‹ Vacher l'éventreur et les crimes sadiquesChapitre 27 sur 40 · AUTRE FAIT D'IMMORALITÉ · texte numérisé non relu

AUTRE FAIT D'IMMORALITÉ

Rapport de la gendarmerie de Lacaune (Tarn), du 7 novembre 1897.

Le sieur Andrieu, Jean-Pierre, quarante-deuxaus, marchand de primeurs, fait la déclaration suivante :

<( Je ne puis exactement préciser la dale, mais je me rappelle fort bien [ayant des motifs pour cela) m'être trouvé à rtiôtel Muratatà Ressière (Haute- Ciaronne) et y avoir rencontré l'individu dont les journaux reproduisent la photographie.

« Lorsque nous avons eu dîné, cet individu qui pourrait bien être le nommé Vacher, me proposa une promenade que j'acceptai ; étant près de la rivière « Le Tarn », il voulait m'atlirer sur le bord de la rivière, lui ayant demandé les motifs, en faisant remarquer que l'endroit où il voulait me prendi-e n'était guère un lieu propice pour se promener, il me répondit : nous nous amuserons ; il était alors environ quatre heures du soir, je lui répondis qu'il fallait laisser amuser la jeunesse ou les enfants, mais qu'à moi cela m'avait passé dépuis longtemps.

« Dans la nuit qui suivit, couchant dans la même chambre que cet « homme, ce dernier se leva, il était environ minuit ou une heure du matin « et à toute force voulait venir coucher avec moi; voyant que tout ce que je « pouvais lui dire était inutile, je me levai en colère et, saisissant une « chaise. Lai menacé de la lui casser sur les reins, s'il ne restait tranquille, « ajoutant que nous n'étions pas en Afrique. »

« Comme signalement, je me rappelle qu'il avait la bouche de travers et qu'il faisait la grimace en parlant. »

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