RÉSULTATS CLINIQUES
Urétrites. — Maurlé éludiant l'action des vaccins suivant la méthode de. Wright, a suivi quatorze cas deblennorragie aiguë chez l’homme — tous les malades lraités sauf un élant-à leur première blennorragie. La première injection de vaccin a élé faile de trois à six Jours après le début de l'écoulement el aucun autre trailement n’a été inslilué. Excepté dans deux cas, tous les vaccins avaient élé préparés pour chaque malade avec un gonocoque provenant de ses propres lésions. L'influence immédiate de chaque injection sur l’évolution de la maladie a élé nulle, sauf chez un malade. La durée de la maladie n’a guère paru modifiée par les injections et l'écoulement n’a disparu que quatre semaines à deux mois après le début du trailement. Dans un cas l'écoulement a même persisté pendant trois mois. Pour êlre vrai il faut relever quelques particula-
rités dans l’évolution de la maladie. En général la gué-
rison s’est produite subitement, la goutte malinale que l'on trouve habituellement à la période de déclin a disparu brusquement. Un malade présentant un écoulement abondant donnant du gonocoque à la cullure ne présentait cinq ou six jours après pour Lonle manifeslation que quelques filamenls muco-épithéliaux légers dans l'urine du matin.
Il est possible d’ailleurs que celte évolution, un peu particulière, soit due simplement à l'absence de trailement local.
Pendant la période d'état, lécoulement présentait les caractères habituels de l'écoulement blennorragique.
Mais il faut reconnaître que les phénomènes locaux ont toujours été réduits au minimum ; peu ou pas de douleurs à la miclion ; dans 4 cas cependant ees érections douloureuses. Chez un malade injecté seulement à la seplième semaine d’une blennorragie lrailée jusqu'alors par les lavages au permanganale et présentant une orchi-épididymile on n'a noté aucune modification sensible dans l'évolulion habituelle de cette complication. Dans un cas à la suite de la première piqûre, il y eut un écoulement beaucoup plus abondant pendant dix heures, suivi d’une diminulion assez sensible pendant cinq jours.
A la suite de la deuxième injection faite six jours après la première et pendant la période de diminution de l'écoulement on vit de nouveau celui-ci augmenter pendant douze heures avec retour à l'état antérieur:
dans les jours suivants. La guérison survint à la fin
SEBIRES
de la troisième semaine. En somme, dans ces observalions, sauf dans un cas, la marche de la maladie n’a pas paru sensiblement modifiée et il est difficile d’affirmer qu'il en eût été autrement si la maladie eût été livrée à elle-même sauf quelques DSP RUSSE hygiéniques préventives de complications. =
De son côté le Docteur Jarvis employent la même méthode de Wright arrivait à des résultats analogues.
En 1913 cependant Nicolle et Blaizot à l'Association d'Urologie et Remlinger à la Société de Biologie (15 novembre 1913) rapportaient les bons résultants obtenus sur les uretrites aigues et chroniques aux moyen du vaccin des deux premiers. Ces résultats ne paraissent pas avoir élé confirmés. La plupart des auteurs, Wiener (Soc. Bel. M., 30 Nov. 13) Troisfontaine. (Soc. Méd., Liège, Déc. 1913) Groll, (Rev. Int. Med. et Chi. Av. 1914.) Camous (de Nice), Semionov (Presse Méd., fév. 1914), J. Nicolas (Prov. Méd., an. 1914). Jungand (Naples), Legendre (Th. Alger) sont d'accord pour affirmer le peu d'influence de la vaccination sur l’écoulement el le gonocoque, sauf peut-être sur la douleur. Le Professeur Legueu et le docteur Noguès ont expérimenté le vaccin dans de nombreux cas d’urélrites ; cette préparation leur parut avoir « une inconstance déconcertante ». Noguès assista même à l'éclosion d'une orchile et d’un rhumalisme blennorragique au cours du traitement. À. Weill (Ann. des Mal. Vén.) affirme le peu d'influence des injections sur écoulement et les gonoco-
ques, sauf peut-être sur l'élément douleur. Legendre
SP
dans sa thèse a rapporté des observations d'urétrite où le trailement vaccinal s'est montré sans influence sur l’écpulement dans tous les cas, il note cependant une aclion sur les phénomènes douloureux et inflammatoires locaux. Le docteur Chaurand conclut dans sa thèse que le vaccin est sans action dans les urétriles aiguës et d’action peu appréciable dans les urétrites chroniques. Le Dr Maublant rapporte les observations de différents malades et conclut : «en somme les résultats que m'ont « donné les vaccinalions sont des plus variables. Il faut « tenir compte que concurrement avec la vaccination on « applique le traitement habituel si bien qu'on peut se « demander si cerlains succès ne sont pas dus à ce qu'on « à appliqué les vaccinalions au moment même où le « malade était en voie de guérison. » En Belgique Dehaegel, Louis Dubois, Delcroix, de Coster, de Smeth ont expérimenté le vaccin avec des résullats nuls pour l’urétrile. Le docteur Delis a aussi des résullats défavorables.
En ce qui concerne les préparalions vaccinales plus récemment venues au jour évidemment moins éludiées les succès dans l’urélrile paraissent variables et douteux.
Les résullals dus au vaccin de Renaud, publiés dans la Clinique (19 juin 1914) sont peu encourageants.
Les virus-vaccins sensibilisés du docteur Cruvei- Ihier ont été expérimentés dans le service du professeur Legueu. Employée seule dans l’urétrite, cette médicalion semble peu efficace. Voici cependant comment
s'exprime Cruveilhier à ce propos (Jour. méd. Francais,