nos contrôles. Nous nous sommes néanmoins abstenue d’injecter de la toxine chauffée à ceux de nos vaccinés qui, à la première épreuve, étaient restés insensibles aux profétnES 0 |

La plupart des vérifications ont été faites six semaines après l'injection de la dose unique de vaccin. Pour des raisons qui ne dépendaient pas de nous, quelquesunes ont été retardées et n’ont pu avoir lieu qu'après huit ou neuf semaines. D’autres, par contre, ont été pratiquées précocement, entre 15 jours et un mois : nous voulions savoir dans quelle proportion l’immunité avait déjà pu s'établir dans ce bref délai. Mais sur ce point particulier, l’expérience devra être amplifiée et précisée : elle porte actuellement sur un nombre de cas trop restreint pour qu’une conclusion sérieuse puisse en être tirée.

Enfin, il est des vaccinations qui n’ont pu être contrôlées. Vingt-cinq, au total, ont échappé à la dernière réaction de Scxick pour des raisons diverses : départ, maladie, opposition des parents, indifférence.

Le contrôle a porté en définitive sur 207 vaccinations, c’est-à-dire un nombre suffisant pour que nous puissions

ed,

en déduire des arguments qui fixeront nos impressions quant à l'intérêt de la méthode.

Tel est, encadré de ses garanties biologiques, l’essai de vaccination en un temps que nous avons tenté, en dehors de toute idée préconçue, avec le seul souci d’en observer tous les détails et d'en rapporter les résultats.

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